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Dans un futur lointain, les agents Valérian et Laureline sont envoyés sur la cité Alpha, regroupant une myraide de races aliens. Chargés de récupérer un artefact spécial, le duo va se retrouver au coeur d'une sinistre intrigue ou des forces puissantes vont s'affronter...

Vingt ans après avoir donné un coup de pied ans al fourmillière du cinéma français, Luc Besson accouche enfin de son rêve de gosse, une continuation logique de l'univers débuté dans son magnum opus, puisqu'il est l'une des ses nombreuses inspirations. Adaptation au budget pharaonique et à la promo déballée pendant des mois, "Valerian" affiche clairement ses quelques cent-quatre-vingt-dix millions d'euros, ne refusant ni le kitsch ni le clinquant, dans une overdose foutraquement joyeuse de CGI et de costumes old-school renvoyant presque à l'ère ou les space-opéras façon "Star Wars" se disputaient le monopole. Si visuellement le spectateur en ressortira abasourdi ou gaté, selon ses attentes artistiques, on ne peut pas dire que el couple au coeur de ce métrage brille vraiment. Peu charismatiques et aussi aimables que des poignées de portes, ils sont clairement le point faible du film. Difficile à ce point de donner du sang neuf à la SF; Besson essaie avec toute la bonne volonté du monde, mais l'ensemble oscille trop entre le bancal et le fou furieux pour totalement emporter l'adhésion. Il n'empêche, on salue la prouesse technique: les rétines sont bombardées d'étincelles pendant deux heures. C'est au moins une expérience.

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En bref: Space-opéra assez barge par instants mais finalement pas si renversant que ça, "Valerian et la Cité des Mille Planètes" mérite toutefois le coup d'oeil ne serait-ce que pour ses délires visuels impressionants et parfois inspirés. Un blockbuster mi-figue mi-raisin, pas désagréable, mais pas à la hauteur de sa relative hype.

Note: 13,3/20