Kapalsky

17 août 2017

Critique ciné: "Yokai Watch: le Film" + "Atomic Blonde"

YokaiWatch1

Petit garçon doté d'une montre lui permettant de voir les Yokai, créatures fantastiques issues du folklore nippon, Nathan et ses camarades fantastiques vont voyager dans le temps pour découvrir les origines du fameux artefact...

Série ultra-populaire au point de détroner son concurrent direct, la saga "Pokémon", "Yokai Watch" est la nouvelle folie japonaise qui semble avoir capturé l'esprit des têtes blondes à travers le monde. Au vu du potentiel économique de la chose, ce n'était qu'une question de temps avant qu'un film de la licence attérisse sous nos latitudes. En pur récit d'aventures conçu pour amuser le chaland et conquérir les têtes blondes, ce métrage au graphisme rigolo et coloré ne démérite pas face à la concurrence. Sensibilité nippone oblige, l'humour y est moins finaud, mais les créatures valent le détour: blagues à base de flatulences, créatures au dessin imaginatif, le tout emballé dans un récit de voyage dans le temps qui ne s'encombre pas de crédibilité: bref: de quoi faire passer un bon quart d'heure aux petits et de quoi assurer une migraine carabinée aux parents moins tolérants.

AtomicBlonde1


Atout majeur du MI6, l'agent Lorraine Broughton est envoyée à Berlin avec pour mission de récupèrer une liste d'agents hautement compromettante. Au coeur d'une Allemagne sur le point de briser le Mur, la tension monte et nul n'est à l'abri du soupçon...

A l'heure ou le film de comic-book s'embourbe dans le marasme des univers étendus et de suites à profusion, quelques adaptations font faire un pied-de-nez à ces nouvelles conventions, mais veulent aussi renouer avec une certaine épure, un côté décomplexé tributaire du cinéma d'exploitation de la grande époque. Portage d'un graphic novel assez obscur, "Atomic Blonde" porte en soi cette note d'intention réjouissante, même si le résultat n'est pas digne de toutes les louanges. Ces fameuses louanges adressées grâce à un buzz préfabriqué, est dù moins à la présence de Theron au casting, qu'à la semi-parenté que le film partage avec le sleeper hit "John Wick", puisque David Leitch en était le co-réalisateur. Posant son action dans un décor de Berlin de la fin de Guerre Froide, le métrage ne vise clairement pas à se hisser au niveau d'un John Le Carré, préférant la fausse complexité d'une intrigue retorse et l'éfficacité de brutales scènes d'actions, dont un monumental plan séquence qui fait déjà jaser dans le ssphères des fans de films d'action. Un petit rush d'adrénaline stylisé, franchement pas désagréable.

afficheYokaiWatch

En bref: Que l'on soit néophyte ou fan de la saga, on s'amuse devant "Yokai Watch: Le Film", produit marketing calibré et pas fou artistiquement certes, mais qui possède une dimension méta, un sens du fun et une énergie capable de retenir l'attention des plus jeunes. Un trip hallucinatoire à réserver aux amateurs d'animés et à un public averti!

Note: 13/20


 

 

 

afficheAtomicBlonde

En bref: Série B d'espionnage mariant glamour et ultraviolence, "Atomic Blonde" propose un spectacle divertissant quoique balisé sur un fond sympa de Guerre Froide Pop. En espionne qui savate autant qu'elle séduit, Charlize Theron assure, entouré d'un casting classe et aidée par des chroégraphies sèches et brutales. Pas grandiose, mais peut satisfaire les amateurs de thriller en manque.

Note: 13,3/20

Posté par Kaplsky à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


15 août 2017

Critique ciné: "La Tour Sombre"

TheDarkTower1

Dans un monde où s'opère une constante lutte entre lumière et ténèbres, Roland de Gilead, dernier des Pistoleros, est le seul à pouvoir se dresser contre l'Homme en Noir, némésis ultime cherchant à faire tomber le Tour Sombre, seul rempart capable de protèger les multiples univers...


