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Kapalsky

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17 avril 2026

Critique ciné: "Le Réveil de la Momie"

Une jeune fille disparue dans le désert égyptien réapparaît mystérieusement huit ans plus tard. Mais les retrouvailles tournent vite au cauchemar. Alors que son comportement devient de plus en plus inquiétant, sa famille se lance dans une course contre la montre pour comprendre l’origine du mal. Ce qu’ils vont découvrir dépasse tout ce qu’ils imaginaient.

Après l'impressionant "Evil Dead Rise", variation démente et bien horrible du classique de l'horreur, le réal Lee Cronin est parti dépoussiérer un autre classique du genre sous l'égide des producteurs James Wan et Jason Blum. Ce "Révéil de la Momie" - marqué en anglais du nom du réal pour bien indiquer l'auteurisme de la chose - entend réparer la bourde d'un récent opus de triste mémoire. Cronin nous emmène donc au cœur d'un énième souci de  foyer, et pas des moindres puisqu'il compose avec la perte d'un enfant et une enquête sur une vieille malédiction. Si l'on doit supporter quelques descentes de rythmes, les pointes d'angoisses et de dégoût provoquées par ce petit maelstrom d'effets gores et de délitement familial sévère valent les ptits désagréments d'une série B bien fichue et correctement mise en boite. On ne touche bien évidemment pas aux cimes du genre, mais la perversité de certaines séquences - allant même jusqu'à abuser de la demi-bonette - remportent l'adhésion, prouvant que Cronin en avait encore sous le capot après avoir tout déversé dans son film précédent. on serait même tenté de dire qu'autant en termes thématiques que d'ambiance, on est devant un "Evil Dead Rise 2.0".

En bref:  Craspec, méchant et parfois pervers, cet refonte de la Momie troque l'horreur à l'ancienne pour de l'angoisse gore très contemporaine, avec un mix de thriller et d'horreur semi-elevated. Un petit régal qui saura enchanter même les plus récalcitrants.

Note: 14,4/20

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12 avril 2026

Critique ciné: "Wedding Nightmare : deuxième partie"

Sortie d'un mariage satanique, la jeune Grace replonge aussitôt dans les affaires infernales. Elle et sa sœur se retrouvent embringuées au cœur d'une chasse mortelle...

Le premier "Wedding Nightmare", série B gentiment anglante quoique sympathique, n'avait pas laissé un souvenir impérissable dans les mémoires. Pourtant, cinq ans plus tard, il a droit à une suite qui s’annonce sur le papier encore plus dépouillée que son prédécesseur. Continuant sur la lancée dune "Chasse du Comte Zaroff" en mode sataniste, cette séquelle sanglante mais timide ne gonfle son intérêt que par quelques meurtres amusants et une pointe d'humour noir qui fait souvent peu mouche. On a comme l'impression que son sujet effleure quelques thématiques intéressantes, et n’exploite que timidement son potentiel démoniaque. Un peu plus d'outrage et de folie ne sont pas de trop pourtant lorsque le Malin est de la partie (de chasse). 

En bref:  Suite moyennement engageante d'un premier opus qui l'était tout autant, "Wedding Nightmare" deuxième du nom est un bon remède pour combler les samedis soir et les soirées horrifiques entre amis. Une séquelle qui semble passer à coté de son potentiel, malgré ses litres de sang et ses quelques passages amusants.

Note: 12,3/20

12 avril 2026

Critique ciné: "Super Mario Galaxy: Le Film"

Mario & Luigi doivent sauver à nouveau le Royaume Champignon de la menace du rejeton de Bowser...

Produit propre et calibré destiné au plus large public, le film d'animation tiré de l'univers coloré de Nintendo s'est emparé sans grand mal du cœur des fans et du box-office, lui assurant largement bon nombre de suites et spin-offs. Sa suite, emballée dans la même logique de fanservice azimutée, tente d'agglomérer quarante ans de lore et d'héritage vidéoludique dans un métrage qui frôle l'indigestion visuelle et qui touche à l'anémie narrative. Si l'on est pas familier de l'univers de Nintendo, la découverte de cet univers bariolé et non-sensique peut dérouter, ou amuser par son apparente richesse. Hélas, cette richesse est amoindrie par l'inanité des dialogues, ne dépassant pas les trente minutes bout à bout, ne sauvant pas ce qui est finalement un collage de saynètes pour spectateur en déficit d'attention. Malgré le professionnalisme de la chose, la synérgie corporate suinte par tous les pores de ce produit sans aspérités. Et les spin-off s'annoncent nombreux.

En bref: "Super Mario Galaxy" va ravir les fans absolus de l'univers Nintendo par sa charte graphique colorée et son animation bondissante, au mépris de tout le reste. Narration pour gamins sous Ritaline, humour au ras des paquerettes et néant intersidéral thématique pour un film qui à la prétention de nous faire voyager dans le cosmos. Mouais...

Note: 11,2/20

4 avril 2026

Critique ciné: "The Drama"

Le mariage de Charlie et Emma va rudement être mis à l'épreuve suite à une révélation fracassante...

Difficile de parler du nouveau film de l'auteur de "Dream Scenario" (déjà encensé sur ce site) sans éventer le mystère autour de son élément dramatique principal. Toutefois, savoir que le métrage est produit par Ari Aster est suffisant pour savoir dans quoi vous mettez les pieds. Car ces presque deux heures de tristesse et de misère humaine sont assez pour abattre les cœurs les moins hardis. Comédie de mœurs qui questionne à la fois la complexité des relations humaines tout en les confrontant avec une des composantes les plus problématiques d'une certaine nation, "The Drama" offre à son duo vedette un canvas sur lequel peindre les tourments les plus difficiles, et un théâtre de situations aussi incongrues que malaisantes - tout en montage audacieux et syncopé et photo admirable - parmi quelques unes des plus épouvantables récemment vues dans ce type de cinéma. Un cinéma évidemment assez bourge et distant, mais qui par moment arrive à toucher du doigt une humanité fragile, tiraillée entre paradoxes, paranoïa et non-dits. On est pas loin du grand film.

