Kapalsky

11 septembre 2017

Critique ciné: "120 Battements par Minute"

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C'est au début des années 90 qu'Act-Up, une organisation visant à sensibiliser le peuple aux dangers du Sida, mène des actions choc. Dans ce combat d'éveil des conscience, des amitiés, amours et dissensions se forment...

Grand prix du dernier festival cannois, le très long-métrage de Robin Campillo, d'à peu près deux heures trente, dépeint avec justesse et une énérgie fougueuse, le militantisme d'activistes contre l'industrie pharmaceutique. Mené par des comédiens très convaincants, portant leurs rôles à bout de bras, ce drame un peu mélo sur les bords, gagne notre adhésion lors de séquences aussi touchantes que réjouissantes. Hélas, il est dommage que ce début des plus auspicieux et cette énérgie s'étiole dans son derniers tiers, consacré aux conséquences funeste de la maladie combattue. Reste un beau regard sur l'espoir dans la souffrance et un plaidoyer pour la déobeissance et l'éveil civique.

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En bref: Beau drame hélas plombé par un final léthargique, "120 battements par minute" est un métrage doux-amer, autant dans le ton que dans son rythme. Un film qui n'aura, malgré ses quelques travers, pas volé son statut d'oeuvre auréolée à Cannes.

Note:14/20

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31 août 2017

Critique ciné: "Seven Sisters"

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Pour remédier au problème de la surpopulation, le gouvernement à mis en place une loi de l'enfant unique. Les septuplées Settman survivent à cette stricte réglementation en assumant toutes l'identité d'une seule et même personne. Mais lorsque l'une des memebres de la fratrie disparait, la mécanique pourtant bien huilée s'enraille...

La SF dystopique à encore de beaux jours devant elle, et encore plus de pronostics angoissants à exploiter. "Seven Sisters" part d'un pitch monstreusement alléchant pour nous livrer un film tendu jusqu'à la fin, une course à la survie impitoyable sertie de quelques bonnes idées et d'une ambition détonnante. Pour ce sujet hautement ambitieux, le réal Tommy Wirkola, auteur de séries B visionnaires comme "Kill Buljo" ou "Hansel & Gretel: Witch Hunters", à beau avoir mis de l'eau dans son vin, il n'a pas abandonné son appétence pour la violence hardcore et l'éfficacité brute. Et quid de l'intrigue? Difficile en effet de ne pas être un brin sceptique lorsque les promos du film promettent un final sidérant. Et même s'il est loin d'être le plus barge de l'univers, il reste cohérent par rapport à sa démarche initiale. Un tout bien rodé qui donne au film, conscient de ne pas être un blockbuster rongé par les normes en viguer,  une consistence artistique et créative. Et ça, c'ets déjà un gage de qualité en soi.

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En bref: Diablement efficace grâce à sa mise en scène musclée, son script retors et son actrice admirablement dédoublée, "Seven Sisters" est une série B de SF super-efficace aux ambitions bien jaugées et à l'éxecution dynamique, dont il faut effectivement en savoir le moins possible pour l'apprécier pleinement. Une vraie bonne surprise!

Note:14,5/20

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30 août 2017

Critique ciné: "Crash Test Aglaé"

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Suite à la soudaine délocalisation de l'entreprise pour laquelle elle travaille, une ouvrière experte en crash test décide d'entreprendre un voyage pour rejoindre son futur lieu de travail, en Inde, par ses propres moyens...

Il arrive toutes les trois lunes qu'un projet singulier émerge, porteur de la vision ou de la passion d'auteurs et producteurs envieux de partager leur vision du cinéma. "Crash Test Aglaé", film singulier, fait partie de cette race. Déployant un humour pince sans rire et des afféteries stylistiques qui renveraient presque au cinéma de Wes Anderson, le métrage essaie moins de dynamiter la structure du road-movie qu'a y apporter son propre twist, fourni comme il faut en situations rocambolesques et rebondissements imprévisibles. C'est bien évidemment, comme le genre le veut, plus un voyage de découverte et de changement intérieur, dont les escales donnent à voir de magnifiques paysages comme les lieux plus désolés. Un voyage loin d'être désagréable, et qui mérite votre attention.

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En bref: Road-movie atypique qui détonne dans le paysage cinématographique actuel, "Crash Test Aglaé" livre un portrait de femmes au bord de la crise de nerfs, parties sur ressourcer sur la route. Un voyage aux escales imprévisibles et au ton fortement singulier, qui fait du bien à voir.


Note: 14,4/20

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28 août 2017

Critique ciné: "Lou et l'Ile aux Sirènes"

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Note: le film chroniqué à été vu lors d'une avant-première. Sortie nationale le 30 août.

Jeune tokyoite vivant dans la petite ville d'Hinashi, le jeune Kai, adolescent taciturne et bougon, passe ses moments de solitude à composer de la musique. C'est au sein de la ville côtière qu'une extraordinaire rencontre va changer sa vie: sa musique attire l'attention de Lou, une petite sirène qui à le sens du rythme...

Cinéaste prolifique naviguant sans cesse entre oeuvres télévisuelles et longs-métrages, Masaaki Yuasa ne jouit pas par chez nous de la même réputation qu'un Miyazaki ou Hosoda, malgré une oeuvre est tout aussi prestigieuse. Son nouveau long-métrage, produit par son studio indépendant Science Saru, est une pépite du genre, généreuse et énergique, comme seuls les artisants nippons en ont le secret. Si son pitch initial peut faire laisser craindre à un ersatz de "Ponyo", cette impression s'envole vite: pur trip mélant instants de grâce visuelle et de frasques cartoonesques, ce métrage charmant porté par sa folie débridée et ses personnages charismatiques, saura remporter l'adhésion, toutefois si on se laisse charmer par la radicalité de sa démarche artistique. Gageons que le film gagnera l'attention des petits et des grands!

