Kapalsky

11 décembre 2018

Critique ciné: "Les Veuves"

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Après le décès de leurs maris, quatre veuves de milieux différents se retrouvent obligées de régler la dette laissé par ces derniers...

Alliance impressionante entre le real Steve McQueen et la romancière / scénariste Gillian Flynn, "Widows" s'impose d'emblée comme un thriller définitif en son genre, dont la maîtrise de sa mise en scène n'a d'égal que la véneneuse cruauté de son écriture. En narrant cette histoire très sombre de femmes vouées à elle-même, McQueen trousse , sous les atours du film oscarisable et donc respectable, un film de genre féministe pur jus, où il convoque billamment les archétypes du cinéma de genre. Non content de cela, son décor comme le sort de ses différents protagonistes sont autant de terreaux de réfléxion sur les clivages sociaux et rapports entre les sexes, donnant au métrage un vrai ancrage dans son époque ainsi qu'une portée ouvertement politique. Bref, à part le sérieux total de l'entreprise, on trouve dans le métrage de McQueen tout ce qui fait la force et l'intelligence d'un bon divertissement, ce qui est de plus en plus rare actuellement.

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En bref: Film de braquage haletant, drame intimiste sobre, :"Les Veuves" se veut comme le composite haute volée de séries B bien curnées, dopées à l'intelligence et la méchanceté d'un script et d'une mise en scène implacables. Une belle claque qui prouve que McQueen est définitviement l'un des grands du cinéma actuel.

Note: 16/20

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10 décembre 2018

Critique ciné: "Spider-Man New Generation"

 

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La vie de Miles Morales, jeune lycéen originaire de Brooklyn, bascule lorsqu'il se fait mordre far une araignée raidoactive. Un tournant du destin qui n'est pas sans rappeler celui de Peter Parker, alias Spider-Man. Les deux super-héros vont se recontrer dans d'étranges circonstances, plus précisément dans une intrigue d'univers parallèles...

Projet fou attendue par à peu près tout fan d'animation et des cosmogonies comic-book, "Into The Spider-Verse" confirme la hype énorme qu'il à suscitée depuis sa mise en chantier. Chapeauté par le Studio Sony Pictures Animation, qui n'a pas exactement le plus luisant des track records, le métrage est pourtant une date à marquer dans l'histoire récente de l'animation américaine, une claque visuelle sans égal et une réussite à peu près à tous les niveaux. On pourrait bien sûr attribuer tout le mérite du film à sa direction artistique inspirée et ultra-dynamique, où le CGI de pointe donne vie à une identiité pulp et bariolée, mais l'éfficacité du scénario et de quelques réparties comiques font mouche; le tout avec un rythme et une identité qui les démarquent définitivement du canevas métronomique des Marvel. Une telle bouffée d'air frais fait du bien, et prouve, à l'heure où les deux créateurs de la franchise sont passés de vie à trépas, que leur création à encore de beaux jours devant elle.

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En bref: On se saurait trop vous conseiller de vous jeter sur ce "Spider-Man" New Generation, itération folle et vitaminée de l'univers de Lee et Ditko, et probablement l'une des meilleures adaptations du Tisseur posées sur toile, toutes catégories confondues. Un régal visuel pour tout fan d'animation et une réjouissance pour tout fan de comic qui se respecte. Le beau cadeau de la fin d'année!

Note: 15,8/20

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03 décembre 2018

Critique ciné: "Astérix - le Secret de la Potion Magique" + "Le Grinch"

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Alors qu'il cueille le gui comme à son habitude, Panoramix le druide se heurte la jambe dans une chute. Sa convalescence forcée lui fait réaliser qu'il est temps pour lui de passer le flambeau. Accompagné des fidèles Astérix et Obélix, il part à la recherche d'un disciple à qui il transmettera la recette de la fameuse Potion Magique...

