Kapalsky

07 décembre 2016

Critique ciné: "Vaiana"

Vaiana1

Jeune fille promise à devenir le chef de sa tribu, la jeune Vaiana à toujours souhaité s'aventurer au-delà de son île, malgré les avertissements répétés de ses ainés. Elle va enfin pouvoir réaliser son souhait, lorsqu'une menace d'une malédiction ancestrale ressurgit. La jeune fille doit traverser l'océan pour retrouver Maui, demi-dieu capable d'enrayer le terrible fléau...

Chez Disney, on cultive l'art à priori paradoxal de pérpétuer le classicisme et d'être en phase avec son époque. Après avoir embrassé les mythologies chinoises, grecques et européennes, c'est au tour du patrimoine polynésine de passer à la moulinette du grand studio avec "Moana", ou "Vaiana" sous nos latitudes, petite merveille graphique qui devrait donner des envies de séjour en tropiques aux urbanites déprimés. Première incursion dans la 3D du légendaire tandem Ron Clements & John Musker, deux piliers ayant contribué à la fameuse renaissance de Disney dans les années 80, le métrage convoque à peu près tous les poncifs du genre, tout en sachant rendre hommage à la fascinante culture qui sert à la fois d'ancrage narratif et de décor. Et si question narratif, on est en terrain connu, cela n'empêche pas de se pamer devant un travail d'animation remarquable et un dynamisme qui fait souvent mouche. Pas la peine d'en jeter plus, ni même de recommander la chose: un Disney va se voir en salles automatiquement, c'est bien connu.

afficheVaiana

En bref: Disney de Noël tropical, "Vaiana" nous emmène faire un tour du côté de la mythologie polynésienne avec moult énérgie et inventivité visuelle. La recette est éprouvée: personnages archétypaux, chansons et happy-end obligatoires... mais elle fonctionne. Féministe, dynamique et rafraichissant ne serait-ce que par la culture qu'il embrasse, le métrage vaut le détour.

Note: 14,4/20

Posté par Kaplsky à 09:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


01 décembre 2016

Critique ciné: "Sausage Party"

SausageParty1

Dans un centre commercial, les aliments attendent en secret d'être sortis de leurs rayons, avec en leur fort intérieur la promesse de rejoindre une terre promise. Frank, saucisse conciée dans son emballage, ne rêve que de sortir pour consommer son amour avec Brenda, petit pain tout aussi intriguée par la chose. Mais ils sont loin de se douter du destin funeste qui les attend tous...

Petite anomalie dans le monde de l'animation, au départ reléguée au direct-to-video sous nos latitudes, "Sausage Party" doit sa sortie dans nos salles obscures au carton surprise qu'il a réalisé aux States. Production dont la vraie controverse émane du traitement de son staff d'animateurs, le métrage, vendu comme le premier du genre interdit aux mineurs et distribué par un gros studio, est une farce trash et iconoclaste, qui dézingue avec délice les canons établis par les cadors de l'industrie; Disney et DreamWorks en tête. Pour qui n'est pas familier des frasques de la fratrie de Seth Rogen & Evan Goldberg, cette "stoner comedy", construite autour de blagues vaseuses, de questionnements religieux et de délires orgiaques, risque d'en dérouter plus d'un. Si l'humour n'est pas son point le plus brillant, consistant en gros en une enfilade de profanités et de références culinaires et sexuelles (on explose le compteur des "fuck" dès les deux premières minutes), c'est dans la recherche du gag visuel et du slapstick outrancier que le film tire son épingle. Les auteurs assument pleinement le ridicule de leur postulat, et tout en pervertissant le canevas d'un Disney typique, enchainent avec un rythme d'enfer et une folie furieuse communicative les scènes les plus brindezingues possibles. Sans être une révolution, "Sausage Party" fait son petit effet de pavé dans la mare: espérons que son succès relatif incitera les studios à investir sur des projets similaires, lancant peut-être dans l'avenir, une nouvelle vague de métrages autrement plus ambitieux. Avec "Anomalisa", "Kubo", et ce film, l'année 2016 aura prouvé que l'animation destinée à un public mature n'est pas obligatoirement un marché de niche. 

afficheSausageParty

En bref: "Sausage Party" est sans nul doute le film d'animation qui divisera le plus les audiences en cette fin d'année. Première incursion dans l'animation des auteurs et comédiens cintrés de "Pineapple Express" ou "This Is The End", cette comédie en image de synthèses carbure à la blague salace, aux substances hallucinogènes et à la violence hardcore. Un film d'animation réservé à un public adulte et averti, qui subvertit les codes du spectacle familial et assume ses outrances avec un rythme d'enfer. A voir si l'on est curieux ou déjà fan de comédie ricaine bien grasse!

Note: 14,5/20

Posté par Kaplsky à 09:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 novembre 2016

Critique ciné: "Swagger"

Swagger1

A Aulnay-Sous-Bois, onze élèves passent devant la caméra pour se confier sur les états d'âme, leurs aspirations et leur observations sur la vie...

