Kapalsky

11 octobre 2017

Critique ciné: "Barry Seal: American Traffic"

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Au début des années 80, Barry Sal, pilote pour la compganie TWA,change radicalement de carrière lorsque la CIA lui propose de faire des livraisons en aller-retour vers l'Amérique du Sud. Au fil de ses missions, le pilote devenu coursier va vite se retrouver impliqué dans le plus grand traffic de drogue que sa nation à combattu...

Tom Cruise dans le rôle-titre et une histoire incroyable inspirée par des faits réels, il n'en faut guère plus en principe pour appater le chaland. Voulant surement surfer sur le succès de la série Netflix "Narcos", "American Made" (dans son titre original) relate un récit taillé pour le cinéma d'un pilote se muant en trafiquant de drogue, dont l'ascension fulgurante n'aura d'égal que sa vertigineuse chute. Injectant à son intrigue une bonne dose d'amphétamines dans son premier tiers, le biopic de Doug Liman n'échappe en rien aux poncifs du genre, le tout saupoudré d'une patine 70's du plus bel effet. La prévisibilité de sa structure n'empêche guère de se laisser prendre par le parcours hystérique de ce anti-héros, campé par un Tom Cruise qui, bien que sémillant en apparence, s'amuse depuis peu à égratiner son image de beau gosse maniaque. Un peu plus d'audace dans son traitement comme dans sa propension à tirer sur l'humour noir auraient pu faire de ce film une véritable réussite. 

afficheAmericanMade

En bref: Biopic gentiment satirique, "Barry Seal: American Traffic" revient sur un des plus scandales ricains à travers le parcours incroyable d'un pilote devenu proches d'Escobar et agent de la CIA. Rien de nouveau sous le soleil en terme de mise en scène ou de structure scénaristique, mais la virée menée tambour battant est appréciable.

Note: 13,4/20

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06 octobre 2017

Critique ciné: "Kingsman: The Golden Circle"

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Après avoir sauvé le monde d'une menace globale, les Kingsmen, agents secrets britanniques ultra-secrets, reprennent du service. Mais leur impitoyable nouvel ennemi va jusqu'à éliminer divers memebres de l'organisation et leur quartier général dans la foulée. face à cette attaque sans précédent, les Kingsmen doivent maintenant trouver l'aide de leurs homologues américains...


Ultra-fun, ultra-violent et ultra satirique, "Kingsman" premier du nom était la preuve, avant "Deadpool" et "Logan", que le comic book pour adultes était encore viable non seulement auprès du public friand du genre, mais aussi l'assurance ultime pour des producteurs désireux de miser sur cette nouvelle manne. Après avoir été adoubé pour son coup d'éclat initial, Matthew Vaughn remet le couvert avec succès, et si la surprise du premier opus ne fait plus effet, la faute à certaines redites et quelques scènes qui pêchent par-ci par-là, la folie, l'énérgie et l'iconoclasme de la saga demeurent intacts. Probablement enhardis par le succès de la chose, les instigateurs de cette suite, qui n'attend même pas trois minutes pour déballer des scènes d'actions dantesques, ont poussé les curseurs du mauvais goût et de l'ultra-violence cartoonesque à fond, revendiquant par la même sa singularité filmique ainsi que son statut de portage de bédé réussi. Un bel effort qui nous fait d'autant plus saliver pour une éventuelle suite.

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En bref: Sans atteindre les cimes d'un premier opus ayant déjà mis la barre haut dans le genre, "Kingsman: The Golden Circle" délivre des doses généreuses d'action, d'insanité et d'humour, le propulsant illico au sommet du blockbuster actuel. Décomplexée, ludique et très fun, cette suite fait les choses bien, frappe fort, et galvanise au point de nous faire trépigner pour un épisode futur. Chapeau!


Note: 15,4/20

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05 octobre 2017

Critique ciné: "Le Sens de la Fête"

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Pour l'organisation d'un mariage dans un chateau luxueux, Max, traiteur de longue date, à pour mission de mettre les petits plats dans les grands. Seulement, son équipe, entre désaccords, disputes et problèmes de communication, ne lui rendent pas la tâche facile...


Depuis le succès d'"Intouchables", le tandem Nakache / Toledano s'est imposé comme les nouveaux princes de la comédie de moeurs française. Un statut qu'ils consolident avec leur dernier long, "Le Sens de la Fête", comédie chorale gentiment azimutée. Si elle ne révolutionne grandement le genre, elle assume pleinement son postulat de base, tissant entre ses personnages des alchimies parfois surprenantes et créant des tirades non moins salées. On ne déorge pas au cadre habituel des comédies du genre, prenant place bien trop souvent dans des milieux aisés, mais sa diversité dans le casting et le sintéressants sujets sociaux qu'il traite en parallèle permettent de faire passer la pilule. Ca met la joie au moins pendant deux heures, et c'est tout ce qu'on demande.

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En bref: Joyeusement enlevé et chaotique, "Le Sens de la Fête" rejouit par la charisme de ses comédiens et l'énergie de sa mise en scène. Une comédie chorale aux dialogues bien écrits et aux interprétations solides. 


