Kapalsky

19 novembre 2018

Critique ciné: "Kursk"

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Aout 2000: le sous-marin nucléaire Loursk K-141 part pour ce qui devait être une simple mission de routine. Un accident malheureux va coince rle navire et ses occupants au fin fond de la Mer de Barents...

Dans le domaine peu prisé du huit-clos nautique, diificle de succèder à des chefs-d'eouvre du genre comme "A La Poursuite d'Octobre Rouge" ou "Das Boot". Sans rivaliser avec ces illustres métrages, le "Kursk" de Thomas Vinterberg, cinéaste habitué à des oeuvres plus dramatiques, s'en sort honorablement. Basé sur un tragique fait réel, cette course à la survie vécue par un équipage de braves marins russes réserve son lot de scène anxiogènes, tout particulièrement une en apnée, parmi les plus stressantes vues récemment. Si l'on accepte l'écueil émotionnel du récit des femmes de marins, parallèle au calvaire des protagonistes et certaines scènes trop longues, ce film catastrophe n'est pas un si mauvais cru.

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En bref: Survival nautique aux scènes parfois intenses, "Kursk" dépeint une tragique course contre la montre dans un submersible prenant l'eau de toutes parts. Un huit-clos contenant quelques séquences particulièrement efficaces, et qui aurait gagné à laisser des scènes sur la table de montage.


Note:13,8/20

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16 novembre 2018

Critique ciné: "The Spy Gone North"

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Un ancien militaire devenu agent secret est envoyé en Corée du Sud sous le nom de Black Venus afin d'enquêter sur leur programme nucléaire...

Récit d'espionnage qui prend comme décor les Corées du début des années 90, "The Spy Gone North" pose un constat amer, au travers du parcours de ses protagonistes motivés par leur ferveur patriotique, sur l'impossibilité d'une réconciliation entre les deux parties de la contrée, séparées par des interêts économiques et idéologiques en totale opposition. Dans cette terrifiante intrigue ou tromperie et marché font bon ménage, le metteur en scène Yoon Jong-bin orchestre avec un sens du cadre certain et une tension de tous les instants, une plongée dans le monde de l'espionnage local nerveuse de bout en bout. Supporté par des interpétations tout en nuance et un script au cordeau, cette plongée demande de la part du spectateur un minimum de connaissance du sujet, au moins les bases sur les dissensions qui séparent le Nord du Sud, pour tenir compte de l'ampleur des enjeux.

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En bref: Thriller politique prenant et terrifiant, "The Spy Gone North" explore les rapports conflictuels entre les deux Corées à travers un récit d'espionnage troublant. Un des meilleurs thrillers de l'année, et un regard sur un pays divisé, qui tente de rationaliser par l'image un conflit encore difficile à désamorcer.


Note: 14,6/20

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14 novembre 2018

Critique ciné: "Les Animaux Fantastiques: Les Crimes de Grindewald"

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Terrible sorcier à l'influence nefaste, Grindewald parvient à s'échapper de sa prison et fomente un coup d'enevrgure, qui menace de faire s'écrouler le monde magique. Seul rempart contre sa montée en puissance, Norbert Dragonneau, réticent à toute forme de lutte, va devoir, en compagnie de ses camardes, prendre part au conflit...

Nouveau chapitre de la saga préquelle initiée par J.K. Rowiing, "Les Crimes de Grindewald" est conçu avant tout pour ravir  une audience déjà captive, quitte à laisser le néophyte et les déboussolés en cours de route. On y retrouve la même esthétique rétro, la même image délavée, la sompteuse musique et quelques nouvelles têtes, venues rejoindre le panthéon de cette écrasante mythologie post-Harry Potter. Ecrasante, car sans balise de repères ou mémoire de fan, difficile se repérer dans un récit bourré de flashbacks, d'ellipses et de circonvolutions narratives tortueuses. Rowling, plus à l'aise dans l'écriture de romans que de scénarios, comble son script jusqu'à la boulimie, et son usuel sens du drame se retrouve terni  par une mise en scène qui peine à décoller. S'il ne fait pas abstraction de ces points noirs, le spectateur lambda peut vite déchanter devant ce film enchanté.

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En bref:Les Crimes de Grindewald" s'adresse avant tout à un public conquis, purs pottermaniaques qui en manqueront pas de replonger avec déléctation dans l'univers magique. Un blockbuster de tenue correcte, handicapé par un manque cruel de souffle épique dans sa mise en scène.

Note: 12,3/20

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Critique ciné: "Crazy Rich Asians"

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Brillante jeune femme d'origine chinoise, Rachel Chu quitte l'Amérique pour partir avec son fiancé Nick assister à un mariage. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que Nick est issu de l'élite, follement fortunée...

Enorme carton au box-office ricain, "Crazy Rich Asians" peut se targuer, en plus d'être un des rares métrages comprenant une majorité de comédiens sino-américains dans son casting, d'être une comédie dont le vernis d'extravagante opulence s'écaille progressivement pour révèler une satire sur les contradictions de la Chine moderne. Si le film doit donne impérativement au grand public de quoi se gargariser en faste indécent et de personnages hauts en couleurs, il dépeint aussi, au travers du parcours de son héroine lachée dans une jungle urbaine à la faune impitoyable, un constat amèr sur le décalage créee entre les traditions séculaires maintenues par la vieille garde et les moeurs occidentales plus libérées. Grand bal de contradictions, ou modernité se clashe avec traditions, l'adaptation du roman éponyme de Kevin Kwan ne manque pas de charme, et s'apprécie sans q'on ait le besoin d'y apposer une double lecture. Ce qui tombe bien, car ce que le public demande, c'est davantage l'emballage que son contenu.

