Kapalsky

18 juillet 2019

Critique ciné: "Le Roi Lion

TMK1


Promis au trône, le jeune lion Simba doit apprendre les leçons de vie de Mufasa, son père régent. Il ne se dooue point de l'incroyable destinée qui l'attend...

Disney continue  son entreprise de vampirisation de ses classiques à des fins hautement mercantiles plus que nostalgiques avec la refonte visuelle d'un de ses indétronables classiques, et accessoirement pierre angulaire de l'animation des années 90s. Flanqué d'un photoréalisme à la technique bluffante, ce "Roi Lion" version 2019 est une excellente bande-démo pour prouver la viabilité d'un cinéma en image de synthèse, à la manière du oublié "Dinosaure" sorti vingt ans auparavent. Cela ne suffit à sauver le film de Jon Favreau du marasme annoncé: dépouillé de couleurs, d'inventivité ou d'une once de fantaisie, le film singe les passages iconiques sans que l'émotion ne traverse un plan. Le tout, vu comme un docu animalier dramatisé, est fantastique, mais l'est beaucoup moins en tant que remake. Un tel dévoiement de l'imaginaire se regarde presque comme un aveu d'échec de la part des studios, après maintes opus live-action au ras des paquerettes. Temps de fermer le rideau.

afficheTheLionKing

En bref: Dévitalisé, décolorisé, désincarné, "Le Roi Lion" 2019 ressert le classique vibrant des années 90 dans une bien triste mouture. Un casting de voix majoritairement afro-américains et une technique irréprochable ne suffisent pas à faire un bon remake, quand bien même il tente de recopier les exploits de sa copie.


Note: 11,7/20

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17 juillet 2019

Critique ciné: "Les Enfants de la Mer"

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Jeune élève mise en marge du reste de ses camarades, la jeune Ruka va faire la rencontre, dans l'aquarium où elle à passé le plus clair de son enfance, à un jeune homme nommé Umi, plus à l'aise dans l'eau que sur la terre ferme. Voila qui débute un été mouvementé pour la jeune fille...

Récit des affres de l'adolescence, requisitoire humaniste où le cosmique se mèle à l'intime, trip visuel d'une beauté parfois sidérante, "Les Enfants de la Mer", adaptation d'un manga peu populaire parc hez nous,  est bien des choses, difficilement résumable sans entrahir la découverte. On doit cette curiosité applaudie à Annecy au Studio 4°C, vivier d'artistes surdoués coutumiers d'une patte oscillant entre le manièrisme et l'expérimental. Visiblement plus inétressé par l'exploration de ses thématiques philosophiques que par son petit casting, le réalisateur Ayumu Watanabe signe une expérience sensorielle, qui démarre au deuxième acte pour aller vers des profondeurs insoupçonnées, jusqu'à un troisième acte ou le verbe s'efface au profit du déploiement d'une imagerie cosmique. Il faut donc, pour apprécier la quintessence de l'oeuvre, accepter de se laisser submerger dans ce trip unique, qui n'a rien à envier au délire du plus enfièvré des cinéastes occidentaux. Ne manque plus que des projections d'eau, et on s'y croirait.

afficheChildrenOfTheSea

En bref: Bel objet filmique traversé de quelques fulgurances visuelles, OVNI qui risque d'émerveiller, voire de déconcerter une frange du public mainstram, "Les Enfants de la Mer" s'apprécie davanatge en tant qu'expérience sensorielle et émotionnelle. Assez frais pour emballer les amateurs d'animés, et assez spécial pour bousculer le public mainstream. LA curiosité de l'été 2019.

Note: 14/20

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04 juillet 2019

Critique ciné: "Spider-Man: Far From Home"

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A la suite de l'affrontement ultime des Avengers, le monde à repris son cours normal, et Peter Parker est revenu à sa vie d'étudiant. Un voyage de fin d'année en Europe sera pour lui l'occasion de déclarer sa flamme à sa dulcinée MJ et de mettre le costume au placard un temps. mais alors qu'il pensait y couper, les repsonsabilités le rattrapent, en la forme d'une menace venue d'une autre dimension...

Quand c'est fini, ça recommence. "Endgame" marquait la fin d'une ère, et "Far From Home", nouvel opus solo des aventures du Tisseur, en entérine une nouvelle. Mais qui dit nouvelle phase ne dit pas forcément nouveauté. Comme à chaque film du MCU, la recette balisée produit son petit quart d'heure de folie. L'illusion marche comme toujours, au détour de rebondissements d'intirgues quelque peu téléphonés et des pointes d'humour, confinant souvent à l'embarass, métronomiquement placées tout au long du métrage. Définitivement taillée pour un public jeune, cette itération propose son lot de scènes de voltiges distrayantes et un vilain secoué du bulbe, mais cela ne suffit pas à masquer l'absence de personnalité et d'investissement émotionnel du film. On ne fera jamais mieux que les Raimi.

afficheSpider-ManFarFromHome

En bref: Deuxième opus suivant à le lettre le cahier ds charges auquel la Maison à Idées nous a cruellement habitué, "Spider-Man: Far From Home" maintient l'illusion du changement dans la continuité, et à base d'humour lourdingue, de cabotinage et règles et de surdose de VFX. Un blockbuster comme les autres avant lui, dont la relative éfficacité finit par devenir plus qu'usante, à la longue.

