Kapalsky

21 septembre 2018

Critique ciné: "Carnage Chez Les Puppets"

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Dans une socièté ou marionnettes et humains coexistent, deux flics que tout oppose sont obligés de collaborer suite aux meurtres d'anciens acteurs de sitcom...

Malgré son postulat délirant de base qui sur le papier promettait une bouffée de transgression délirante, "The Happytime Murders", série B honorable en termes de fabrication, ne s'élève pas au-dessus du niveau de la blague péniblement étirée sur une heure trente. Et pourtant, il y'avait de quoi faire avec ce script de buddy cop revisité à la sauce Jim Henson (et pour le coup mis en scène par son rejeton), qui ne se contente hélas pour toucher le zygomatique que d'enchainer références sexuelles et réparties bien sales. Quelques unes surnagent dans le lot, et les petits moments d'interactions farfelus entre humains et êtres pelucheux peut nous faire esquisser un sourire. Hélas, c'est encore bien peu pour accéder à la postérité d'un vrai délire trash et barré, à l'instar du génial "Meet The Feebles" de Peter Jackson, référence incontournable dans le genre peu prisé du détournement de Muppets. On appréciera quand même l'éffort.

afficheTheHappytimeMurdersEn bref: "Carnage Chez Les Puppets" ressemble à un sketch étiré trop longtemps sur le grand écran, dont on apprécie la base mais moins le déroulé. Un buddy movie à l'intrigue prétexte et aux marionnettes savamment animées, mais dont l'humour lourdingue peinent à convaincre. Une bonne blague dont la partie du potentiel à été laissé en cours de route.

Note: 12,7/20

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14 septembre 2018

Critique ciné: "Thunder Road"

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Jim Arnaud, policier de son état, voit sa vie basculer dramatiquement après le décès de sa mère. En pleine phase de divorce, l'homme troublé tente ce qu'il peut pour maintenir la garde de sa fille...

Dans la catégorie des films aux intentions louables, "Thunder Road", petite comédie sans prétention portée à cent pour cent par son auteur et interpète Jim Cummings, concentre en son sein ce qui se fait de mieux dans le cinéma indépendant ricain. Si ce qu'il raconte n'a rien de bien neuf, le contexte des familles dysfonctionnelles étant un canevas usé jusqu'à la moelle, c'est son protagoniste particulier qui mérite à lui seul le visionnage. Dans un jeu de composition viscéral, Jim Cummings délivre une interpétation saissante. Les nuances de son flic à la dérive, tant dans ses expressions faciales que dans ses réactions au quart de tour, nous révèlent un comédien étonannt, dont on n'aura certainement pas fini d'entendre parler. C'est en tout cas tout le bien qu'on peut lui souhaiter.

 

afficheThunderRoadEn bref: Quasiment un stand-up scénarisé se balancant entre malaise et tendresse, "Thunder Road" est une comédie dramatique rôdée selon les standards du genre, qui se démarque par l'interprétation intense et habitée de son auteur / scénariste / comédien. Une chouette surprise et leçon d'acting assez spéciale!

Note: 13,5/20

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12 septembre 2018

Critique ciné: "22 Miles"

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Chargée d'embarquer un policier en possession d'informations sensibles vers un avion sécurisé, une équipe d'élite va se retrouver poursuivie par des tueurs. 22 miles se posent entre lelurs ennemis et leur objectif...

Le moins qu'on puisse dire sur le cinéma de Peter Berg, considéré à tort comme parent pauvre de celui de Michael bay, c'est qu'il ne fait pas dans la dentelle. La preuve une nouvelle fois avec "Mile 22", nouvelle collaboration du réal avec son compère Mark Walhberg, thriller d'espionnage plombé par une facheuse éxécution. En effet, si l'on peut accepter la nature simple du postulat de base, dégraissé du verbiage habituel lié aux films militaires, le métrage pourrait s'apprécier comme le concept de série b qu'il est. Hélas, berg semble vouloir, on espère involontairement, saboter son script avec un montage à la truelle et en rendant ses scènes d'action à la limite du lisible. Sur-cutées bien que très brutales, elles ne permettent pas de faire briller l'autre atout du film, en tout cas sur le papier, la présence de Iko Uwais, brute en arts martiaux révélée par le "Merantau" de Gareth Evans. A moins de ne pas être trop regardant sur la qualité de l'entreprise, l'ensemble est digérable, sans bien sûr être un carton. Il n'empêche, le portage de l'idée n'est pas à la hauteur des attentes, même pour une pareille production.

afficheMile22

En bref: Dispensable à moins d'être extrêment friand de thriller d'espionnage modernes, "22 Miles" est une série B brutale et nerveuse qui pâtit d'un montage souvent à la ramasse et d'éléments sous-exploités. Mark Walhberg et Iko Uwais réunis à l'écran sonnait comme une rencontre joussive de cinéma d'exploitation, le résultat est en dessous des espérances promises par le concept. Dommage.

