Kapalsky

30 octobre 2020

Critique ciné: "The Craft - Les Nouvelles Sorcières"

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Fraichement débarquée dans son nouveau lycée, une jeune fille va vite devenir amie avec trois autres demoiselles, en marge du reste de leur classe, découvrant qu'elles sont chacunes douées de pouvoirs magiques...

Après avoir créée des franchises pour la plupart lucratives, la boite Blumhouse s'est depuis peu mise en tête den déterrer d'anciennes et de les rebooter pour les réccommoder aux tendances actuelles. Après "Fantasy Island" en début d'année, c'est au tour de "The Craft", petit sleeper-hit horrifique des 90s devenu culte en sa contrée, de faire les frais d'un ravalement de facade avec cet opus. Sur le schéma quasi-identique de son modèle, le métrage suite les peines et joies d'un quatuor s'adonnant aux joies de l'occulte. Cependant, le monde d'il y'a vingt ans à laissé place à celui du progressisme tout-puissant, de la "woke culture" envahissante et d'une icnonisation / déification parfois à propos mais souvent déplacée de la figure féminine. Et sa metteuse en scène, visiblement plus concernée par ses impératifs idéologiques que par le destin de ses propres personnages, tartine chaque once de son film de ses prises de position, au point de réduire le tout à une vision caricaturale et immédiatement datée, où l'Homme est souce absolue du Mal et la Femme, évidemment, son pendant forcément angélique et sans reproche. Pour un public prépubère ou ardent féministe, la pilule passera certainement comme une lettre à la Poste. Un film quis era aussi dur à regarder vingt aans plus tard que son modèle.

 

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En bref: Suite tardive d'un thriller horrifique des 90s, trip "girl power" limite misandriste et souvent nauséabond dans son propos comme dans sa facture, "The Craft Legacy" n'arrive même pas à être un minimum fun ou transgressif pour justifier son existence. Probablement un des pires Bluimhouse pondus jusqu'ici, et quand on connait la barre des responsables niveau horrifique, ce n'est hélas pas bon signe. Dispensable.

Note: 11,3/20

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28 octobre 2020

Critique ciné: "Lux Æterna"

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Les actrices Charlotte Gainsbourg et Béatrice Dalle se préparent au tournage d'un court-métrage dans lequel elle doivent jouer des femmes brûlées vives sur un bûcher...

Quand on regarde un film de Gaspar Noé, on vit toujours une expérience à part. Divisive, houleuse, sujette à controverse, mais une expérience en fin de compte. "Lux Æterna" s'inscrit dans la logique des recherches formelles et narratives de l'auteur, où la mise en abyme de l'art cinématographique se conjugue aux éxpérimentations visuelles. Split-screen, citations de référents filmiques, temporalité captée sur le vif, jeux de lumière et de couleurs stroboscopiques: peut-être encore plus que ses précédents métrages, cette oeuvre met à l'épreuve autant ses performers que son audience. Définitivement à ne pas mettre entre tous les yeux.

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En bref: Moyen-métrage quasi-expérimental, aussi jubilatoire qu'éprouvant, "Lux Æterna" est une jolie pierre ajoutée à l'édifice du cinéma arty de Noé, et un objet filmique inclassable qui mérite très certainement le détour. Sauf si vous êtes photosensible ou épiléptique, cela va de soi.

Note: 13,7/20

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27 octobre 2020

Critique ciné: "Miss"

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Jeune homme androgyne, Alex ambitonnait de devenir Miss France étant petit. Maintenant dans la vingtaine, il voit l'occasion de rélaiser son rêve d'enfance. Mais le parcours de sa transformation féminine ne sera pas sans embûches...

En ce 21ème siècle de progressisme triomphant, où les genres ne sont plus des classifications strictes et les orientations sexuelles moins des tabous qu'autrefois, la fiction se fait plus que jamais témoin des rapides évolutions sociétales. Si dans le passé, cela s'était fait avec plus ou moins de subtilité, le sujet de la transexualité comme de l'angrogynie sont aujourd'hui suffisamment mainstream pour que même les plus prudes ne s'en offusquent plus. Aussi, "Miss", long-métrage fort sympathique de Ruben Alves, est un crowd-pleaser tout indiqué dans ce sens, dans l'air du temps tout en étant d'un certain classicisme. Assurant des réparties assassines et jouant sur l'atout charme de son très bel interprète Alexandre Wetter, le film joue la carte de l'audace tout en étant safe. Un numéro d'équilibriste rondement mené, qui donne au final un divertissement chaleureux, et fort optimiste. Joli; tout ça.

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En bref: Pur feel-good movie sans prétention mais armé de bonnes intentions, "Miss" ne compte pas donner un grand coup de pied dans la fourmilière, mais s'assure, grâce à un script serti de répliques en béton et le charme de ses comédiens, un capital sympathie immédiat. Une belle, très belle surprise.

Note: 14,4/20

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25 octobre 2020

Critique ciné: "Les Trolls 2: Tournée Mondiale" + "Drunk"

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Dans le royaume des Trolls, où chaque jour ne se passe sans joie et musique, tout va pour le mieux, jusqu'au jour où la Reine Barb, leader d'une communauté dédiée au hard rock, décide d'imposer son règne sur le reste des siens...

Couleurs pétaradantes, tubes musicaux repris avec entrain, humour non-sensique et bons sentiments; autant dire que ce "Trolls: World Tour" - décalé à cause du COVID-19 mais finalement de retour en salle - à de quoi émerveiller les têtes blondes. D'un kistch parfois indigeste mais émaillé ci et là de petites touches fort agréables dans son animation, le film, énième véhicule pour la tolérance et l'ouverture d'esprit (un poil hypocrite par-ci et condescendant par-là au vu du contexte de l'histoire, mais un message d'utilité publique tout de même), ne connait aucune baisse de rythme et enchaîne les scènes rigolotes, parfois quitte à saboter sa propre dramaturgie - d'autant plus qu'il réserve en son sein quelques bribes d'écriture un poil subversives - étonannt de la part d'une boite dont la dernière audace artistique aura été la trilogie "Dragons". Sympathique, mais peut être épuisant sur la longue durée.