13,3/20

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03 juillet 2019

Critique ciné: "Anna"

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Espionne au service du KGB, Anna est aussi maline que mortelle. Peu importe l'apparence qu'elle adopte, elle doit mener à bien ses missions, et effacer sa véritable identité pour devenir une machine à tuer redoutable...
Après les échecs relatifs des incursions bariolées dans la SF que furent "Valérian" et "Lucy", Luc Besson, qui n'est plus trop en odeur de sainteté dans la sphère ciné, revient au genre qui fit de lui une superstar du film d'action avec "Anna", thriller période fin de guerre froide qui défouraille froidement. Si l'auteur de "Nikita" et "Léon" n'avait pas besoin de ce film pour prouver qu'il n'a pas perdu la main, cette nouvelle expression de ses marottes scénaristiques et visuelles se pose comme un baroud d'honneur filmique. Pas assez rétro pour séduire et pas assez moderne pour totalement convaincre, le film, à l'instar de sa protagoniste perdue dans le monde des espions et du double-jeu, tangue au point de ne plus trop savoir parfois où donner de la tête, voguant mollement jusqu'à un troisième acte à la résolution abrupte. Et s'il propose quelques chouettes morceaux d'action brutale, elles ne peuvent cacher les lacunes d'une oeuvre correcte, mais qui repose trop sur les acquis de son auteur et les limites de ss afféteries stylistiques. "Anna" n'est pas le pire Besson, mais dans la mesure où ça risque l'un de ses derniers, le bilan qu'il pose est assez triste.

afficheAnna

En bref: Compilation des marottes de son auteur, histoire d'une femme forte dans un monde de brutes et de trahisons, "Anna" est un thriller hautement stylisé et parfois très brutal, qui s'il n'est pas une franche réussite sur tous les niveaux, peut se targuer, en bien comme en mal, de porter le sceau de son autrefois célébré auteur. Besson is back...?
Note: 13,3/20

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02 juillet 2019

Critique ciné: "Brightburn - l'Enfant du Mal"

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Brandon Breyer est un enfant de douze ans comme les autres. Enfin, en apparence. Le jeune homme est sur le point de découvrir ses mysérieuses origines, et qu'il est loin, très loin d'être un simple natif d'une petite bourgade du Kansas...

Si on s'attendait pas à un film renversant, son postulat de base ayant déjà été usité dans de meilleures circonstances, "Brightburn", petit délire de série B produit par James Gunn et écrite par ses cousins laissait au moins auguer un retour à l'horreur de la part de son producteur "visionnaire". Définitivement plus un film d'horreur que déconstruction de film de super-héros stricto-sensu, le métrage de David Yarovesky succombe hélas aux écueils du genre pour allonger ses scènes de suspense, tout en laissant sur le carreau celels supposées apporter un ancrage émotionnel au récit. Tout investissement tombe à plat, faute à une course contre la montre dont l'enjeu est de mener son antagoniste sur la voie du mal, qui vrille tout ce qui n'est pas une scène à jumpsacre ou à effet gore cheapouille. Le concept était là, la volonté de rentrer dans le lard du genre aussi, restait une éxecution plus correcte à lui offrir.

afficheBrightburn

En bref: "Brightburn" se tire une balle dans le pied en ne donnant pas assez de poids à ses personnages et en préférant jouer la carte de l'horreur cheap. Bien que gore et méchant par instants, cette relecture faussement iconoclaste de Superman sous-exploite un postulat prometteur. Si vous n'avez rien de mieux à voir...

Note: 12/20

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28 juin 2019

Critique ciné: "Le Daim"

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Georges achète un blouson en daim. L'objet le consume au point d'y flinguer ses économies. Flanqué de son nouvel habit, qu'il porte comme un étendard de fierté, Georges se met en tête d'être le seul à porter un blouson...

Cinéaste inclassable passé maître dans l'art du non-sens, Quentin Dupieux à gagné ses galons d'auteur dans la petite sphère du cinéma frnaçais au point de convaincre des acteurs bankables de le suivre dans ses explorations filmiques. Si "Au Poste!" révelait que le bougre était aussi bon à marier l'art du dialogue que celui de la platine, "Le Daim", véritable cas d'école de comédie concept limite psychanalytique, fait l'exploit d'être cent fois plus drôle, surprenant et inventif que la majorité des prétendues comédies pullulant dans les salles obscures. Le métrage à beau paraître infiniment stupide, minimaliste dans sa mise en scène et même carrément kitsch du début à la fin. Dupieux cherche justement à dynamiter ces à-priori, et parvient avec une aisance surprenante à nous atttacher à son Dujardin en loser magnifique, et à passer du sordide à l'absurde avec une désinvolture maîtrisée. Il trouve en l'acteur oscarisé un formidable alter-égo d'artiste en quête de sens, qui au détour d'une transformation, questionne, comme dans chacun de ses films, autant le côté factice du cinéma que les frontières de notre réalité. Tout ça avec une veste en daim comme élément déclencheur. La classe.

afficheLeDaim

En bref: Claque quasi-intégrale, OVNI comparable à peu d'autres, oeuvre-somme d'un auteur en pleine possession de tous ses moyens, "Le Daim" devrait enfin consacrer Dupieux en tant qu'auteur sérieux aux non-convertis. Un trip qui ne plaira pas à tous certes, mais les fans du réal et les amateurs de curiosités filmiques, eux, seront aux anges. GEANT!

Note: 15,9/20

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