Longtemps prisée et réputé inadaptable, la série mythique du non moins illustre Stephen King débarque enfin sur les écrans. Et inutile de préciser que sa production n'a ni l'éclat ni les circonstances des adaptations révérées signés Kubrick et De Palma. Manque d'ambition, d'une vision singulière, d'un petit plus qui le démarquerait du préfabriqué hollywoodien: tout semble rimer avec lacunaire dans ce métrage, qui en une petite heure trente, tente de retranscrire le duel épique qui en forme le coeur tout en tentant de rendre hommage à la cosmogonie kingienne. Des efforts sont produits de ce côté, de manière intermittente, mais même avec le charisme de ses deux têtes d'affiches, rien n'y fait: ce portage des aventures du Pistolero palit inmanquablement en face du matériau d'origine. Les néophytes eux, auront à se mettre sous la dent un énième film de fantasy qui répond plus aux codes du young adult qu'au récit fantastique mature qu'il est supposé être.

afficheTheDarkTower

En bref: "La Tour Sombre", par un cruel manque d'ambition et une servilité aux standards hollywoddiens, peine à créer émotion, suspense ou toute sorte de chose supposée le sortir du tout-venant. Une adaptation qui techniquement, n'est pas totalement à jeter, mais qui fait bien piètre figure en face de la monstreuse oeuvre dont il tente de rendre hommage.

Note: 12/20

Posté par Kaplsky à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 août 2017

Critique ciné: "The Circle"

TheCircle1

Dans un avenir pas si lointain, Mae, jeune femme ambitieuse, est recrutée du sein de The Circle, un imposant groupe de médais sociaux. Sans cesse solicitée par ses pairs à s'impliquer dans les recherches d'innovation, Mae va se retrouver au coeur d'un système tentaculaire, entre désirs humanistes et dilemmes éthiques...


Avec les progrès fulgurants et promesses folles des technologies de demain, la SF d'anticipation doit plus que jamais servir de garde-fou par rapport aux dérives qu'elles peuvent susciter. Partant d'un postulat orwellien qui n'aurait certainement pas détonné dans l'anthologie britannique "Black Mirror", "The Circle" imagine un campus ultra-connecté dont les innovations visent à améliorer la vie de tous les jours, quitte à annihiler toute forme de vie privée. Jusqu'au-boutiste dans sa démarche, le métrage est une descente aux enfers new-age, à l'esthétique clean et stylisée, dont le caractère apparemment lisse et aplani et l'esprit corporate culture hyper-cool camoufle un climat des plus anxiogènes. Sans être une franche réussite à tous les niveaux, cette fiction demeure une des propositions les plus stimulantes dans le genre vues récemment.

afficheTheCircle

En bref: "The Circle", récit d'anticipation angoissant, captive de bout en bout grâce à l'exploration de concepts fascinants et un questionnement constant sur le rapport à l'éthique dans l'exploration des nouvelles technologies. Un film qui laisse réfléchir et fait frisonner, tant son constat renvoie beaucoup de réalités en pleine figure.

Note: 14,5/20

Posté par Kaplsky à 09:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 août 2017

Critique ciné: "Le Grand Méchant Renard et Autres Contes" + "Sales Gosses"

LGMR1

C'est au coeur d'une ferme paisible qu'une troupe d'animaux s'agite. Entre un renard pas sauvage pour un sou, un chien de garde paresseux et un lapin et canard adeptes des catastrophes, pas le temps de s'ennuyer...

Si l'animation 2D ne fleurit plus autant sur les grands écrans, elle n'est pas pour autant morte et entérée. Et c'est encore sur notre continent que quelques unes des voix les plus singulières dans le genre peuvent encore s'élever. A ce titre, et ce sans avoir la prétention artistique des cadors, "Le Grand Méchant Renard" s'impose comme une franche réussite, combinant à merveille techniques d'antan et nouvelles technologies, et opérant un mariage réussi entre fantaisie et humour. Divisé en trois histoires, tout à tour touchantes et hilarantes, le métrage au dessin simulant le trait du crayon et la pureté de l'aquarelle, nous amène à découvrir des personnages trognons et amusants, qui sauront faire rire petits, mais aussi grands, pusique les aventures proposées recellent leur lot de surprises. Une belle oeuvre, modeste et franchement chouette!

SalesGosses1

Parce qu'il à raté son année de médecine, Alex doit assumer le rôle d'animateur dans une colo de vacances. Mais pas n'importe laquelle: il est le chef d'une troupe de petits vieux partis pour se dorer la pilule. Un voyage qui pourrait être le dernier pour eux, et le premier du genre pour le jeune...

Dans le domaine des comédies estivales, on commence à se dire qu'on a fait le tour de la question. Ici, nul question de camping ou de barbecue, mais d'une colo de vacances du troisième age. "Sales Gosses" voudrait être aussi barré, mordant et hilarant que ses modèles, il peine hélas à produire beaucoup, la faute à des personnages limite antipathiques et un traitement plus que lourdingue de l'humour. Passées les blagues en desous de la ceinture et l'usage du lexique de jeunes par cette bande de petits vieux pourtant chouette sur le papier, l'humour s'étiole vite pour laisser place à l'ennui. Regrettable.

afficheLeGrandMéchantRenard

En bref: Petit film d'animation modeste mais fortement sympathique, "Le Grand Méchant Renard" est le divertissement idéal à recommander aux têtes blondes, et une très agréable surprise dans le genre. Ca ne vise ni le génie ni la postérité, mais il faut applaudir la sincérité et le dynamisme de l'entreprise!

