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La plage d'Emerald Bay est sous la surveillance de Mitch Buchannon, sauveteur chevronné, et de ses recrues du Baywatch. Mais lorsque Matt Brody, champion de natation à l'égo surdimensionné, débarque avec l'intention de devenir un nouveau membre, il va découvrir que les activités du groupe ne se limitent pas qu'aux repêchage de noyés et de piqures de méduses...

La vague du revival 90's continue de s'écraser dans nos salles avec "Baywatch", improbable retour d"Alerte à Malibu", série désuète que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Dans l'espoir de remettre au gout du jour le show au concept daté, le film s'offre le charisme légendaire de Dwayne Johnson et la dérision d'un Zac Efron, cumulant les rôles de petits minets bad boys depuis son divorce avec Disney. Le tout avec l'intention à peine déguisée de surfer sur la tendance des comédie méta rated R, façon "21 Jump Street". Mais n'est pas Lord et Miller qui veut: sans un minimum de nuance et de crétaivité, dans son fabrication comme dans ses gags, cette tentative de rider sur un filon nostalgique tombe à plat, comme une itération pauvrette de ce qui se voudrait être une franchise sur le retour. Les caméos faits par dessus la jambe des deux figures iconiques e la série sont symptomatiques de cette prise de position. Du clin d'oeil référentiel et de la blague en dessous de la ceinture ne suffisent plus.

LeManoir1

Partis fêter le Nouvel An dans un manoir, une troupe de jeunes fétards se retrouve embringué dans un joyeux bazar limite surnaturel...

Par manque d'ambition ou d'idées, le cinéma français cède parfois aux sirènes de la racole, histoire d'appater un public jeune fuyant les salles au profit du confort d'un écran d'ordinateur. Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec "Le Manoir", comédie d'épouvante bien nazebroque, dont la seule caution artistique est d'aligner au générique les noms d'humouristes reconnus sur la Toile. Mauvaise idée pour deux raisons; la première étant la plus évidente: parce que YouTubeur populaire n'est pas synonyme de bon comédien. Deuxième raison et pas des moindres: parce que sa mise en scène de téléfilm du samedi soir et son humour au ras des paquerettes plombent ce qui, sur le papier, aurait pu être l'occasion d'orchestrer une comédie de moeurs satirique et assumant son postulat horrifique avec un brin d'audacité. Mais que nenni! Suffit d'une flopée de blagues vaseuses sur le sexe, les excrèments et Oscar Pistorius pour que le spectateur rigole à s'en pêter les côtes. De quoi exploser le compteur de vues sur le Net! Sauf que là, on est plus sur l'ordi, mais au ciné.

afficheBaywatch

En bref: Enième tentative pourr animer une Madelein de Proust très poussièreuse, "Baywatch" réserve sont lot de scènes débiles aux gags crus, mais malgré l'enthousiasme de ses comédiens, s'avère finalement dispensable. Vite vu, aussi vite oublié.

Note: 11,2/20

 

 

 

 

AfficheLeManoir

En bref: En ce début de saison estivale, la palme du foutage de gueule est décernée au "Manoir", comédie horrifique d'une indigence quasi-totale. Tourné et pensé comme un sketch YouTube beaucoup trop long, cette purge pense pouvoir s'en tirer avec ses blagues crasses et ses personnages antipathiques. Une antithèse du cinéma, en quelque sorte.

Note: 09/20