Kapalsky

25 août 2016

Critique ciné:" The Shallows - Instinct de Survie"

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Partie surfer sur les vagues d'une magnifique ile bien cachée, Nancy, étudiante en médecine, devient la proie d'un impitoyable requin blanc. Prisonnière, la jeune femme va devoir survivre aux incessantes attaques de l'animal et de son environnement hostile...

Il arrive que l'on trouve de bonnes surprises du côté des séries B. Devenu expert dans le domaine, le réal Jaume Collet-Serra nous en livre un nouveau bien sympathique. Après avoir malmené Liam Neeson dans ses précédents métrages, le metteur en scène de "Non-Stop" troque la froideur des thrillers urbains pour la chaleur d'un cadre exotique et coloré. Partie de chasse endiablée en eaux troubles , "The Shallows" à beau reposer sur une recette balisée, il demeure un spectacle solide, créant un formidable contraste entre son cadre paradisiaque et l'angoisse de son postulat, ainsi qu'une lente mais cathartique montée en puissance de son héroine, passant de l'ingenue traquée au statut de chasseuse endurcie par les circonstances. Et si beaucoup viendront pour admirer la plastique de cette héroine campée par la charmante Blake Lively, beaucoup seront surpris des moult sévices que lui réservent l'intrigue. Un film sans grand génie donc, sous influence, mais rondement mené.

afficheTheShallows

En bref: Série B de bonne facture au concept simple fais très efficace, "The Shallows" ne sort pas des sentiers battus, mais assume son concept de slasher aquatique et met en place une tension implacable tout du long. Un sympathique moment de frayeur aquatique.

Note: 14/20

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18 août 2016

Critique ciné: "Dernier Train Pour Busan"

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La Corée du Sud plonge dans le chaos alors qu'un virus d'origine inconnue infecte la majeure partie de la population. Une poignée de survivants, réunis à bord d'un train à grande vitesse, vont devoir résister à l'invasion...

Disons-le tout de go: le cinéma américain, stagnant et boursouflé, est destiné à être supplanté par la puissance du cinéma asiatique. Intègre, généreux et jusqu-au-boutiste, le cinéma coréen ne cesse tout particulièrement, depuis l'explosion internationale de sa nouvelle vague, de transcender ses modèles occidentaux au point d'envoyer valdinguer leurs standards décatis. Et en la matière, "Dernier Train Pour Busan", sans conteste l'un des meilleurs films de zomblards de la décade, va très vite devenir un exemple majeur. Un exemple d'une telle magnitude, qu'il renvoye le notoire "World War Z" et autres séries B du même calibre direct aux oubliettes. Ce petit miracle filmique, on le doit à Sang-Ho Yeon, transfuge de l'animation locale, qui pour son premier film en live-action (par ailleurs suite d'un prequel animé intitulé "Seoul Station"), délivre tout ce qu'on attend d'un film de genre. C'est qu'à contrario de certains films ricains ou autres qui nivellent le genre par le bas, l'auteur traite son sujet avec efficacité et intelligence, sait marier satire sociale et horreur viscérale sans jamais forcer le trait, et surtout, tire parti de son décor atypique, à savoir les espaces exigus des couloirs d'un TGV, pour livrer de mémorables séquences de bravoure. Le résultat de ce pari casse-gueule: une oeuvre  exaltante du point de vue formel et étonnemment chargée en émotion pure. Si on ressort happés, tétanisés, et même grandis par l'expérience, on a aussi été frappés, presque inconsciemment, par la révérence et le  souci d'exigence dont ses artisants ont fait preuve. Un film qui mérite que le respect de tout cinéphile, et l'attention totale du public.

afficheDernierTrainPourBusan

En bref: Quand "Piège à Grande Vitesse" rencontre "L'Armée des Morts", le résultat est beaucoup plus réussi qu'on aurait pu le croire. Pur film de de genre aussi gore qu'intelligent, véritable rollercoaster émotionnel chargé à bloc, "Dernier Train pour Busan" s'impose d'emblée comme une solide référence du film de zombie, et comme une expérience à vivre et à soutenir impérativement dans les salles obscures.Un des rendez-vois indispensables de cet été 2016!

