Nicky Larson, privé porté sur la chose, assisté de sa fidèle amie Laura, doivent élucider le mystère d'un parfum aux propriètés aphrodisiaques...

Chaque fois qu'on pense avoir trouvé le fond de l'abîme, on ne fait qu'y découvrir de nouvelles profondeurs. Après avoir tartiné les écrans de leurs immondes comédies ultra-beauf, au grand dam du cinéma français dans son entièreté, voila que Phiippe Lacheau et ses compères lachent leur "dream project", projet fou sur le papier qui à su enflammer la toile et s'attirer les foudres des trentenaires nostalgiques. Car non content de se réapproprier un manga culte déjà batardi par une version française à la réputation équivoque, "Nicky Larson" entend enfoncer le clou de la comédie régressive à coups de slapstick et de blagues vaseuses, de caméos et références appuyées, et d'un humour toujours aussi aussi navrant. On aurait pu déceler dans ce film de copains over-budgété quelques bonnes intentions, si les partis pris esthétiques, tant en termes de scènes d'action que de ruptures de ton, étaient faites avec un minimum d'intelligence. Or ici, toute tentative d'éveil de l'esprit du spectateur est absorbée dans un vortex de stupidité jamais drôle, et les rares éclats divertissants sont à mettre au compte des chorégraphes des combats. Le chaland amateur de grivoiseries y trouvera son compte, mais pas sûr que le fan hardcore de la série d'origine approuve le tout.

En bref: La France aussi à désormais sa navrante adaptation d'animé. Pur délire de potes mais mauvaise comédie, aussi poussive que régressive, "Nicky Larson et le Parfum de Cupidon" est un film fabrique avec enthousiasme, mais sans nuance, sans tempo et sans intelligence. Un succès aux box-office assuré, et la preuve que tout peut être greenlighté si ça fait multiplier les billets.

Note: 11/20