Kapalsky

13 janvier 2017

Critique ciné: "Quelques Minutes Après Minuit"

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Martyrisé à l'école, Conor doit vivre avec une mère malade, dont l'état ne cesse d'empirer. Un soir, passé minuit, un arbre prend vit et passe à sa demeure, annoncant au jeune homme qu'il va lui conter trois histoires...

A la fois conte dans un conte et récit psychologique quasi-introspectif, le nouveau long du célèbré auteur Juan Antonio Bayona est conçu pour faire sortir les mouchoirs à tous ceux qui ne résistent pas à un bon mélo. Si ce film sur la difficulté à appréhender cette Epée de Damoclès universelle qu'est la Grande Faucheuse pourra agacer certains par son recours au fantastique, ce qui n'est pas un procédé nouveau, "Quelques Minutes Après Minuit" y gagne justement en profondeur. Parce que l'occasion est donnée à Bayona de dessiner avec biro les fèlures de son personnage et ses escapades imaginaires lors de somptueses séquences. Et parce que cet échappatoire, au coeur même du récit, se mue progressivement en un cheminement intérieur, à la fois cathartique et poétique. On peut ne pas être touché par le propos, le torrent d'émotion ou le jeu des comédiens, par ailleurs tous saissants, mais on ne peut nier la beauté formelle et l'intelligence de son histoire. Du bel ouvrage.

afficheAMonsterCalls

En bref: Beau récit intelligent et visuellement riche sur l'acceptation du deuil, "Quelques Minutes Après Minuit" est un petit sommet d'émotion, dont l'implication des comédiens et l'éfficaité de la mise en scène ravissent. Un film charmant, parfois difficile au vu de son sujet, mais qui mérite amplement le coup d'oeil, ne serait-ce parce qu'il trône sans problème au panthéon des films pour la jeunesse récents.

Note: 14,5/20

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03 janvier 2017

Critique ciné: "Tous en Scène"

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Propriétaire d'un théatre qui tombe en ruine; Buster Moon cherche à reconquérir le coeur du public. Pour ce faire, il déploie un habile stratagème: organiser une audition publique pour une compétition de chant, avec une grosse somme à gagner....

2017 démarre, avec entre autres la promesse d'être moins tragique que l'année précédente. L'arrivée d'un film comme "Sing" sur nos écrans semble confirmer cette agréable résolution. Si le nouveau métrage du studio Illumination se hisse artistiquement au-dessus de leur poule aux oeufs d'or "Minions", il ne déroge pas pour autant de ce qui se fait dans le genre. On reste dans la perspective baliiée mais rassurante du feel-good movie, saturé de séléctions du Top 50,  empruntant pour le coup autant à la "Nouvelle Star" qu'à "A Chorus Line", et même "Sunset Boulevard". L'ensemble n'aurait pu être qu'une suite de saynètes musicales vite rébarbatives, si le script et la mise en scène aérienne de Garth Jennings (Son of Rambow) ne donnait pas un modicum d'importance et de dimension à son casting à poils et à plumes. Dommage par la suite que les quelques backstorys de ses protagonistes, plus sombres que ne le laissent entrevoir un métrage de ce calibre, ne soient plus explorées en profondeur. En l'état, "Sing" reste recommandable pour un visionnage, mais ne prétend aucunement atteindre à la postérité.

afficheSing

En bref: Sympathique film musicale animé porté par un imposant casting, "Tous en Scène" remplit le cahier des charges du genre avec ce qu'il faut d'émotion et d'humour dosé. A moins 'être allergique aux chansons du hit-parade, aux bons sentiments et aux comédiens surpayés, rien ne vous empêche d'apprécier ce joyeux petit bazar.

Note: 13,8/20

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30 décembre 2016

Critique ciné:"Premier Contact"

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Aux quatre coins du monde, de gigantesques vaisseaux d'origines inconnus flottent. L'armée américaine fait appel à Louise Banks, linguiste experte, afin de déchiffrer ce qu'ils considèrent être des signaux...

Si "Rencontres du Troisième Type" devait subir un remake correspondant aux standards actuels, il ressemblerait surement à "Premier Contact". Cette première incursion de l'auteur Denis Villeneuve dans la SF, qui pour le coup s'est fait la main avant d'aborder l'aventure "Blade Runner", suscite autant la curiosité que l'agacement. Dans son premier quart, le métrage bénéficie cependant d'un atout majeur: une mise en place prenante qui distille savamment les révélations sur la présence alien auscultée. Dommage qu'il faille en contrepartie subir la lenteur, la neutralité et l'aspect délavé d'une production pourtant soignée. Comme si la mention cinéma d'auteur planait constamment au-dessus du film, avec cette obligation de paraitre la plus austère possible, ce qui est bien paradoxal lorsque le film entend parler à la fois de l'expérience humaine et de notre rapport à l'autre par le langage. Cela ne fait du film une purge pour autant, mais il est clairement à des années-lumières du classique de Spielberg, dont il revendique la filiation.

afficheArrival

En bref: Malgré un ressenti mitigé, "Premier Contact" est uen eouvre qui mérite d'être découverte en salles, ne serait-ce que pour son intéressante variation de la recontre extraterrestre et son suspense réussi . Un film de SF d'auteur qui s'accompagne autant des points forts que des défauts inhérents à ce type d'oeuvre.

Note: 13/20

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29 décembre 2016

Critique ciné: "Ballerina"

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Enfants aussi ambitieux que turbulents, Félicie et Victor s'chappent de l'orphelinat où ils ont été recueillis pour filer à Paris. Tandis que l'un tente de percer en tant qu'inventeur, l'autre veut briller sur la scène de l'Opéra de Paris. Le vilain petit canard va devoir apprendre à danser comme un cygne...