Note: 14/20

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Critique ciné: "Blade Runner 2049"

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2049. Au sein d'une socièté ou les êtres artificiels sont perfectionnés au point de tromper les humains, le trouble règne dans les différentes strates sociales. C'est au coeur d'un tel chaos qu'opère l'agent K, Blade Runner nouvelle génération. Sa prochaine enquête va le mener sur les traces d'un mystère important, ainsi que sur un de ses illustres prédécesseurs...

Longtemps révée et releguée au rang d'arlésienne filmique, la suite de Blade Runner débarque, trente-cinq après le premier opus. Pour cette suite très attendue, Ridley Scott à cèdé les rennes  de sa franchise à Denis Villeneuve, nouveau chouchou de l'intelligensia critique, qui trace depuis quelques années un sillon intéressant dans le cinéma de genre. Contemplatif, beau à se pamer, son métrage se veut à la fois une révérence à l'oeuvre d'origine ainsi qu'un récit de science-fiction âpre et organique. Son intrigue, mélant comme il se doit ambiance de film noir et élements d'anticipation, fourmille de détails et de références qui raviront à coup sûr les aficionados. Dommage que ce travail sur l'atmosphère et une direction artistique splendide se voit souvent plombée par un sound design plus que mitigé, oscillant entre calme plat et vrillage de tympans et des longueurs assomantes qui feraient plair un Tarkovsky. Même si c'est loin d'être hautement prenant, on peut tout de même admirer l'entreprise pour la beauté de son éxecution. Au moins un revival 80's qui n'est pas motivé que par l'appât du gain.

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En bref: "Blade Runner 2049" est à n'en pas douter un spectacle à voir en salles, ne serait-ce que pour sa remarquable plastique et la sobrièté de sa mise en scène. Son visionnage à beau comporter des élements désagréables, il n'en demeure pas moins une oeuvre de science-fiction parfois très intéressante. Un blockbuster de grande classe, qui rend joliment hommage à son ainé.

Note: 14/20

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29 septembre 2017

Critique ciné: "mother!"

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Installés dans une coquette maison, un couple coule des jours heureux. Le mari est un écrivain en perte d'inspiration, la femme travaille à redonner à leur foyer sa splendeur d'antan. Mais tout change lorsqu'un couple échoue à leur porte...

Difficile de parler d'un film comme "mother!" sans trop en dire, tant l'expérience s'avère être maintes fois plus appréciable sans aucune révélation, au delà de son synopsis. Si ses atours de drame psychologique et sa récéption mitigée au box-office US peuvent vous décourager de la chose, n'y donnez pas trop de crédit et forgez-vous votre opinion en salles, car à n'en pas douter: le dernier film d'Aronofsky se doit d'être vu. Il pourra fasciner, agacer, ou dérouter, mais il ne laissera certainement pas indifférent. Si ses effets comme son propos peuvent paraitre prétentieux, pompiers ou ridicules pour certains, ce sont des choix que le metteur en scène et son casting assuent de bout en bout. Posant de nombreuses pistes de lecture et d'interprétataion, "mother!" sera certainement autant salué que villipendé pour son audauce, ou sa folie, au choix. En ces temps où le blockbuster se repait dans sa bêtise et ses cocnepts menés à miitié, un film arrive pour donner un violent coup de pied dans la fourmillière. Et forcément, ça ne plaira pas à tout le monde.

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En bref: Film presque concept sur les affres de la création, oeuvre dérangeante et totalement fascinante, "mother!" est juste une expérience de cinéma qui à le mérite fou d'exister et de s'assumer pleinement. Sa récéption dépendra en grande partie de vos attentes et de vos ressentis personnels, mais le film est certainement matière à alimenter de passionantes discussions.

Note: 15,8/20

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25 septembre 2017

Critique ciné: "Good Time"

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Deux frères braquent une banque de New York en plein jour, mais se font vite courser par les autorités. Nick, inadapté, se fait capturer et croupit en taule en prison. Son frangin Nick met tout en oeuvre pour le sortir de taule...

Filmé au plus près des corps et des visages, pour capter l'intensité des situations et du chaos ambiant, l'intrigue de "Good Time" est tout sauf celle d'un feel-good movie. Véritable descente aux enfers alignant les dommages collatéraux, le métrage des frères Safdie, remarqué(s) à Cannes, pousse les curseurs du malaise plutôt loin, et brossent un portrtait naturaliste de New York, des bas-fonds lugubres en passant par ses rues illumnées de néon. Si cette virée ne sera pas du gout de tous, sa démarche artistique et sa note d'intention chaotique pouvant aisément repousser le spectateur lambda, il faut reconnaitre à ses metteurs en scène une vraie gestion de la tension et de la direction de comédiens. Du cinéma brut.

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En bref: Virée destructrice et crépusculaire, "Good Time" des Frères Safdie n'y vas pas avec le dos de la cuillère, et nous présente un new York halluciné et hanté par des citadins perdus. Un film avec des vraies trognes, un certain punch dans sa direction d'acteur et une ambiance tendue. Pour public très curieux.

Note: 13,8/20

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