Moins un documentaire stricto-sensu qu'une tranche de vie capturée sur pellicule, "Swagger" entend faire une radioscopie des jeunes de banlieue aux antipodes des clichés véhiculés par les médias. Entreprise sans grande surprise et déjà vue donc, mais c'était sans compter sur la mise en scène inspirée d'Olivier Babinet et son casting d'ados, réservant quelques tirades bien senties. Basculant sans grand mal entre évocations douloureuses et anedcotes savoureuses, le métrage, par son art du cadrage et son dynamisme, rappelle les premiers longs de Spike Lee et ses incursions documentaires. Ca ne réinvente pas les codes, ni entend changer les points de vue sur la banlieue, mais son capital sympathie à de quoi séduire le plus large public.

afficheSwagger

En bref: Docu-fiction sur une jeunesse black-blanc-beur moderne, "Swagger" dépeint le quotidien d'ados hauts en couleur dans une banlieue moribonde. Porté par une mise en scène aérienne et quelques éclats de verves inattendues, le métrage détonne par sa dose de positive attitude. Intéressant.

Note: 13,7/20

Posté par Kaplsky à 09:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 novembre 2016

Critique ciné: "Sully"

Sully1

La date du 15 janvier 2009 à marqué à jamais l'histoire de l'aviation: un avion s'est posé en catastrophe sur la rivière Hudson, son pilote sauvant la vie de ses cent-cinquante cinq passagers....

Faits divers incroyable et moment cathartique pour la population américaine, l'amérissage du capitaine Sullenberger figure parmi ces moments de bravoure dont la presse, le peuple, et surtout le cinéma sont friands. Le maestro Eastwood en tire un film au classicisme serein, autant attaché à sa figure centrale qu'à celles des nombreuses mains à l'oeuvre dans cet impressionant sauvetage. A l'instar de ses précédents métrages, Eastwood dépeint l'impact des actions d'un homme, devant répondre de ses actes à la fois devant un lot d'individus à la fois fascinés et incrédules. Cet homme, dont la conscience professionnelle et le sang-froid forcent le respect, Tom Hanks l'incarne avec son habituelle sobrièté, comme il a pu le faire dans "Captaine Phillips", autre histoire d'un capitaine devant agir pour régler une situation désepérée. En somme, encore du bel ouvrage de la part d'une légende.

afficheSully

En bref: "Sully" s'inscrit dans la filmo d'Eastwood comme un opus intéressant, sans tutoyer les cimes de son cinéma. Classique mais tout à fait correct dans ses interprétation comme dans sa fabricaton, cet hymne aux héros du quotidien aborde un sujet plus grand que nature pour traiter de l'importance du facteur humain. Un admirable métrage.

Note: 14/20

Posté par Kaplsky à 09:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

27 novembre 2016

Critique ciné: "Friend Request"

FriendRequest1

Etudiante ultra-populaire, Laura va voir sa réputation tomber en flèche lorsqu'elle se prend de pitié pour Marina, camarade de classe timide et sans amies...

Après "Unfriended", voici une énième variation de la hantise version 2.0. N'espérez toutefois pas trouver dans ce "Friend Request" un brûlot satirique contre les réseaux sociaux, contrairement à ce que pourrait laisser penser le nom de son réal, Simon Verhoeven (apparemment aucun lien de parenté avec l'illustre Paul). C'est un canevas maintes fois usité, à l'éxécution sommaire, d'une éfficacité toute relative vu le genre, transporté ça et là par quelques scènes visuelles intéressantes. Au delà de ces poignées de minutes prometteuses, rien ne vient hisser l'ensemble au-dessus du banal thriller du samedi soir. A se regarder donc entre copains, si les chaines hertziennes ne proposent pas mieux.

afficheFriendRequest

En bref: Avec deux-trois scènes au fort potentiel et un sujet idéal pour un charge sociale en phase avec l'époque, "Friend Request" aurait pu être la petite surprise d'horreur qui fait la différence. Le film se repose hélas sur les poncifs du genre, trop appuyés pour susciter l'éffroi et trop grotesques pour marquer. Bien essayé, mais l'horreur version cyber, c'est pas encore ça.

Note: 12,5/20

Posté par Kaplsky à 08:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 novembre 2016

Critique ciné: "Alliés"

Alliés1



Afin de boucler une mission périlleuse à Casablanca, Max Vatan, agent américain, doit collaborer avec Marianne Beauséjour, résistante française. les deux font croire à leur entourage qu'ils sont en couple, jusqu'à ce qu'ils tombent amoureux pour de bon...

En amour comme à la guerre... on pensait Zemeckis parti pour de nouvelles expériences, le voici aux commandes d'"Alliés", production quatre étoiles, mais pas très étincelante. L'illustre réal arpente de nouveau les couolirs du temps pour relater cetet fois-ci une romance quelque peu contrairée par la guerre en toile de fond. Des décors splendides au casting de stars, en passant par un pitch qui promet tension et rebondissements: tout y est; et malgré tout, l'ensemble ne décolle guère que lors d'une poignée de séquences. D'ordinaire attaché aux figures excentriques voire transgressives, Zemeckis se démène pour rendre la love story de ses deux espions à la fois poignante et intense, mais rien n'y fait. Il prend le temps de poser ses cadres et de distiller une tension certaine, au détriment hélas d'une punch et d'une richesse visuelle qui lui sont pourtant coutumières. Un film aux intentions louables, mais trop sage pour marquer.

afficheAllied

En bref: "Alliés" avait sur le papier tout pour être un drame de guerre prenant, il ne réussit pas franchement son coup. Malgré les bons efforts du maître Zemeckis, on sent la commande faite sans grand entrain, et la torpeur nous gagne vite. Pas raté, mais pas génial non plus.

Note: 13/20

Posté par Kaplsky à 08:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,