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Ignatius a connu l'amour de sa vie, et l'a perdue. Accusé d'être le meutrier de son aimée, il essaie de se disculper auprès d'une population prompte à le mener au bucher. Le jour où il se réveille avec des protubérances cornues sur son crane, le calvaire prend une tournure surnaturelle...


Devenu l'un des nouveaux maitres de l'horreur french touch, Alexandre Aja continue son petit bout de chemin outre-atlantique. Il s'impose une fois de plus avec son nouveau film "Horns", attendu avec une certaine fébrilité par les amateurs du genre. Pour deux choses: son contenu tiré du bouquin éponyme de Joe Hill, et la présence dans le role principal de Daniel Radcliffe. Le jeune acteur s'amuse ici à déboiter son image d'ancien sorcier: ca boit, ca fume, ca fornique, et en plus ca se transforme en apprenti du diable. Si son sujet et son traitement ont de quoi fasciner, le film navigue entre deux polarités distinctes, dues notamment aux thématiques forcément religieuses qu'il aborde. Du coup, le film tend à se scinder par moments, entre de véritables désirs de trangression et des passages cul-cul la praline. Ca traine parfois en longueur, certaines scènes apparaissent comme de la provoc gratuite, mais le tout est mené avec une certaine jubilation et un bon niveau de retournements. Quasi-infernal.

afficheHorns

En bref: Sans atteindre des sommets dans le genre, "Horns" reste tout de même un bon petit film de genre à regarder, à la fois gentiment convenu et joyeusement trangressif. Un film schizophrène donc, parfois pervers, parfois sensible, mais pas mal captivant. Une chouette surprise.  

Note: 14,3,/20