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En bref: Formidable film d'animation mis en scène, coloré et animé avec une énergie indéniable, "Lou et l'Ile aux Sirènes" infuse sa magie aquatique et sa vis comica purement nippone dans chaque plan. Après son magnum opus "Mind Game", Yuaasa revient avec un métrage follement inspiré, qui souhaitons-le, le mettera sur le radar du grand public. A voir d'urgence!

Note:15,4/20

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21 août 2017

Critique ciné: "Annabelle 2 : la Création du Mal"

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Reçues dans la proprièté d'un fabriquant de poupées, des orphelines vont vite découvrir qu'une présence sisnitre rode dans le batiment...

La très lucrative saga "The Conjuring" à donné naissance à un spin-off de piètre facture. Plus concerné par une réussité financière qu'un échec artistique, les instigateurs de la chose n'allaient bien évidemment pas s'arrêter en si bon chemin. Voici donc une énième suite d'un spin-off d'un film d'horreur basé sur une histoire vraie, dont le seul mérite est de ne pas être aussi médiocre que l'opus précédent. Les premières minutes du film font pourtant illusion, avec une mise en scène sobre et une ambiance vintage convaincante. Puis vient le reste du film, ou l'ennui se dispute constamment aux jumpscares, et ou deux effets gores essaient de nous tirer de notre torpeur. On a vu ça un million de fois, et il est fort probable que la chose se répète ad vitam eternam: ç'est pas du film d'horreur, mais ça en fait l'effet.

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En bref: De l'épouvante manufacturée et sans surprises, "Annabelle" deuxième du nom en a à revendre. Rien qui scotche au plafond et encore moins qui ne produise quelconque sentiment dans ce spectacle de trouille bas de plafond. Plaisir coupbale pour certains, purge pour d'autres: à vous de voir.

Note:11/20

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17 août 2017

Critique ciné: "Yokai Watch: le Film" + "Atomic Blonde"

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Petit garçon doté d'une montre lui permettant de voir les Yokai, créatures fantastiques issues du folklore nippon, Nathan et ses camarades fantastiques vont voyager dans le temps pour découvrir les origines du fameux artefact...

Série ultra-populaire au point de détroner son concurrent direct, la saga "Pokémon", "Yokai Watch" est la nouvelle folie japonaise qui semble avoir capturé l'esprit des têtes blondes à travers le monde. Au vu du potentiel économique de la chose, ce n'était qu'une question de temps avant qu'un film de la licence attérisse sous nos latitudes. En pur récit d'aventures conçu pour amuser le chaland et conquérir les têtes blondes, ce métrage au graphisme rigolo et coloré ne démérite pas face à la concurrence. Sensibilité nippone oblige, l'humour y est moins finaud, mais les créatures valent le détour: blagues à base de flatulences, créatures au dessin imaginatif, le tout emballé dans un récit de voyage dans le temps qui ne s'encombre pas de crédibilité: bref: de quoi faire passer un bon quart d'heure aux petits et de quoi assurer une migraine carabinée aux parents moins tolérants.

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Atout majeur du MI6, l'agent Lorraine Broughton est envoyée à Berlin avec pour mission de récupèrer une liste d'agents hautement compromettante. Au coeur d'une Allemagne sur le point de briser le Mur, la tension monte et nul n'est à l'abri du soupçon...

A l'heure ou le film de comic-book s'embourbe dans le marasme des univers étendus et de suites à profusion, quelques adaptations font faire un pied-de-nez à ces nouvelles conventions, mais veulent aussi renouer avec une certaine épure, un côté décomplexé tributaire du cinéma d'exploitation de la grande époque. Portage d'un graphic novel assez obscur, "Atomic Blonde" porte en soi cette note d'intention réjouissante, même si le résultat n'est pas digne de toutes les louanges. Ces fameuses louanges adressées grâce à un buzz préfabriqué, est dù moins à la présence de Theron au casting, qu'à la semi-parenté que le film partage avec le sleeper hit "John Wick", puisque David Leitch en était le co-réalisateur. Posant son action dans un décor de Berlin de la fin de Guerre Froide, le métrage ne vise clairement pas à se hisser au niveau d'un John Le Carré, préférant la fausse complexité d'une intrigue retorse et l'éfficacité de brutales scènes d'actions, dont un monumental plan séquence qui fait déjà jaser dans le ssphères des fans de films d'action. Un petit rush d'adrénaline stylisé, franchement pas désagréable.

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En bref: Que l'on soit néophyte ou fan de la saga, on s'amuse devant "Yokai Watch: Le Film", produit marketing calibré et pas fou artistiquement certes, mais qui possède une dimension méta, un sens du fun et une énergie capable de retenir l'attention des plus jeunes. Un trip hallucinatoire à réserver aux amateurs d'animés et à un public averti!

Note: 13/20


 

 

 

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En bref: Série B d'espionnage mariant glamour et ultraviolence, "Atomic Blonde" propose un spectacle divertissant quoique balisé sur un fond sympa de Guerre Froide Pop. En espionne qui savate autant qu'elle séduit, Charlize Theron assure, entouré d'un casting classe et aidée par des chroégraphies sèches et brutales. Pas grandiose, mais peut satisfaire les amateurs de thriller en manque.

Note: 13,3/20

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