Lorsque l'on veur raconter l'histoire d'une passion, rien de mieux que la recette éprouvée de l'"underdog story". S'il serait facile de décrire "Ballerina", co-production franco-canadienne, comme un savant croisement entre "Rocky" et "Dirty Dancing" dans le Paris du début du XXème siècle, ce serait réduire le film à un vulgaire empilage de citations filmiques. Ses emprunts, des DreamWorks de la belle époque en passant par la comédie ricaine, le film les assume, tout comme sa dimension gnan-gnan, qui au vu du contexte, aurait pu être facilement irritant. Mais grâce à une jolie écriture de personnages et un vrai équilibre entre gravité et légèrté, dichotomie d'ailleurs au coeur de l'évolution de son protagoniste, le film parvient à nous transporter sans peine. Sans volonté de tenir tête aux mastodontes du genre, mais dôtée d'une vraie fougue, cette ballerine devrait faire tiurner quelques têtes pendant les fêtes.

afficheBallerina

En bref: Petite surprise idéale en cette fin d'année morose, "Ballerina" convoque émotion, humour et messages positifs avec une grosse louche d'enthousiasme et quelques élans inspirés. Un long-métrage d'animation grand public qui saura charmer même les plus cyniques.

Note:14,4/20

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28 décembre 2016

Critique ciné: "Assassin's Creed"

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Détenu promis au couloir de la mort, Callum Lynch se voit attribuer une seconde chance par Abstergo, une socièté qui a mis au point l'Animus, dispositif permettant de revivre s amémoire génétique. L'homme replonge dans l'Espagne du quinzième siècle, dans la peau de son lointain ancètre, afin de mettre la main sur un artefact pouvant changer la face du monde...

Sorti il y'a dix ans, "Assassin's Creed" à marqué la septième génération de consoles grâce à son gameplay à base de parkour et son concept de SF aux possibilités infinies. Après avoir exploité le filon pendant une décade, les grosses huiles d'Ubisoft allaient évidemment trouver moyen de porter leur franchise phare vers de nouveaux horizons, à savoir le grand écran. On pensait le projet condamné au development hell, le voila concrétisé, et, sans surprise, le résultat n'est pas une adaptation convaincante, ni un très bon film par ailleurs. Pas que l'on attende un chef-d'oeuvre, mais on a la terrible impression au visionnage que le minium syndical, de la rigueur scénaristique en passant par certaines décisions artistiques douteuses, ne figuraient pas sur la liste des impératifs. Malgré tous les efforts de son metteur en scène Justin Kurzel et de son directeur de la photo Adam Arkapaw, soignant pour l'occasion quelques plans bien léchés, l'ensemble peine à retranscrire la substanfiqiue moelle de la saga vidéoludique. Les acteurs ne sont pas mieux lotis, flanqués d'un script d'une confondante médiocrité, réduisant leurs rôles à des coquilles à fonctions et l'intrigue à une vision réductrice et castrée d'un concept riche. Bref, du cinéma poseur, faussement stylé, qui se prend au sérieux mais qui prête parfois plus à rire qu'autre chose.

afficheAssassinsCreed

En bref: La malédiction des adaptataions vidéoludiques continue: après "Warcraft", "Assassin's Creed" vient rejoindre le panthéon des films tiré de jeux vidéo, avec toutes les tares que cela comporte: intêret limité, clins d'oeil faussement complices, potentiel narratif et artistique sabrés par des impératifs commerciaux. Une expérience pas désagréable pour qui n'a jamais tâté du soft, mais un blockbuster creux qui se donne des airs de grandeur. Dommage.

Note: 12/20

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15 décembre 2016

Critique ciné: "Rogue One: A Star Wars Story"

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La Rébéllion doit faire face aux assauts ininterrompus de l'Empire. L'Etoile de la Mort, une arme secrète d'une puissance phénoménale, menace de pertuber l'équilibre des forces. Mais un espoir subsiste: les résistants doivent s'emparer à tout prix des plans de l'arme, afin d'enrayer l'avancée de l'ennemi...

Après un septième épisode hautement controversé, la saga Star Wars se dote d'un nouveau spin-off ayant la lourde tâche de faire le pont entre les deux trilogies. Concentrée sur un point pivotal qui mène directement aux évenements du film source, l'intrigue de "Rogue One" à le mérite d'aller droit au but, permettant à ses personnages et à son univers visuellement dense de pleinement exister à l'écran. Si l'on est en territoire connu, la franchise ayant été annexée au point d'oblitérer presque tout effet de surprise, on ne niera pas la qualité de sa fabrication, comme sa réussite à savoir générer un vrai sens du fun, en témoigne une poignée de scènes d'actions franchement bien menées. Après avoir maîtrisé le mastodone Godzilla, Gareth Edwards, aux commandes de cette machine logistique encore plus imposante, s'en tire avec tous les honneurs, même si à l'instar de son précédent long, ses intentions d'auteur semblent s'être éffacées au profit de l'éfficacité disneyienne.

afficheRogue One

En bref: "Rogue One" est un agréable retour à l'univers de Star Wars. Avec ce qu'il faut d'action, de moments mélo et de touche rétro, cet opus s'inscrit comme un pas dans la bonne direction pour une saga qui repose maintenant sur les épaules d'autres auteurs. Du fun en perspective.

Note: 14,3/20

 

 

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