Kapalsky

22 juin 2017

Critique ciné: "It Comes At Night"

ICAN1

Recluse dans une forêt, une famille tente de survivre face à une maladie qui semble avoir contaminé le reste du monde. Mais cette poignée de survivants a bientôt devoir composer avec une autre fratrie...

Atmosphère pesante, passages silencieux étirés en longueur, angoisse distilée par touches efficaces: pas de doute, on est bien dans un film d'horreur indépendant. "It Comes At Night" nous arrive donc avec le bagage du film oversalué à Sundance, avec ce que cela comporte de qualités comme de défauts. Là où sa mise en scène offre parfois de vraies pointes de tensions dramatiques, son montage pêche parfois ci et là, noyant le rythme géénral dans des passages à vide. Heureusement, le film culmine progressivement vers un final nihiliste et sombre à souhait, qui entérine la note d'intention de son auteur et de sa thématique héals toujours d'actualité.

afficheItComesAtNight

En bref: Malgré des passages laborieux et une atmosphère définitivement déconseillée au grand public, "It Comes At Night" mérite l'intêret des cinéphiles. Poisseux, pesant et menant sa logique jusqu'au bout, le film est une virée en Enfer nullement cathartique, où es tpointée du doigt la méfiance de l'Homme à l'égard de ses semblables. Un essai recommandable.

Note: 13/20

 

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20 juin 2017

Critique ciné: "Free Fire"

FreeFire1

Ce qui devait être un simple deal d'armes dans un entrepot désaffecté se transforme bien vite en lutte armée. La nuit va être longue et les balles siffler abondamment...

Avec le très séduisant "High-Rise", un des meilleurs films sortis l'année passée, le cinéaste Ben Wheatley revient avec un film encore plus secoué et diablement fun, adoubé et produit par maître Scorsese. Imaginant ce que donnerait une roulette mexicaine de manière semi-réaliste, "Free Fire" orchestre l'affrontement d'une bande de corniauds, tous décidés à s'entre-plomber. Cette bataille absurde dans le sang, la terre et la poudre est l'occasion idéale pour le metteur en scène de virevolter entre ses protagonistes à la langue de charreteir qu se muent au fil d'une intrigue résumable sur un ticket de métro en éponges à balles. Dommage que ce ballet infernal souffre d'un manque de lisibilité, due à des repères spatiaux pas toujours évident, et ce malgré la nature de huis-clos du métrage. Toutefois, l'expérience est suffisamment jusqu'au-boutiste et jubilatoire pour pardonner au moins un peu ce travers.

afficheFreeFire

En bref: Joute moderne sur fond de décor seventies, "Free Fire" est un divertissement galvanisant, au coeur duquel Ben Wheatley dépeint le lutte de magnifiques salauds, prets à en découdre jusqu'à la fin. un petit sommet  d'humour noir et de violence bien arrosée qu'il serait dommage de rater en salles!

Note: 14,8/20

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14 juin 2017

Critique ciné: "La Momie"

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Déterré dans le désert irakien, un tombeau recelle en son sein la dépouille d'une momie, qui se trouve être celui d'une princesse déchue. La créature sort de son sommeil millénaire pour répandre sa puissance maléfique...

Les univers étendus sont, comme chacun sait, la nouvelle manne qui vampirise le blockbuster moderne. Avenegrs, Justice League et autres King Kong Vs. Godzilla: nombreuses sont les batailles annoncées et les promesses de concrétiser des fantasmes cinéphiles, permettant à l'industrie de pérénniser ses licences tout en satisfaisant l'appétit du spectateur lambda. Donnant le coup d'envoi du"Dark Universe", "La Momie" mouture 2017 confirme le ressenti de sa première bande-annonce: il n'offre grand-chose de consistant à se mettre sous la dent. Alors certes, deux-trois bonnes idées parsément ce film bancal, mais ce reboot doit tout de même beaucoup aux opus réalisés par Stephen Sommers. Sinon, rien ne justifiait totalement ce dépoussièrage mou du genou et visuellement pauvre d'un monument de ce concept horrifique, ni le charisme de Sofia Boutella ou le cabotinage amusant d'un Tom Cruise zèlé. Rien à part cette insistance d'Universal à vouloir over-franchiser son bestiaire de monstres, tous promis à un sort encore moins enviable. On en viendrait presque à regretter le "Van Helsing" de 2004.

afficheTheMummy

En bref: Supposé introduire le "Dark Universe", "La Momie" est un blockbuster protocolaire et pas très inspiré, dont l'intêret réside dans des micro-idées tantôt amusantes et un world-building pachydermique. Ce qu'il promet en revanche, car n'étant évidemment qu'un prélude à moult revivals de films de monstres, est inquiétant. Dispensable.

Note: 12/20

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07 juin 2017

Critique ciné: "Wonder Woman"

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Originaire de Themyscira, l'île des Amazones, Diana se retrouve impliquée dans le conflit d ela première guerre mondiale lorsqu'elle sauve un pilote échoué. Le monde s'apprète à connaître sa nouvelle protectrice...