Note: 15/20

 

 

 

 

afficheSalesGosses


En bref: Comédie dispensable dont le pitch pretait au moins à dourire, "Sales Gosses" voudrait être un énième pendant franchouillard des potacheries ricaines, mais se casse les dents à vouloir trop forcer le trait. C'est pas faute d'avoir essayé.

Note: 10/20

Posté par Kaplsky à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 juillet 2017

Critique ciné: "Valerian et le Cité des Mille Planètes"

Valerian1

Dans un futur lointain, les agents Valérian et Laureline sont envoyés sur la cité Alpha, regroupant une myraide de races aliens. Chargés de récupérer un artefact spécial, le duo va se retrouver au coeur d'une sinistre intrigue ou des forces puissantes vont s'affronter...

Vingt ans après avoir donné un coup de pied ans al fourmillière du cinéma français, Luc Besson accouche enfin de son rêve de gosse, une continuation logique de l'univers débuté dans son magnum opus, puisqu'il est l'une des ses nombreuses inspirations. Adaptation au budget pharaonique et à la promo déballée pendant des mois, "Valerian" affiche clairement ses quelques cent-quatre-vingt-dix millions d'euros, ne refusant ni le kitsch ni le clinquant, dans une overdose foutraquement joyeuse de CGI et de costumes old-school renvoyant presque à l'ère ou les space-opéras façon "Star Wars" se disputaient le monopole. Si visuellement le spectateur en ressortira abasourdi ou gaté, selon ses attentes artistiques, on ne peut pas dire que el couple au coeur de ce métrage brille vraiment. Peu charismatiques et aussi aimables que des poignées de portes, ils sont clairement le point faible du film. Difficile à ce point de donner du sang neuf à la SF; Besson essaie avec toute la bonne volonté du monde, mais l'ensemble oscille trop entre le bancal et le fou furieux pour totalement emporter l'adhésion. Il n'empêche, on salue la prouesse technique: les rétines sont bombardées d'étincelles pendant deux heures. C'est au moins une expérience.

afficheValerian

En bref: Space-opéra assez barge par instants mais finalement pas si renversant que ça, "Valerian et la Cité des Mille Planètes" mérite toutefois le coup d'oeil ne serait-ce que pour ses délires visuels impressionants et parfois inspirés. Un blockbuster mi-figue mi-raisin, pas désagréable, mais pas à la hauteur de sa relative hype.

Note: 13,3/20

Posté par Kaplsky à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 juillet 2017

Critique ciné: "Cars 3"

Cars31

Note: Le film à été vu lors d'une avant-première. Sortie nationale le 2 août.

Battu par une concurrence hi-tech et jeune, le champion Flash McQueen doit se remettre en question. Son titre comme son avenir de voiture de course sont plus que jamais en jeu...

Sans être le produit le plus génial sorti des studios Pixar, "Cars" premier du nom était un récit de quête identitaire fort sympathique, dont les recettes en merchandising ont été plus favorables que ses retours critiques. Et après un second opus universellement descendu, on se demandait si la licence n'allait pas prendre la poussière dans un garage virtuel. Avec l'aplomb et la créativité qu'on leur connait, les artisants californiens de l'image de synthèse bouclent la boucle du circuit avec ce troisième opus, à la fois baroud d'honneur pour son protagoniste et passage de flambeau joliment mené. Subliment ses visuels inspirés par l'Americana et une histoire d'underdog sur la pente du retour, "Cars 3" retrouve les élements si chers à son public d'outre-Atlantique, glorifiant sans fard ses spécificités culturelles et pronant la victoire des gens simples sur les grosses entreprises. L'évolution de ses personnages font écho à cet état d'esprit, avec suffisamment d'humour pour égayer les têtes blondes. Une bonne petite virée en somme.

afficheCars3

En bref: "Cars 3" retrouve ce qui à fait le charme du premier opus pour un final sincère et foncant à cent à l'heure. Humour, émoion et fierté nationale sont au coeur de ce Pixar mineur, mais animé de bonnes intentions.

Note: 13,4/20

Posté par Kaplsky à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,