Kapalsky

25 février 2020

Critique ciné: "Nightmare Island"

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Invités sur une île mystérieuse, de joyeux lurons vont faire la connaissance de Mr. Roarke, qui assure pouvoir réaliser leurs rêves les plus fous durant leur séjour...

Après une série de purges indéfendables et au moins un film oscarisé, une nouvelle production Blumhouse débarque sur nos écrans, avec comme toujours, la promesse d'un concept fun et horrifique, hélas souvent jamais transcendé. Pour une fois, "Fantasy Island" déroge quelque peu à la règle, et s'avère être dans cette catégorie, l'un des moins affreux commis jusque-là. Tout d'abord, parce que cette "réinvention" à la mérite de pousser son concept fantasmatique assez loin, de l'emberlificoter de fils narratifs assez amusants pour qu'on se prenne au jeu, et parce que - comme dans tout bon film à twist qui se respecte - il est encore plus amusant de deviner la nature des évenements qu'à voir leur mise en place. Il aurait été plaisant que cette roublardise toute relative ait été servie par une mise en scène plus inspirée, qui donne des airs de série télé deluxe. Tiens donc...

afficheFantasyIsland1

En bref: "Fantasy Island" relève quelque peu le niveau des prods horrifiques Blumhouse, avec un concept fendard et des péripéties en pagaille. De l'horreur quelque peu desservie par une loi du PG-13 et une réalisation télévisuelle, mais un popcorn movie idéal en ce début d'année.

Note: 13/20

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23 février 2020

Critique ciné: "L'Appel de la Forêt" + "Queen & Slim"

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Buck, chien énorme de sa contrée, va se retrouver bien malgré propulsé dans de nombreuses aventures, devenant chien de traineau durant la fameuse Ruée vers l'Or...

Film qui entérine la mue des studios Fox (récemment rebaptisés sous la coupe de la Maison à la Souris), "Call of The Wild", adaptation du roman éponyme de Jack London, à la mérite de faire de son attraction principale, gros chien en image de synthèses, une plus-value émotionnelle qui aurait pu pourtant être un de ses plus gros défauts. C'est qu'à contrario du récent remake du "Roi Lion", dont le photoréalisme oblitérait toute fantaisie et identification, Chris Sanders (ironiquement ancien de chez Disney) parvient à imbuer à ses créatures reproduites en numérique l'acting nécessaire pour fonctionner. Des expressions en passant par la gestuelle, tout est pensé pour amplifier la résonnance émotionnelle d'un récit simple, mais prenant, où même Harrisson Ford, en vieillard bougon et meurtri, arrive à briller lors d'une poignée de scènes. Un pas de plus vers le cinéma du futur, digital, mais pas totalement désincarné.

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Deux jeunes Noirs se retrouvent bien malgré eux victimes d'une bavure policière qui fait d'eux des fugitifs. Poursuivis par la loi, les deux individus qui viennent de se connaître vont traverser le pays pour céhapper aux autorités...

Nouveau-né d'une vague récente de métrages post-"Black Lives Matter", "Queen & Slim" n'en est pas le représentant le plus radical sorti dernièrement, mais l'assurance de sa démarche comme celle de ses partis pris de mise en scène forcent l'admiration. Road-trip sous influence, bardé de codes renvoyant à tout un pan de la culture religieuse et sociale afro-américaine, le métrage de Melina Matsoukas se pare d'une belle photo, créee une dynamique intéressante entre ses deux leads. S'il manque de subtilité et qu'il n'entend pas offrir un réponse au débat de la persecution systémique des Noirs, il leur offre un duo iconique pour penser les plaies.

afficheCallOfTheWild

En bref: "L'appel de la Forêt" réussi tlà où d'autres se sont cassés les dents: infuser une vraie empathie pour des créatures de synthèse. Malgré l'artificialité du procédé, on se retrouve pris dans cette aventure épique, ôde à la nature simple et efficace. Pas déshonorable dans le genre films à voir en famille.