Après l'essai réussi du "Domaine des Dieux", le tandem Astier / Clichy récidive avec ce scénario original, mettant les Gaulois dans un situation plus chargée dramatiquement que ne l'étaient les précédentes itérations de la franchise. Toujours avec un sens du rythme confondant et une écriture comique que n'aurait renié feu René Goscinny, cet Astérix en image de synthèses, d'ailleurs d'une beauté renversante, réussit à l'instar de son précédent opus, à dynamiter l'univers croqué par Uderzo, et à concilier gags habituels à certains plus modernes, le tout dans un esprit bon enfant où l'intelligence du bon mot l'emporte sur la facilité de la blague crasse. Une réussite sur tous les tableaux, qui devrait convaincre sans nul doute tous les publics.

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Dans la cité de Chouville, chaque habitant trépigne d'impatience à l'idée de célèbrer les fêtes de fin d'année... tous sauf un: le Grinch, misérable individu vivant reclus au fin fond d'une montagne. Il décide d'y descendre pour dérober Noël, afin de mettre un terme à la liesse de ses voisins...

Après le passable "Lorax", les studios Illumination remettent le couvert en adaptant l'oeuvre du Dr. Seuss, éminente figure de la littérature pour nefants anglo-saxonne; un classique de Noël qui à connu moult d'adaptations aux States dont peu nous sont parvenues, comme par la version live-action signée Ron Howard avec un Jim Carrey grimé des pieds à la tête. Clairement loin de cet ovni filmique, "Le Grinch" version 2018 la joue safe, dévoyant par instants le texte de Seuss pour n'en retenir qu'un discours plus lénifiant et une expérience peu engageante. C'est sûr qu'après la découverte du personnage éponyme, les petits comme les grands n'ont plus rien à se mettre sous la dent: du développement prévisible en passant par un univers déjà vu mieux utilisé ailleurs, rien ne surprend et rien en fait rire. Illumination continue sa tactique de sous-DreamWorks en creusant un sillon d'anim' de "sales gosses", en essayant d'y injecter un supplément d'âme; mais le stratagème ne fonctionne toujours pas.

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En bref: Remarquable divertissement qui fait honneur à la franchise qu'il investir, "Astérix - Le Secret de la Potion Magique" sera à un palliatif idéal à l'usuel Disney de Noël. Dramatique, vitaminé et malin, un bel exemple de ce qui se fait de mieux dans le domaine!

Note: 15,8/20

 

 

 

 

 

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En bref: "Le Grinch" réintroduit au grand public une figure phare de bouquins pour petiots, avec toute la grâce et poésie habituelle des studios Illumination. Si son visuel peut enchanter et ses quelques blagues faire sourire, cela n'en fait pas pour autant un film d'animation réussi, ni même un très bon d'ailleurs. A voir en dernier recours pour distraire ses marmots.

Note: 12/20

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28 novembre 2018

Critique ciné: "Casse-Noisette et les Quatre Royaumes"

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A la veille de Noel, la jeune Clara découvre chez son parrain le chemin l'emmenant vers les Quatre Royaume, un univers enchanté. Pour régler le dilemme quis cinde le pays, elle va devoir trouver un clé très spéciale...

Non content de racler leurs fonds de tiroir à coups de liftings digitaux, Disney n'hésite pas à aller puiser de nouvelles sources d'inspiration, ou plutôt de revenus un peu partout. La preuve une nouvelle fois avec cette adaptation très libre de "Casse-Noisette", dont le relatif flop au box-office n'est point surprenant. Tentant de dépoussiérer l'imagerie associée à l'oeuvre symphonique de Tchaikovski, le métrage oscille vaguement entre modernité et classicisme, en témoigne une direction artsitique hautement baroque dopée à l'image de synthèse. Si cette dernière, plus ou moins de bon goût selon votre tolérance au kitsch, se révèle relativement inspirée, ce n'est pas tellement le cas de l'intrigue, au twist prévisible et aux personnages maintes fois vus dans d'autres films de cet acabit. On pourra toujours se reposer sur l'excellente partition musicale et quelques plans joliment mis en boite, malgré l'artificialité criante de l'ensemble. Les marmots, eux, risquent d'être conquis.

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En bref: Variation libre qui entreprend de redonner un coup de jeune à un classique, "Casse-Noisette et les Quatre Royaumes" ne change guère des autres DIsney du même bois, aux mêmes univers codifiés, décors numériques et personnages archétypaux. Il reste le plaisir de l'écoute musicale et quelques séquences qui tirent leur épingle du jeu, suffisamment pour épater un public magnanime.