Note: 16,4/20

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12 août 2016

Critique ciné: "Jason Bourne"

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Après avoir réussi à échapper aux griffes de Langley, Jason Bourne tente de survivre à la traque constante des services secrets. Mais lorsqu'il apprend qu'un projet plus important que Treadstone est sur le point d'être mis en marche, il se trouve bien malgré lui embringué dans une nouvelle affaire d'état...

Après un épisode de Bourne sans Bourne qui n'a pas marqué les mémoires, voila Matt Damon de retour dans la peau de l'implaquable machine à tuer amnésique. Après une trilogie forte en rebondissements et moult complots internes, et surtout l'arc narratif de son protagoniste enfin clos, on était en droit de se demander si le retour de l'espion sur nos écrans était d'intérêt. Les pontes d'Universal, bien trop contents d'exploiter le filon de la superstar, ont au moins eu le bon sens de rappeller Paul Greengrass, réal issu du documentaire dont la mise en scène nerveux et rythmée par la saccade d'une caméra à l'épaule, à fait des émules depuis les deux épisodes qu'il à dirigés. S'il n'est pas désagréable à visionner, le métrage ne plaira qu'aux fans de la saga: l'intrigue, bien que dégraissée par rapport aux précédents opus, est artificellement gonflée pour excuser le spectacle. La recette est prévisible, quelques nouvelles têtes s'invitent, mais rien de plus: Bourne n'avait pas besoin de cet épisode pour cimenter sa place dans le panthéon des action heroes.

afficheJasonBourne

En bref: "Jason Bourne" fonctionne sur la recette rodée qui à fait marcher la trilogie, et  tente de redonner au public un regain d'interêt pour une franchise dont on a déjà bien fait le tour. Certes, revoir Matt Damon botter des derrières dans une énième partie de cache-cache à travers le monde n'est pas tout à fait déplaisante, mais ca ne suffit pas à excuser l'existence de cet opus. Sympa, sans plus.

Note:13,8/20

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07 août 2016

Critique ciné: "Suicide Squad"

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Pour contrer la destruction du monde par une entité maléfique, le gouvernement envoie en première ligne le rassemblement des pires raclures de super-villains notoires...

Après la débacle "Batman v Superman", un nouveau scandale entache le track record peu reluisant du DC Extended Universe. Voila son successeur auréolé d'une réputation peu enviable, victime d'un impressionant boycott peu après sa sortie en salles. Pourtant, avec "Suicide Squad" s'annonçait la promesse, ou au moins l'espoir feint d'une alternative salvatrice à la noirceur miasmatique instaurée par Synder & consorts. En somme, un blockbuster qui sur le papier, emprunterait la subversion puérile de "Deadpool" et le bazar bon enfant des "Gardiens de la Galaxie". Hélas, et ce malgré l'investissement de David Ayer et de son curieux casting, le diktat du cahier des charges et des sondages d'opinion auront eu raison des vélléités pseudo-anarchistes tant vantées. Choix musicaux discutables, rythme inégal, montage parfois à la ramasse: résultat, on se retrouve devant un film prévisible et parofis risible, lénifiant par sa soumission aux facilités scénaristiques et ses personnages antinomiques. Se retrouver en compagnie de méchants qui ne le sont que parce qu'ils s'entêtent à le répèter à tort et à travers, sabote le principe même de l'entreprise. Et encore une fois, malgré quelques tentatives d'insuffler de l'âme et du charme, pas grand-chose n'arrive à faire flotter la barque. Comme quoi ces temps-ci, chez Marvel comme chez DC, il n''y en a pas un pour rattraper l'autre.

afficheSuicideSquad

En bref: Tentative de déviation aternative qui tombe sans surprise dans le conventionnel, "Suicide Squad" déçoit, et l'ire critique qu'il suscite, bien qu'outrancière, est compréhensible. Cet "Expendables" mode super-villains pâtit de nombreux défauts, et peine à susciter l'enthousiasme malgré ses tentatives d'humour gras et de pose faussement sujette à controverse. A moins d'être d'une indulgence extreme envers les films de supers, le film se révèle finalement dispensable.

