Kapalsky

27 septembre 2016

Critique ciné: "The Infiltrator"

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Agent spécialisé dans les opérations d'infiltration, Bob Mazur va entreprendre la mission la plus risquée de sa carrière lorsqu'il doit remonter à la source des trafics opérés par Pablo Escobar et ses complices...

Le business florissant de la drogue, ce cancer que l'administration Reagan tentait d'enrayer à tout prix, à été le véhicule d'autant de fantasmes que de fictions depuis les années 80, à tel point que tout nouvelle incursion dans le domaine s'accompagne de son lot de passages convenus. Si "The Infiltrator" n'en manque aucun, de l'opulence forcément outrancière de la vie de baron de la cocaine en passant par les dilemmes familiaux qui rongent le protagoniste embourbé dans son rôle, sa mise en scène donne rarement dans le tape-à-l'oeil, et réussit, chose peu aisée, à rendre ses crapules presque attachantes. Et puis, une petite plongée dans les extravagantes eighties, avec la démesure et le sens du look qui la caractérise, ça ne se refuse pas.

afficheTheInflitrator

En bref: Thriller très correct et sacrément prenant, "The Infiltrator" apporte un brin de nuance dans ce qui aurait pu être une énième histoire de chasse aux narcotrafiquants. Interprétations intenses et un certain sens du cadre hissent le film un cran au-dessus de la moyenne. Digne d'intêret donc.

Note: 14,7/20

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22 septembre 2016

Critique ciné: "Kubo et l'armure magique"

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Dans le japon des légendes et des mythes, Kubo, jeune garçon doué de pouvoirs extraordinaires, se retrouve investi d'une mission : retrouver une armure magique qui lui permettera d'enrayer la menace du roi de la lune...

A l'inverse de leurs confrères britanniques de chez Aardman, connus pour leurs oeuvres chatoyantes et légères, les artisants du studio Laika se distinguent par leur attrait pour les atmosphères sombres et fantastiques. Toujours fidèles à leur démarche artistique depuis le séminal "Coraline", ils nous livrent un nouvel opus d'une simplicité et d'une beauté sidérante, embrassant les facettes d'un folklore oriental sans tomber dans la caricature facile. Mieux encore, ce récit, bien que souffrant de quelques bémols imputables à tout récit destiné aux plus jeunes, fait la part belle aux personnages, aussi joliment croqués qu'attachants. Si l'on peut pinailler sur une intrigue lègère et une morale un peu "on the nose", on ne peut dénigrer le reste: les responsables de ce métrage nous gratifient d'une expérience artistique singulière, travail de passion et de longue haleine où la recherche de la perfection se lit dans chaque plan. Emettre tout jugement négatif sur un tel travail de titans releverait de la mauvaise foi. En gros, un travail d'orfèvre qu'il faut impérativement voir.

afficheKubo&TheTwoStrings

En bref: Très bel objet filmique, "Kubo et l'armure magique" s'inscrit dans la recherche d'excellence et la note d'intention professée par les artisants du studio d'animation Laika. Mélant l'épique et l'intime avec humour et sensibilité, cettte aventure en stop-motion, vrai régal pour la rétine, est un incountournable de l'année ciné 2016, et un must-see pour tout fan d'animation qui se respecte.

Note: 16/20

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10 septembre 2016

Critique ciné: "Ben-Hur"

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L'empire romain étend aggressivement son influence. Dans le tumulte de la conquête, deux frères, Messala Severus et Judah Ben-Hur, vont connaitre des destins diamétralement oppoosés: l'un gravissant les écheleons du pouvoir, tandis que l'autre endure les ouffrances de la galère. Mais les circonstances ne tarderont pas à les réunir dans l'arène...

L'annonce d'un remake de "Ben-Hur" en a effrayé plus d'un dans les sphères cinéphiles. A juste titre, le péplum oscarisé de William Wyler étant un des trésors sacrés du cinéma hollywoodien de la belle époque. Surtout lorsqu'on trouve à la barre Timur Berkmambetov, auteur au track record sévèrement entaché, connu pour ses excentricités visuelles. On aurait pu s'attendre à un déferlement d'images rocambolesques à l'image des ses précédents métrages, il n'en sera rien: le réal russe à mis de l'eau dans son vin, probablement restreint par les diktats d'un cahier des charges lénifiant. Il ne subsiste donc plus grand-chose de la patte de son azimuté réalisateur, ce dernier étant contraint à filmer ce drame épique en suivant les standards imposés. Cette réal interchangeable au possible ne brille que lors d'une poignée de séquences émotions et d'une impressionante séquence de galère. Pas de quoi s'affoler donc, ce remake, gros bide au box-office ricain, ne risque pas d'entacher le statut de son illustre ainé, peut-être même contribuera t-il à sa grandeur.

afficheBen-Hur

En bref: "Ben-Hur" version 2016 à beau redonner un coup de polish à son récit mtyhique, il suit les terrains balisés du peplum sauce XXIème sicèle. Mais on peut apprécier l'éffort de la chose, et la volonté de vouloir livrer un spectacle dantesque et dramatique, à défaut de rester dans les mémoires.