Note: 13/20

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04 septembre 2018

Critique: "Kin, Le Commencement"

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Ado issu de Détroit, Elijah tombe, au gré d'une balade dans son quartier en ruines, un large objet d'origine inconnue. Après quelques manipulations, l'enfant découvre que l'engin est une arme futuriste. C'est au moment de cette découverte capitale que la vie du jeune va être bouleversée par un évenement tragique...

Toujours à la recherche d'une manne capable d'attirer l'attention du grand public sur le long terme, les producteurs de tous bords s'acharnent à acquérir des droits partout, du roman young adult en passant par les scripts high-concepts. Naviguant entre ces deux sphères, "Kin" est le type de projet gentiment sympathique, dont on décelle à chaque niveau de fabrication la volonté de fabriquer de l'entertainment de public de masse. Pur produit PG-13 qui doit sans cesse se garder de tout excès malgré un contexte et une histoire propices à une exploration plus crue, le métrage n'évite pas seulement les marées plus matures, il vogue de manière timorée sur son matériau SF, pourtant au coeur même de sa promotion. Cependant, ses atouts plastiques et ses quelques séquences efficaces lui permettent de se démarquer un minimum du tout-venant dans le genre. Reste à savoir si ce sera suffisant pour gagner ses jalons au box-office.

afficheKin

En bref: Pensé pour ratisser large malgré un pitch et un concept hardcores sur le papier, "Kin: Le commencement" contient quelques séquences bien troussées. Ce road-trip mâtiné de SF, pensé comme l'introduction d'une nouvelle franchise, saura t'il conquérir le public visé?

En bref: 13,4/20

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25 août 2018

Critique ciné: "Lukas"

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Après un accident en boite de nuit, Lukas, videur taciturne et à la vie secrète, se retrouve embringué dans un job peu recommandable, pour pouvoir subvenir aux besoin de sa petite fille...


Dans le domaine des has-been sympathiques, Jean-Claude van Damme est un cas à part, aussi fascinant qu'incompréhensible. Celui qui avait montré l'étendue insoupçonnée de son registre dramatique avec le semi-biographique "JCVD" de Mabrouk El-Mechri, sorti il y'a déjà dix ans, promettait que la carrière de l'acteur prenne un tournant, enfin défait des brimades médiatiques et du marasme des direct-to-vidéo. Le rendez-vous ne s'est pas fait, et le karatéka bruxellois à continué d'enchainer les séries B et les interventions méta, oscillant entre parfois entre renoncement artistique et dérision touchante. Autre promesse qui n'assure pas vraiment, "Lukas", nouveau long de Julien Leclercq, ne risque pas de sortir JCVD des abimes des vidéoclubs. De son intrigue au rebondissements revus en passant par des interprétations monosyllabiques et monolithiques, rien ne sauve véritablement cette entreprise de la masse, quand bien même elle serait animée par la meilleure des intentions, en l'occurence, replacer dans les spotlights. Ce n'est pas encore gagné.

afficheLukas

En bref: Thriller laborieux à l'intrigue hélas maintes fois revue, "Lukas" n'est pas le film quiremettera van Damme dans les bonnes grâces des spectateurs, et encore moins de ses plus ardents fans. Une série B qui avait l'acteur et le cadre pour se hisse rà un meilleur niveau, mais qui n'en a visiblement eu ni la volonté ni les moyens.


Note: 12,7/20

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23 août 2018

Critique ciné: "Silent Voice"

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Shoko Nishimiya, jeune fille sourde, subit les brimades du turbulent Shoya Ishida. La petite à recours à un cahier pour communiquer avec son entourage, mais malgré ses efforts pour s'intègrer, elle est martyrisée continuellement. Quelques années plus tard, la jeune brute responsable de ses tourments, lui-même victime de rejet et de moqueries, retrouve sa camarade de classe malentendante. Ishida, pratiquant le langage des signes depuis, profite de cette occasion pour réparer les erreurs du passé...

Adaptation d'un manga éponyme populaire en sa contrée, "A Silent Voice" dénonce à sa manière les formes de harcèlement scolaire, en suivant la relation tumultuese qui lie une jeune fille sourde et son brimeur en quête de rédemption. Bien que le métrage de Naoko Yamada aborde les thèmes de la surdité et du bizutage, les relations interpersonelles qu'elle orchestre en forment le ciment véritable. Le personnage d'Ishida est le pivot de cette comédie dramatique, autour duquel tourne un petit groupe diversifié de personnages terriblement fragiles, tourmentés ou en quête d'un vide émotionnel à combler. Une fascination pour l'humanité d'un casting coloré qui s'accompagne ci et là des usuelles représentations graphiques usitées dans l'industrie de l'animation japonaise, conciliant éclats de poésie et virtuosité technique. Si cette recette ne fait pas du film un classique instantané, il risque néanmoins de toucher les âmes à fleur de peau et les fans inconditionnels d'anime.

afficheKoeNoKatachi

En bref: Curiosité filmique qui ose aborder des thématiques matures derrière un dessin chatoyant, "A Silent Voice" ne transcende pas les règles établies du film d'animation japonais, mais offre de sincères pépites d'émotion. A recommander à tous ceux et celles que les histoires sentimentales font vibrer.

Note: 13,7/20

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