Note: 12/20

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30 juillet 2016

Critique ciné: "Insaisissables 2"

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Poursuivis par les autorités, Les Quatre Cavaliers, Robins des Bois du monde de la magie, refont surface lorsqu'ils décident de s'attaquer à un gourou de la technologie, détournant des informations confidentielles pour en tirer profit. Mais leurs ennemis ont eux aussi plus d'un tour dans leur sac...

Film de braquage fort sympathique, le premier "Insaissables" avait pour lui la surprise d'être un thriller jouant habilement avec les personnalités et capaicités des ses protagonistes prestidigitateurs. Ce deuxième opus est semblable à un tour de magie sympathique à regarder, mais pas très étonnant une fois qu'on connait l'astuce. Son rythme et sa mise en scène, tantôt inspirée tantôt platounette, ne transcendent pas le genre, mais il reste au moins l'enthousiasme d'un casting quatre étoiles, auquel s'ajoute un Daniel Radcliffe visiblement contente de jouer le méchant milliardaire. Pas franchement un immanquable, d'autant plus que la saison réserve des blockbusters autrement plus ambitieux.

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En bref: "Insaisissables 2" ne produit plus l'effet de surprise du premier épisode, mais reste un thriller sympathique à regarder avec de petits moments de tours de passe-passe franchement classes. Du spectacle pop-corn oubliable, vite digéré et sans grand relief. mais la magie opère le temps de la séance.

Note: 13 /20

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28 juillet 2016

Critique ciné: "Le BGG"

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Un soir, alors qu'elle peine à trouver le sommeil, Sophie, jeune orpheline de son état, se voit emportée par un être gigantesque sorti de nulle part. Au départ effrayée, l'enfant va vite réaliser que ce géant, qui ne ferait pas de mal à une mouche, récolte les rêves des enfants au lieu de les manger...

Après le déjà classique "Pont des Espions" et un "Ready Player One" en tournage, l'indétronable maestro du cinéma américain se permet de respirer un peu avec cette adaptation du roman éponyme de Roald Dahl. Sur un scénario signé Melissa Matheson, feu scénariste du fabuleux "E.T.", "Le BGG" narre, à l'instar du classique des 80s, la rencontre de deux êtres issus d'univers différents, en guerre contre la bêtise et l'intolérance des adultes. Un retour au monde de la magie enfantine donc, qui un temps caractérisait l'essence du cinéma spielbergien. Hélas, de l'eau à coulé sous les ponts, et le public ne semble plus aussi récéptif à ces déversements généreux d'imagination. Peut-être est-ce encore l'effet de l"uncanny valley", malgré un perfectionnement hallucinant de la motion capture, qui repousse les audiences, ou le conte de fées premier degré qui ne séduit plus le chaland. En vérite, après son premier acte, le métrage souffre surtout de longueurs rédhibitoires, handicapantes lorsque le film doit garder les plus jeunes en éveil. En dehors de ce bémol, il n'y a pas de raison de bouder cette pépite visuelle, traversée de quelques plans séquences habilement chorégraphiés  et de petites salves de folie qu'on ailmerait voir éclater à fond. Et puis, comment ne pas voir en ce géant créateur de songes, au sourire affable et à l'oeil malicieux, un parfait avatar pour ce conteur né qu'est Spielberg lui-même.

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En bref: Pour un film mettant en scène des géants, "Le BGG" est un film mineur dans la filmographie étincellante du maître Spielberg. Il aurait fallu dégraisser le film d'une vingtaine de minutes et intensifier la douce folie et mélancolie qui le parcourent pour que ce métrage destiné aux plus jeunes, remarquable au demeurant, devienne un classique. Une belle leçon de mise en scène donc, trop sage, mais empreint d'une douce poésie.

Note: 14/20

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