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Quatre enseignants danois décident d'expérimenter une théorie visant à augmenter leur taux d'alcool dans le sang, et par la même, améliorer leurs existences...

Voir quatre hommes noyer leur midlife crisis dans une murge titanesque à quelque chose à la fois de misérable et d'attachant. Avec une mise en scène au cordeau et ce quatuor de magnifiques papas à la dérive, Vinterberg signe un drame qui ne réinvente pas la roue, mais qui, au détour de scènes captées et jouées avec brio, capte des instantanés de faiblesse humaine d'une épatante force, et signe moins une comédie dramatique douce-amère qu'un constat presque documenté sur l'importance de la modération, dans tous les aspects de l'existence, dans les joies autant que dans les peines. Et l'ivresse qui gagne ses protagonistes ne cesse, à chaque verre dégusté, à chaque gramme de confiance gagné, de nous gagner aussi, partageant la montée et l'éventuelle chute de cet état d'ébrièté libératrice. Du cinéma adulte dans le plus noble sens du terme.

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En bref: Séquelle d'une des licences les plus bigarrées pondues par DreamWorks, "Trolls" deuxième du nom assure la surenchère visuelle et l'accumulation de titres jukebox sans défaillir. Tout y est pour faire sauter les têtes blondes et leur glisser un joyeux message de tolérance. A consommer selon votre tolérance aux paillettes, tubes pop et sentiments à la guimauve.

Note: 12,2/20

 

 

 

 

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En bref: Remarquable drame danois, à la fois austère et lumineux, "Drunk" bénéficie d'une mise en scène et de comédiens en béton armé, et parvient à nous faire partager des stades d'ivresse avec déléctation et empathie. Un beau petit film sans préténtion, sinon celle de sonder notre fragilité commune.

Note: 14,3/20

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23 octobre 2020

Critique ciné: "Adieu Les Cons"

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Atteint d'une maladie respiratoire qui ne lui donne que peu de temps à vivre, Suze Trappet est au bout du rouleau. Cette nouvelle décisive l'amène à retrouver la trace de son enfant abandonné des années plus tôt. Sur sa route, elle croise le chemin de JB, expert en informatique lui aussi à bout de nerfs, et Serge Blin, archiviste atteint de cécité, qui vont l'aider dans sa quête...

S'il est inutile de le préciser, un rappel de temps à autre ne fait jamais de mal: Dupontel est, plus qu'une comédien doué, un génie de metteur en scène. Un animal rare finalement dans le paysage du cinéma français, dont la colère saine contre les absurdités du système et sa foi inébranlable en l'Humain dans ce qu'il a à la fois de plus marginal et universel, font de chacun de ses films autant de plaidoyers manifestes contre la toute-puissance de la connerie sociétale. Dernier né suivant un opus précédent quasi-magistral, "Adieu les Cons", sonne de par son titre, comme un cri de désespoir, mais n'est jamais désespérant. Comme toujours dans le cinéma du trublion, le rire et la fantaisie gagnent par petites touches une réalité gangrénée, le drame n'est jamais misérabiliste, et la satire, malicieuse sans jamais être pontifiante. A moins d'être cynique en diable, difficile de ne pas se laisser emporter par un récit, dont les touches de sensibilité dans l'écriture comme l'énergie des scènes loufoques exhortent littéralement son audience à adopter une résilience pacifique face à une passivité lâche. Du cinéma, du vrai, du beau, et qui fait du bien.

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En bref: Sensible, délirant et déchirant, "Adieu Les Cons" peut se targuer de représenter la quintessence du genre sous nos latitudes. Dupontel signe une nouvelle pépite de comédie sociale dont il a le secret, tout en humour gentiment satirique et poésie savamment distillée. Ne passez pas à côté d'un des rares films de 2020 qui n'aura aps volé sa recommendation "coup de coeur"!

Note: 16,3/20

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08 octobre 2020

Critique ciné: "Lupin III: The First"

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Cambrioleur de renom, Lupin III se lance sur la piste d'un trésor conquis par son aïeul, dont la clé se trouve dans un livre mystérieusement construit...

Dernier né d'une franchise cinquantenaire crée par l'auteur Monkey Punch, dont l'héritage à perduré sous les mains d'artistes aux univers opposés (avec Hayao Miyazaki himself), "Lupin III: The First" fait entrer son héros charismatiques et sa clique de gredins dans l'ère du numérique. Aux détours de son amusante intrigue, le métrage d'animation est une gâterie pour les mirettes des amoureux d'animation - dôté d'une richesse visuelle égalant sans fard les cadors d'outre-Atlantique, son animation supra-expressive et son mariage suprenant entre triat old-school et technique résolument moderne apportent une fraîcheur bienvenue à l'ensemble. Balisé sans être pour autant ennuyeux, mâtiné d'humour bon enfant et de moments de pure folie, ce métrage parvient à se démarquer au sein d'un marché de l'animation japonaise confortablement installé sous nos latitudes. Une bien belle découverte, pour une saga qui mérite d'être davantage reconnue!

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En bref: Adaptation d'un classique de la culture animé, "Lupin III: The First" est une petite en CGI certes classique à quelques endroits, mais dont l'énergie comique et la fraîcheur graphique lui confèrent une aura particulière. Une jolie petite claque pour un divertissement sans prétention, mais déférente de l'héritage qu'elle entretient!

Note: 15,4/20

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