Kapalsky

09 août 2022

Critique ciné: "Bullet Train"

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Lorsque le nom de code Coccinelle embarque dans un Shinkansen afin de remplir une simple mission de récupération, ile st loin de se douter que son chemin va croiser celui d'autres assassins aussi dangereux que lui...
Toujours en quête de concepts attractifs, Hollywood ne lésine jamais à piocher ailleurs, histoire de se faire du beurre sur les idées des autres.Ce n'est pas toujours synonyme avec révolution et encore réussite. On était en droit d'attendre de "Bullet Train" un petit blockbuster estival d'action sans prétention, bien fichu et limite rentre-dedans - ce qui semblait être la promesse du concept. Hélas, le métrage de David Leitch fait non seulement l'affront d'être crispant tant au niveau de son humour que d'une direction artistique surannée - vomissant de manière atroce les pires clichetons visuels associés à la culture nippone - mais accuse aussi une construction scénaristique laborieuse, jouant sur une succession de flashbacks clippesques insérés en dépit du bon sens. Pire encore, ses scènes d'action - pourtant le coeur du film - ne sont jamais ni mémorables ni spectaculaires. Tout culmine en un total à la facture rodée mais finalement bien vaine, au point qu'on se plairait à imaginer ce qu'un tel sujet aurait pu donner traité sous d'autres latitudes. Encore une occasion ratée, ou plus précisément un train manqué.

 

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En bref:  Actioner au concept séduisant sur le papier, "Bulelt Train" souffre de considérables lacunes; et s'il se consomme sans fard une fois le cerveau débranché, le risque que son souvenir perdure en mémoire s'estompe dès le générique. Une promesse de cinéma vilaine et marrante éxecutée sans finesse ni véritable punch.

Note: 11,2/20

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08 août 2022

Critique ciné: "Tempura"

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Trentenaire que la solitude étouffe, Mitusko souhaiterait améliorer son quoidien. Entre ses espoirs de vie étouffés et sa passion pour la cuisine, une romance de prime abord compliquée s'annonce...

Vendue comme une comédie solaire japonaise, "Tempura" est au final un drame doux-amer où il est moins question du plat frit que de la psyché d'une héroïne en pleine crise. Cette auscultation de la dépression - qui fait écho à nombres de paradoxes liés la condition de la femme sur l'Archipel - recelle cà et là quelques bulles éthérées, rares instants de légerté servant de répit à un récit au ton majoritairement mélancolique. Collé à son perso au point de rendre claustrophobe, le métrage parvient à retranscrire les angoisses et tourments de sa protagoniste sans fard. On aurait aimé que le tout soit réduit d'au moins un demi-heure, le film étant bien long pour son rythme décousu et ses intentions narratives de base.

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En bref: Entre tons léger et anxiogène, "Tempura" est un drame doux-amer qui dépeint une vision de la dépression teintée légèrement d'onirisme. Certes d'une durée un poil trop longue, mais convainquant.

Note: 13/20

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03 août 2022

Critique ciné: "Vesper Chronicles"

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Dans un futur sombre où des élites vivent dans des citadelles tandis que le reste de l'Humanité sombre dans la pauvreté d'un monde meurtri, Vesper, jeune surdouée, va tenter de trouver un moyen de ramener la fertilité...

Avec son univers sépulcral, ses biotechnologies fascinantes et son intrigue teintée d'une noirceur totale, "Vesper Chronicles" est tout sauf une virée champêtre. Tortueux parcours d'une héroïne résiliente coincée dans un monde fangeux et infertile, ce film de SF est une proposition singulière d'auteurs embrassant fièrement des influences diverses tout en tirant parti d'un budget confortable à déafut d'être pharaonique. En résulte un film de genre bien européen qui n'a pas à rougir de la concurrence, surtout au vu des quelques bonnes idées qui l'émaillent tout le long. Pour qui cherche de l'anticipation tendue et créative, vous n'aurez pas à chercher très loinc et été.

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En bref: Modeste production franco-lithuanienne dotée d'une vraie atmosphère, "Vesper Chronicles" risque surtout de s'attirer les faveurs d'un public déjà friand de SF dystopique.Un bel essai prouvant la vitalité du cinéma de genre europréen et l'importance de sa vision alternative face au standards hégémoniques habituellement imposés.

Note: 13,4/20

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29 juillet 2022

Critique ciné: "Les Minions 2 : Il était une fois Gru"

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Désireux de rejoindre une escouade d'illustres vilains, le jeune Gru et ses fidèles sbires jaunes vont tout faire pour attirer l'attention de leurs idoles...