Note: 13,4/20


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09 septembre 2016

Critique ciné: "Mechanic: Resurrection"

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Tueur à gages spécialisé dans les meurtres maquillés en accidents, Arthur Bishop est contraint de reprendre du service lorsque qu'un rival retrouve sa trace et menace la vie d'une jeune femme lancée dans une cause humanitaire. L'homme est parti pour éliminer trois cibles...

Par chance, maraboutage ou gràce à son charisme monolithique, Jason Statham est le type d'action star suffisamment populaire pour ne pas être condamnée à squatter prématurément les étalages poussièreux de vidéoclubs. Et pourtant, "Mechanic: Resurrection", suite d'un remake aussi vite vu qu'oublié, possède toutes les caractéristiques d'un direct-to-vidéo. C'est avec une constance professionnelle que le roi de la tatanne britannique remet le couvert, couvrant sa route vengeresse des cadavres d'individus louches et de leurs sbires belliqueux. Et quand il n'envoie pas ad patres l'équivalent d'un bataillon, il fricotte avec une Jessica Alba qui fait le minimum syndical, et serrant la pogne d'un Tommy Lee Jones joyeusement grimé pour l'occasion. Mis à part ses séquences d'assassinat méthodiques, dont l'éxécution n'a rien à envier à un titre vidéoludique phare, rien ne méritait particulièrement que cette suite ne déboule sur nos écrans. Surtout quand d'autres films, autrement plus intéressants, sont relégués à la sortie directe en DVD.

afficheMechanicRessurection

En bref: A recommander seulement aux amateurs de films d'action et fans de l'implacable Jason Statham, "Mechanic: Resurrection" est une série B occasionnellement divertissante, mais qui présente autant d'intêret que n'importe quelle autre série B diffusée en deuxième partie de soirée sur une chaine hertzienne. Sans commentaire.

Note:12,7/20

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02 septembre 2016

Critique ciné: "Blood Father"

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Ancien taulard au passé trouble, John Link à troqué les cuites pour une vie saine. Mais lorsque Lydia, sa fille refait surface après une longue disparition, il se retrouve confronté de nouveau à la violence d'un cartel local. La réunion de famille se fera dans la douleur...

Plus vraiment en odeur de sainteté dans la sphère hollywoodienne, Mel Gibson à depuis belle lurette rejoint le camp des blacklistés, cette poignée d'ex-superstars exilées, qui après avoir tutoyé les cimes ont dégringolé vers le fond. Mais certains tombent pour mieux se relever: revoila le comédien australien de retour derrière la caméra avec le prometteur "Hacksaw Ridge", et à l'affiche de ce "Blood Father", film furieux et muy caliente qui semble taillé juste pour lui. Sans réinventer les codes du genre, mais n'hésitant pas à jouer par instants sur sa figure controversée, Jean-François Richet cadre Gibson avec l'intensité que le genre demande, et capte sans faille la hargne de cette masse de testostérone meurtrie par la vie. Et au détour de scènes trop brèves, où il réétablit une connexion avec sa fille, campée par Erin Moriarty, il offre une lueur d'espoir à son antihéros brisé. Un antihéros qui cherche l'absolution alors que tout semble le tirer vers les limbes. Le parallèle entre Gibson et cet avatar ne saurait être plus évident.

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En bref: "Blood Father" est un thriller prenant, pas sensationnel, mais de bonne facture. Mel Gibson est de retour dans un rôle de loser magnifique en quête de rédemption. Un film hardcore à l'odeur du sable, de la sueur et du sang.

Note: 14/20

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01 septembre 2016

Critique ciné: "Nerve"

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Sorti des tréfonds du Net, le jeu "Nerve" est une expérience interactive qui invite les participants à relever des défis ou à en être spectateur. Jeune diplomée, Vee décide de se se prêter au jeu. Lors de son premeir défi, elle tombe sur Ian, qui se trouve être lui aussi un joueur. Ensemble, ils débutent une soirée de défis périlleux...

Les débats autour de la neutralité du Net et des ses font encore les gros titres de certains périodiques, à juste titre lorsque l'on connait l'impact des actions menées par certains groupuscules sur la Toile. Se servant de ce sujet hautement parano comme toile de fond, "Nerve", thriller fluo saturé de pop music, nous sert une petite dose d'adrénaline fortement appréciable, même s'il a tendance à se perdre dans le flot de thématiques pourtant pertinentes qu'il tente d'aborder. Si en effet, la critique du voyeurisme et de la course à l'audience un tantinet datées se taillent la part du lion, on vient surtout pour assister aux défis orchestrés, à mi-chemin entre les challenges mortels de "Saw" et les frasques de "Jackass", le tout en plus édulcoré. C'est avec un goût prononcé pour le gimmick visuel que les réals Henry Joost et Ariel Schulman (auteurs de "Catfish", autre film orienté sur les dangers de la Toile) jouent pendant une heure trente avec nos peurs primaires et modernes. Ca à beau ne pas casser trois pattes à un canard, il y'a suffisamment de pep's dans ce  film pour se tenir scotché au siège, et c'est déjà pas mal.

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En bref: Thriller pop djuenz' bien rythmé, quoi qu'un peu confus dans son exploration thématique, "Nerve" à le mérite de tenir les promesses de son concept, même si celui-ci est confiné dans les limites du PG-13. Cette course à l'adrénaline sans prétention fonctionne par sa viscéralité, même si elle ne risque pas de rester dans les annales. A réserver aux plus curieux donc.

Note: 13,5/20

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