Note: 13,8/20

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En bref: Road-trip désillusionné mais pas désepéré, "Queen & Slim" est un film d'auteur de belel tenue, dont l'authenticité des interprétations comme la radicalité de son propos font mouche. Une oeuvre qui mérite votre interet.

Note: 13,5/20

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22 février 2020

Critique ciné: "Le Cas Richard Jewell"

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Durant les Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996, Richardf Jewell, modeste agent de sécurité, empêche le nombre de victimes d'un attentat à la bombe en alertant les autorités. Sous les feux des projecteurs, il devient vite le premier suspect des enquêtes...

Icone du 7ème art et cinéaste émérite, Eastwood réhabilite par la fiction des figures de héros du quotidien, souvent mises à mal par les institutions et les lois de son pays. Manifestes évidents d'un citoyen qui ne reconnait plus une patrie dont les valeurs fondamentales sont constament bafouées, ses derniers longs-métrages témoignent d'un regard désillusionné sur des dérives sociétales et d'un respect profond pour des individus porteurs d'une droiture exemplaire. "Richard Jewell" porte en lui toutes les thématiques chères à l'auteur, son amour des underdogs comme sa rage contre le système. On peut ne pas approuver la démarche ou les penchants politiques d'Eastwood, mais jamais remettre en question sa direction d'acteurs exemplaire, comme la simplicité d'un script qui va à l'essentiell, où les rebondissements de l'enquête importent peu face aux impacts sur les vies de ses protagonistes. Du grand cinéma. 

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En bref: "Richard Jewell" est un Eastwood exemplaire de plus - captivant, touchant, édifiant, l'histoire terrifiante d'un homme passé du statut de héros à celui de terroriste, que le metteur en scène, épaulé par de formidables comédiens, met en lumière avec académisme certes, mais avec une efficacité et une droiture qui font mouche. A voir!

Note: 14,8/20

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16 février 2020

Critique ciné: "Le Prince Oublié"

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Lorsque la jeune Sofia entre au collège, son père, qui lui conte des histoires depuis toujours, se heurte à sa perte d'illusions. Cela est une mauvaise nouvelle pour le Prince, immortel et sémillant héros issus de l'imagination du paternel...

Adoubé prince du cinéma français depuis sa consécration oscarisée, Michel Hazanavicius jouit, chose rare dans le cinéma actuel, d'une liberté lui permettant de concilier film d'auteur et attraction grand public, poussant à chaque métrage son exigence cinéphilique pour accoucher d'oeuvres plus abouties et riches que les précédentes. Si son dernier opus n'est pas aussi resplendissants que ses efforts passés, il demeure toutefois un divertissement familial bien troussée, dont le ressort de base lui permet encore de jouer avec des archétypes bien connus. Là où le bât blesse, c'est que ces clichés ne sont jamais transcendés, la mise en scène jamais aussi inventive qu'on ne le souhaiterait, et ce malgré une base de départ hyper-ludique ainsi qu'une morale à fortori captivante, allant chercher du côté de Pixar pour aborder le lourd sujet du deuil de l'enfance. L'humour caustique de l'auteur laisse place à du vaudeville gentillet, et la sympathie d'Omar Sy, au demeurant au poil lors de trips égotiques amusants, n'est pas assez pour porter le film sur ses seules épaules. Mais Hazanavicius est un grand auteur, et nous saurons être indulgents sur ce film, mineur, mais pas forcément oubliable.

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En bref: "Le Prince Oublié" est par les temps qui courent un bon film pour jeune public, mais un opus assez peu frappant dans l'oeuvre d'Hazanavicius. Timoré, parfois prévisible, très safe ans son déroulement, il bénéficie toutefois d'une très bonne facture et montre à quelques entournures la marque de son auteur. Mérite le détour donc.