Après deux films plutôt désastreux et une "Justice League" au développement contrarié, la Warner et sa branche de bandes dessinées DC Comics avaient sérieusement besoin de redorer leur blason. Avec l'intronisation filmique de Wonder Woman, pilier de cette ligue et figure majeure de la cosmogonie super-héroïque, le studio prend le risque de se casser les dents une fois de plus. Sans crier au génie ni à la rémission instantanée, cet opus n'a pas à rougir de ces prédécesseurs, les surpassant artistiquement sans être pour autant plus inspiré narrativement. Il faut dire qu'en plus d'une direction artistique remarquable, le film bénéficie de la prestance de Gal Gadot, actrice au magnétisme formidable, qui par la force d'un simple regard et d'une gestuelle féline, à imprimer dans la rétine du spectateur lambda et du fan de comics une image indélébile. Celle d'une femme forte et admirable qu'on aimera retrouver dans ses prochaines aventures.

afficheWonderWoman

En bref: Pas déshonorable même si dans les clous dans le genre, "Wonder Woman" célèbre avec fracas l'entrée en scène de l'iconique super-héroïne. Sa structure balisée n'étant pas son point fort, on se rabattera sur le jeu de son actrice principale et de jolies images. DC est sur la bonne pente pour une fois.

Note: 14/20

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04 juin 2017

Critique ciné: "The Jane Doe Identity"

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Tommy et Austin Tilden, respectivement père et fils médecins-légistes, se retrouvent à conduire l'autopsie d'une femme non identifiée. ce qui devait être une procédure banale pour les deux professionnels se transforme vite en nuit de terreur...

Exploitant un cadre médico-légal héals trop rarement exploité au cinéma, "The Autopsy of Jane Doe" avait sur le papier tout pour plaire, d'autant plus que son premier quart, glauque et prenant à souhait, emballe en déployant une imagerie fascinante tout en dépeignant le mécanisme de ses protagonistes. Hélas, il est bien dommage que ce début stimulant soit sacrifié sur l'autel de l'horreur au rabais, multipliant les jumpscares cheapouilles et les salves d'hémoglobine sans que cela ne soit jamais impactant. L'essai est suffisamment convaincant pour mériter l'attention du fan du genre, mais trop revu pour être mémorable.

afficheTheAutopsyOfJaneDoe

En bref: Malgré un début engageant, "The Jane Doe Identity" délaisse son suspense médical et son ambiance déletère pour une suite de jumpscares déjà revus mille fois. Une série B sans prétention, dont on appréciera davantage la note d'intention et l'mplication de ses comédiens que le résultat final.

Note: 13/20

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01 juin 2017

Critique ciné: "Psiconautas"

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Coincés sur une île en ruines suite à une catastrophe nucléaire, des adolescents pertubés tentent de s'échapper. Entre les dangers d'un monde en ruines et les affres de leurs psychés tourmentées, les jeunes verront leur routes se croiser sur le chemin vers la liberté...

Dans ce petit monde qu'est celui de l'animation indépendante, il est difficle de s'imposer face aux cadors industriels qui envahissent les multiplexes chaque année. Fort heureusement, quelques uns parviennent à arriver dans nos salles, la force de bouche à oreille et d'une réputation bien méritée aidant beaucoup. Détenteur du Goya du meilleur film d'animation, "Psiconautas", adaptation du roman graphique éponyme par son propre auteur, Alberto Vasquez, s'impose d'emblée comme l'un des meilleurs films toute catégories confondues sortis cette année. Dans ce récit choral ou la cruauté s'abat sans cesse sur les dernières lueurs d'espoir d'un monde à l'agonie, Vasquez orchestre, avec une assurance folle dans son univers, une descente aux Enfers radicale. Derrière un dessin en apparence mignon, les auteurs du film esquissent, lors de scènes tout à tour tétanisantes et absurdes,  les tourments intérieurs de ses protagonistes, les amène à combattre leurs démons intérieurs. Par cette utiisation intelligente du symbole, de l'image porteuse de sens, Vasquez n'arrive ni plus ni moins qu'à mettre en lumière les nevroses et corruptions d'une socièté occidentale nous conduisant davantage vers une totale déshumanisation. Malgré son statut d'oeuvre auréolée, et de par sa nature noire, ce film, hélas, ne passera pas sur le radar du spectateur, à moins que celui-ci ne soit un inconditionnel d'animation ou un cinéphile curieux. Un film génial qui n'a pas démérité sa nomination!

affichePsiconautas

En bref: Film d'animation mature, intelligent et troublant, "Psiconautas" est l'anti-thèse presque absolue du cinéma d'animation mainstream, une oeuvre qui ne prend personne par la main et surprend jusqu'à la fin par son traitement et sa théatiques radicales. Par pitié, courez de toute urgence soutenir cette pépite en salle!

Note: 15,8/20

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