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Kapalsky
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6 novembre 2025

Critique ciné: "Predator Badlands"

Dans le futur sur une planète lointaine, un jeune Predator, exclu de son clan, trouve une alliée improbable en la personne de Thia et entreprend un voyage en territoire hostile, à la recherche de l'adversaire ultime.

Souillée par nombre de médiocres opus, la saga "Predator" - dont l'opus séminal signé McT restera à jamais une date dans la SF ricaine - subit depuis une vingtaine d'année l'opprobre d'un studio ne sachant exploiter la licence astucieusement. Jusqu'à ce que le cinéaste Dan Trachtenberg, qu'on imagine fan absolu, ne s'en empare pour lui redonner le coup de polish qu'elle méritait. Le voici donc une nouvelle fois aux commandes d'une itération de la franchise dont le pitch, forcément comic-bookesque, ne pouvait que faire saliver les amateurs. Enfin, si ces amateurs ne sont pas des exégètes hardcores hostiles à toute tentative d'assaisonnement. Car à l'instar de l'itération télévisuelle "Alien: Earth", '"Predator Badlands" joue la carte risquée de la trahison conceptuelle, faisant du chasseur le chassé. Et pour mieux entrer dans les cases attendues d'un divertissement PG-13, flanque le Yautja d'une partenaire et même - d'un acolyte animal - le tout pour servir une thématique très actuelle de famille recomposée. Il y'a dans cette tentative de "disneyfier" le mythe à la fois quelque chose de fataliste - comme une Weyland-Yutani véritable tentant de mettre au pas tout ce que ci rentre dans son escarcelle - et quelque chose d'amusant, puisque si même dégraissé d'une violence hardcore et d'une amoralité caractériques de le série, le tout se regarde comme un bon actioner du samedi soir. 

En bref: Twist sur l'usuel prémisse du chasseur alien, "Predator Badlands" est une itération singulièrement plus réussie que certaines de triste mémoire - si l'on est prêt à accepter sa "disneyfication" tant structurelle que thématique. Un actioner de SF bisseux parfois dans le bon sens qui sait occasionnellement avoir le sens du grandiose.

Note: 13,4/20

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