Note: 12,7/20

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14 février 2020

Critique ciné: "Sonic - Le Film"

STH1

Hérisson ultra-rapide venu d'une autre dimension, Sonic débarque sur Terre avec la ferme intention de laisser s amarque. ce qui tombe mal, car le docteur robotnik, génie excentrique, cherche à le capturer pour s'emparer de son pouvoir...

Vingt ans qu'elle nous pendait au nez, cette récupération ricaine d'une énième licence japonaise supra-populaire. Si Mario à eu bien plus tôt droit aux honneurs du traitement hollywoodien, pas de raison que son éternel rival n'en bénéficie pas non plus. Seulement voila: on est au début des années 2020: les standards actuels se sont appauvris et la carrière du hérisson bleu à également pris du plomb dans l'aile. Donc, que pouvait-on véritablement attendre de ce long-métrage, au mieux un blockbuster crétinoïde, au pire un accident industriel. Le résultat final est un compromis entre les deux, navrante succession de saynètes au rendu téléfilm, où money shots poussifs et blagues  tombant à plat s'enchainent sans que l'on s'ennuie certes, mais où tout est d'un creux affolant. Même le retour de l'impérial Jim Carrey en antagoniste moustachu et grimaçant ne saurait sauver une entreprise dont on sait déjà la mercantilité vaine, mais qui s'essaie plus de tromper son monde, d'enjoliver la chose ou d'essayer d'y injecter une quelqueconque décision artistique intéressante. Le pillage des madeleines de Proust continue donc, tracant son sillon de déception et de mésentente presque aussi gros que le fossé qui sépare le 7ème art u 10ème. 

afficheSonicTheHedgehog

En bref: A classer dans le rayon large des adaptations vidéoludiques anecdotiques mais fondamentalement foirées, "Sonic - Le Film" est un objet filmique tracassant, dont on sent le calibrage du cahier des charges et l'intention à peine dissimulée d'en fructifier tous les aspetcs afin de faire émerger une franchise. Game Over.

Note: 11/20

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12 février 2020

Critique ciné: "The Gentlemen"

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Régnant sans partage sur le domaine de la weed, Mickey Pearson s'est bâti un empire sans états d'âme. Mais lorsque le monde cirminel apprend qu'il souhaite se retirer du marché, nombreux sont ceux qui vont tenter de touche rle pactole...

Ces dernières années, le prince du film de gangsters rosbifs, Guy Ritchie, s'est quelque peu perdu dans les affres des grosses productions hollywoodiennes, n'y perdant ni le panache visuel ni l'amour pour les loubards qui caractérise son cinéma, mais désemparé de son mojo, dilué sous les cahiers des charges de films grands publics. Dix ans après son dernier coup d'éclat dans le domaine "Rock N' Rolla", le revoila donc frais comme un gardon avec "The Gentlemen", gigantesque jeu de dupes chez des mafieux hauts en couleurs. L'occasion de nous rappeller que le cinéaste est un dialoguiste hors-pair qui tire le meilleur de ces comédiens, révèlant chz eux autant des parts effrayantes qu'hautement amusantes. Et il s'en donne à coeur joie avec son casting, tirant un trait sur les gimmicks visuels dont il s'était entiché sur ses dernières productions au profit d'une narration au cordeau et légerement méta. Revoir un cinéaste revenir à ses premières amours est quelque chose parfois de trop confortable, mais constater qu'il n'a pas perdu la main est rassurant.

afficheTheGentlemen

En bref: Ritchie is back! "The Gentlemen" est un retour bienvenu aux sources: celui d'un cinéma de sale gosse, énérgique et bigarré, gentiment hardcore et dialogué avec malice. Sans être une révolution, ce film de gansgter roublard et fun porte bel et bien l'empreinte d'un auteur qu'on croyait disparu dans les méandres des grosses prods hollywoodiennes. Chapeau!

Note: 14,8/20

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