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En bref: Comédie dramatique taiilée comme un soap fastueux, "Crazy Rich Asians" assume pleinement son identité culturelle, et si son regard aussi désenchanté que lucide sur une lutte des classes ne risque pas de captiver le grand public, il demeure un essai dans le genre pas désagréable. Un succès au box-office mérité pour le coup.

Note: 13,4/20

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12 novembre 2018

Critique ciné: "First Man"

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Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale.

Point phare de cette période trouble que fut la Guerre Froide, l'allunissage d'Apollo 11 figure parmi les victoires nationales dont l'Amérique à raconté l'histoire maintes fois en bientôt cinquante ans. Le génial cinéaste Damien Chazelle s'empare de ce sujet qu'il chérit depuis des lustres, sous l'égide de maitre Spielberg, pour accoucher de "First Man", drame carré et solide, mais qui ironiquement, peine véritablement à décoller. En effet, l'auteur de "Whiplash" et "La-La-Land" effectue avec ce biopic très bien documenté un vrai virage à 180°, abandonnant l'émotion à fleur de peau et la maestria technique de ses deux opus précédents pour signer un métrage aux interprétations peu engageantes et aux cadres serrés, ce qui lui donne des airs de drame claustrophobique. Comme trop soucieux d'être respecteux des faits historiques, tel un élève récitant bien sa leçon, Chazelle s'impose une mise en scène académique. Là où on attendait que Chazelle nous décroche à nouveau la Lune, il nous y met très sagement en orbite.

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En bref: Blockbuster indéniablement réussi dans sa fabrication, "First Man" est aux antipodes du cinéma vibrant et intense de Damien Chazelle. Plus capsule historique que grand drame existentiel ou réflexion qui aurait pu s'élever au-delà de la reconstitution sage, le film ne détonne jamais, et comble de la chose, ne valorise que trop rarement un sujet fantasmatique taillé pour le cinéma.


Note: 13,4/20

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09 novembre 2018

Critique ciné: "Le Grand Bain" + "Sale Temps à L'Hotel EL Royale"

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Une bande de males défraichis tentent plus ou moins de noyer leurs problèmes en faisant de la natation synchronisée. Convaincus de pouvoir donner le meilleur d'eux-mêmes, les larrons s'entrainent en vue de représneter la France dans une compétition de haut-niveau...

Proclamée grande comédie française de l'année, "Le Grand Bain" de Gilles Lellouche contient pas mal de qualités mais aussi des défauts. Ceux-ci rédhibitoires mais pas inattendus, concernent dans un développement inégal des personnages et de leurs arcs narratifs ainsi qu'un final mielleux qui contraste avec le reste du film. Mais question qualités, le film peut au moins de targuer d'être au-dessus du tout venant dans le genre en osant donner la comédie malaisante et méchante. Un "Full Monty" frenchie version aquatique qui méite le détour, ne serait-ce que pour ses numéros d'acteurs savoureux et ses quelques saillies scénographiques parfois inspirées, ce qui est rare dans le giron de la gaudriole à la française.

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Dans l'Amérique de la fin des Sixties, sept individus que tout opposent se rencontrent dans l'Hotel El Royale, établissement scindé par la frontières entre deux états. Durant une nuit plus que mouvementée, leurs destins vont se croiser dans des circonstances macabres...

Dans le rayon blockbuster, dans une industrie qui tend à tayloriser progressivement ses produits, cela fait du bien de voir que les surprises peuvent encore exister, et que la médiocrité et la recherche du jeunisme à tout prix ne sont plus systématiquement les échelles de valeurs auxquelles se rattachent certains. Il existe encore des petits ilots dans lesquelles auteurs et acteurs peuvent s'épanouir, par la chance d'un alignement de planètes ou d'une bonne étoile. Fruit d'une telle circonstance, "Bad Times At El Royale", première réal solo de Drew Goddard, comparse de J.J. Abrams et co-auteur du roublard "La Cabane dans les Bois", fait presque figure de cas d'école, tant sond écor, son rythme et sa propension à jouer avec les nerfs du spectateurs sont presque à contre-courant de ce qui se fait en terme de thrillers actuels, du moins ceux backés par des grosses boites. Astucieux dans son écriture et bien pensé dans sa mise en scène, ce thriller à l'intrigue retorse à de quoi épater, surprenant à chaque rebondissement, prenant le temps de poser ses personnages et ses enjeux, parfois au point de tester la patience du spectateur, et surtout, délivre une spectacle mené droitement et sans esbrouffe tape-à-l'oeil. Une étape de la maturité pour Goddard, dont on pressent, dans les décisions artistiques prises, une vraie passion et attention du détail. Une petite perle insoupconnée qui mérite votre attention!

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En bref: Portée par son casting quatre étoiles et une mise en scène pleine de ressources, "Le Grand Bain" est une comédie douce-amère qui malgré ses ressorts émotionnels éculés, assume son postulat et son ton méchant tout du long. Un beau gratin pour un récit de losers attachants bien troussé!


Note:14,3/20

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En bref: Solide, prenant, hypontique et terrible bien joué, "Bad Times at the El Royale" est l'un des thrillers les plus fascinants sortis récemment. Difficile de rester de marbre devant un métrage qui ne cesse de surprendre, qui ménage brillamment son audience et qui ne tente pas de s'attirer la sympathie du public en usant de ressorts plus ou moins manichéens ou artificiels. Une belle claque!

Note: 15,7/20

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