Note: 12,7/20

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23 novembre 2018

Critique ciné: "Suspiria"

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Dans le Berlin séparé des années 70, une jeune danseuse venue des USA intègre une compagnie de danse reconnue à travers le monde. La jeune femme se doute à peine que de terribles secrets se cachent dans l'enceinte de l'immense endroit...

A l'heure où les remakes de produits pop-culturels s'enchainent pour ravir les bouffeurs de pop-corn, il faut bien que les cinéphiles aux références plus pointues aient aussi droit à leur lot de refontes. Réinterpétation libre du fameux film éponyme de Dario Argento, "Suspiria" rassemble à peu près en son sein tout ce qu'il faut pour ravir néophytes, connaisseurs et amateurs de cinéma déviant. Visiblement en pleine possession de ses moyens et ravi de pouvoir mettre sa main sur un tel objet filmique, le réal Luca Guadagnino s'en donne à coeur joie en orchestrant une poignée de séquences déjantées, où psychanalyse, érotisme et effluves de sang se marient pour un résultat forcément déroutant. A grands coups d'effets de style galvaudés, il tente de concilier fond et forme pour donner corps à son récit, il est hélas dommage que son rythme mollasson et ses deux-heures trente ne permettent pas vraiment de rester scotchés tout du long. Cette prise de position et l'incroyable fossé qu'il crée avec son modèle filmique ne vous parleront qu'en foncion de votre affinité avec le film d'origine et le genre dans lequel il s'inscrit. Dans tous les cas: vous risquez d'être secoué.

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En bref: Imagerie psychédélique, effusions de violence et morbidité de tous les instants: "Suspiria" mouture 2018 n'est clairement pas fait pour les âmes sensibles. Malgré une durée rédhibitoire et un propos parfois abscons, cette réinterprétation très arty du classique d'Argento mérite un coup d'oeil, ne saurait-ce que pour ses quelques outrances graphiques.


Note: 13/20

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22 novembre 2018

Critique ciné: "Overlord"

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Juin 1944: alors que la Seconde Guerre mondiale s'apprête à clore son chapitre finale, la machine de guerre nazie continue de sévir. Des parachutistes américains partis libérer une contrée française occupée s'apprêtent à faire l'horrible découverte des expériences conduites par ces derniers...

Les cinéphages avertis ont appris au fil des ans à regarder d'un oeil soupçonneux toute nouvelle production chapeauté par J.J. Abrams, tant la hype générée par ses films compense rarement la vacuité ou le manque véritable d'audace présenté dans le produit final. On pouvait donc attendre avec circonspection ce "Overlord" sorti de nulle part, dont les rumeurs sur le Net faisaient état d'un énième spin-off de la saga "Cloverfield". Fort heureusement, il n'en est rien, le film n'affichant aucune parenté possible avec la trilogie, mais encore mieux: "Overlord" est une grosse série B craspec et outrancière qui s'assume, joussive dans ses excès gore et revendiquant clairement ses influences. Mené par un casting largement rempli d'inconnus et la direction assurée de Julius Avery, réal australien à l'avenir prometteur, cette production confortable ranime littéralement le genre "nazisploitation", dont les itérations zombiesques de "Call Of Duty" et les séries Z façon "Iron Sky" étaient jusque ici les légataires plus ou moins directs. Conscients de ne pas donner dans la finesse et encore moins dans un cinéma dit respectable, les auteurs de la chose en profitent pour pousser les potards à fond, lors de quelques séquences d'anthologie qui ne manqueront pas de vous faire lâcher des cris de douleur. La claque sympa de cette fin d'année!

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En bref: Gros délire de nazisploitation qu'on ne pensait pas revoir poindre dans la sphère du blockbuster actuel, "Overlord" revendique ses influences que d'aucuns considéreraient dégénérées, et livre l'un des films les plus explosifs, gore et foutraquement haletants sortis de l'industrie depuis belle-lurette. Surement pas un chef-d'oeuvre, mais une série B de haute volée qui mérite l'attention du cinéphage en manque de surprises hardcores!

Note: 14,8/20

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