Mascottes du studio Illumination et manne financière inconstestable de Comcast depuis une décennie, les Minions ont conquis le public à coups de slapstick basique et d'esperanto tordu. Leur conquête du box-office, entérinée par un spin-off, ne pouvait qu'être accompagné d'une flopée d'inlassables suites, se chargeant de traire la vache métaphorique qu'ils représentent. En témoigne ce second opus azimuté en diable et sans temps mort, qui met clairement son histoire prétexte sur le bas-côté au profit d'une suite quasi-ininterrompue de saynètes tantôt rigolotes tantôt agacantes. La singularité des petits jaunes reste encore le seul élement d'une licence qui s'étiole davantage dans des standards en vogue mais jamais plus inspirés que la moyenne. Un troisième opus lui succèdera probablement. Bis repetita.

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En bref: Séquelle d'une franchise remplissant le cahier des charges sans aplomb ni surprise, "Minions 2" rase de près la médiocrité totale, si ses bonhommes jaunâtres ne faisaient pas preuve d'un minimum d'éfficacité dans le slapstick à outrance. Une suite dispensable d'une licence consciente que désormais, les frasques de ses mascottes sont suffisantes pour conquérir le public

Note: 11,4/20

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25 juillet 2022

Critique ciné: "Black Phone"

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Dans l'Amérique des seventies, Finney, jeune ado de son état, devient la dernière victime d'un kidnappeur en série. Dans sa geôle, il y trouve un téléphone à cadran lui permettant de prendre contact avec les victimes défuntes...

Après un passage remarqué chez Marvel, Scottt Derrickson revient à ses premières amours avec "Black Phone", nouvelle prod Blumhouse d'une éfficacité toute relative. Sur une intrigue signée du rejeton de l'illustre Stephen King - qui contient nombre de marottes littéraires du paternel - le réal orchestre un thriller tendu matiné d'une pointe d'humour noir, d'une poignée de violence sèche et d'une bonne louche de vibes rétro, à grands coups de pattes d'eph et de photo en super 8. Le tout, des jumpscares en passant par ses montées d'adrénaline en passant par un final forcément cathartique sont convenus dans l'ensemble, mais fonctionnent suffisamment pour que notre intêret ne s'étoile pas. Du travail propre et sans bavure.

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En bref: Nouvelle production Blumhouse singulièrement au-dessus de la moyenne, "Black Phone" tient en haleine malgré ses emprunts flagrants aux films de genre dont il s'inspire scénaristiquement. Un trip rétro, rodé, mais rentre-dedans, sans grande prétention.

Note: 13,2/20

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24 juillet 2022

Critique ciné: "Decision To Leave"

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Inspecteur de son état, Hae-Joon doit élucider le mystère de la mort d'un homme, vraisemblablement tombé à la suite d'une séance d'escalade. La veuve nommée Sore, d'origine chinoise, se retrouve rapidement suspecte dans cette affaire....

Auteur de chefs-d'oeuvre incontestables dont l'oeuvre est autant auréolée de classe que de récompenses, Park Chan-Wook continue de tracer son sillon avec l'assurance et la tranquillité de l'artisan aguérri - à tel point que chaque nouveau film s'attend comme une cuvée fantastique, promettant une ivresse filmique comparable à nulle autre. Son dernier opus en date, suivant le sublime "Mademoiselle" , suit la rencontre forément percutante d'un policier et sa suspecte, qui vont, au fil d'une intrigue aussi vénéneuse que retorse, s'éprendre lentement l'un de l'autre. Ambiguïté, fascination et morbidité sont les piliers de ce métrage maitrisé de bout en bout, qui accuse quelques longueurs, mais dont les afféteries de mise en scène ludiques et l'intenseité de ses interprètes - son duo maudit en tête - nous scotchent littéralement. Avec sa maestria usuelle, Chan dépeint la solitude intérieure de ses protagonistes, accidentés de la vie qui ne demandent qu'une main tendue pour les sortir de leur détresse émotionelle. Du grand cinémaFantastique.

 

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En bref: Nouvelle leçon d'un cinéaste qui n'a pourtant plus rien à prouver, "Decision To Leave" n'est pas un thriller rebondissant ni facile d'accès, mais ô combien prenant dès qu'on se laisse emporter par la virtuosité de sa mise en scène. L'un des chefs de file de la Nouvelle vague Coréenne signe et persiste avec une oeuvre narrativement troublante et formellement maîtrisée. Du grand cinéma, en un mot comme en cent.

Note: 14,8/20

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