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Note: le film chroniqué à été vu lors d'une avant-première. Sortie nationale le 19 juillet.

Chauffeur hors-pair malgré son jeune âge, Baby joue de son talent pour la conduite en tant que getaway driver. C'est en se calant sur les musiques de son baladeur que le conducteur parvient à faire des miracles au volant. Revant de se ranger de cette vie de crime, il trouve enfin l'occasion de refaire sa vie lorsqu'il tombe sur la jeune Deborah, fille avec qui il partage un goût prononcé pour la musique...

C'est de notorièté publique: Edgar Wright faite partie des cinéastes les plus géniaux de sa génération. Mais si son talent était évident, de ses réals télé en passant par sa triomphale transition sur le grand écran, rien ne pouvait nous préparer à ce bijou qu'est "Baby Driver", culmination absolue à la fois de ses amours cinéphiles et de sa patte d'auteur. Un film juste renversant, dont on sent à chaque plan, à chaque hallucinante chorégraphie, à chaque virgule énoncée le travail passionné et la longue gestation d'un projet nourri en secret depuis des lustres par son instigateur. Tout le savoir-faire du cinéaste est mis en éxergue, de l'habileté à jouer sur les ruptures de ton en passant par un sens du montage et du cadre hyper-pointus. Tout à été calibré pour offrir au spectateur un pied intégral. Rien n'est à jeter, de l'écriture de personnages mémorables au moments de bravoure pimentant un récit riche en surprises. Il y'a trop à dire sur ce qui est d'ores et déjà sans conteste un des meilleurs longs de 2017.

afficheBabyDriver

En bref: Véritable claque, leçon de cinéma grandiose et oeuvre habitée d'un auteur fantastique et généreux, "Baby Driver" mérite triomphe et dithyrambe du public, aussi bien lambda que celui du cinéphile aguérri. Un beau gros bébé qui promet une avenir encore plus radieux pour son fabuleux auteur! God save Wright!

Note: 16/20