En bref:  Probablement un des films les plus vénéneux de l'année, "The Drama" vous ôtera l'envie de passer la bague au doigt. Entre des moments de malaise authentique et auscultation des travers humains, ce petit drame est un délice pour tous les amateurs de la firme A24, et un régal pour ceux qui sont en manque de métrages limite misanthropes. 

Note: 13,5/20

27 mars 2026

Critique ciné: "L'Ultime Héritier"

Bien décidé à regagner le statut qui lui a été déchu dès sa naissance, Beckett Redfellows, fils bâtard issu de la famille éponyme, va mettre en place un plan diabolique pour toucher le colossal héritage...

Dans notre ère très remontée où "mangeons les riches" est devenu plus qu'un mantra, les fictions sur les parvenus s'entredétruisant ou devenant à leur tour cibles et victimes pullulent plus que jamais. Si cette contestation filmique approuvée par le système est donc bien stérile - promettant moins un renversement de lutte des classes qu'une légère modification d'un statu quo - elle nous donne cependant du divertissement se gaussant allégrement du postulat fantasmatique voulant qu'un retour de bâton mérité s'abatte sur l'élite. Et question douce vengeance, le métrage qui nous intéresse se pose là, nous invitant de prime abord à un joyeux jeu de massacre sans scrupule avant de devenir un thriller affolant qui nous tient en haleine tout du long. Finement dialogué et mis en scène avec une sobriété hallucinante, "How To Make A Killing" se joue de notre complicité de spectateur, interrogeant habilement notre identification par le parcours de son protagoniste finalement attachant. Cette implication émotionnelle et la brouille des boussoles morales qu'elle convoque permettent la réussite de ce thriller satirique pervers mais ô combien jouissif!

En bref:  Thriller noir de café servi avec une bonne dose d'humour noir, "L'Ulime héritier" est servi par des dialogues truculents et une mise en scène sobre et remarquable, tirant admirablement parti de ses comédiens et son setting pour tisser un contre moral qui ne peut laisser indifférent. La bonne surprise du mois, et probablement l'un des meilleurs films de 2026!

Note: 14,9/20

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25 mars 2026

Criique ciné: "They Will Kill You"

Asia, jeune femme sortie de prison, se fait engager dans un hotel luxueux nommé Virgil afin de retrouver sa sœur, promise à un destin funeste...

Pourvoyeuse de films de genre parfois surprenants, New Line se revigore après une année 2025 particulièrement marquante. Mis en boite par le russe Kiril Sokorov sous l'égide du producteur Andy Muschetti, "They Will Kill You" semble confirmer la mouvance positive du studio, laissant la place au sang neuf pour proposer de nouvelles visions horrifiques. Mais pas seulement. Car tel un Cheval de Troie filmique, le métrage se présente comme un film d'horreur au versants satanistes pour se muer en comédie d'action chargée en hémoglobine et chorégraphies meurtrières. Le tout culmine en une sorte de revenge movie d'une vénéritude assez jouissive, ou les effets de style à la "Kill Bill" croisent la technicité meurtrière des "John Wick". Si ça ne vole pas bien haut question script, qu'importe: le film est une excuse pour démonter des horribles parvenus avec une jouissance non dissimulée. 

En bref:  Film d 'action horrifique bien énervé, gore et parfois amusant, "They Will Kill You" profite d'une intrigue prétexte pour bastonner sévère. Un revenge-movie bien fichu, qui pratique la mode en vogue du démasticage de riche sataniques, ce qui est à l'heure actuelle un bol de catharsis fort appréciable.

Note: 14,2,/20

22 mars 2026

Critique ciné: "Projet Dernière Chance"

Envoyé pour sauver la planète d'une lointaine extinction, Ryland Grace, modeste professeur en biologie, se retrouve avec la lourde tâche de trouver une solution, seul et désemparé...

Ordonnateurs du Spider-Verse et trublions issus du monde l’animation, le tandem Lord/Miller a mené son ascension dans la sphère hollywoodienne avec un tel brio qu'il semble que plus rien ne leur soit interdit. Pour preuve, les deux larrons se retrouvent au commandes d'un blockbuster maousse costaud porté à la fois par sa star et leurs propres noms. Et si le pitch laisse d'emblée penser à "Seul Sur Mars", c'est qu'il s'agit d'une adaptation d'un autre bouquin du même auteur. La logique est peu ou prou la même: perdre un homme dans l'immensité du cosmos avec son ingéniosité scientifique comme couteau-suisse et sa verve pour contrer la gravité de la situation. Cependant, l'humour parfois trop poussif désamorce souvent toute tension, quitte à parfois saboter les pourtant bons passages dramatiques d'un récit narré de façon non-linéaire. Rigolos dans l'âme - et probablement un peu fleur bleue - Lord et Miller ne résistent pas à l'envie d'empiler les blagues et à tirer la corde sensible entre deux-trois plans de beauté cosmique - à des années-lumières de la rationalité froide et distante d'un Nolan ou Villeneuve. Toutefois, votre appréciation du métrage dépendra aussi de votre tolérance à cette dose d'humour.

En bref:  Blockbuster traversé de quelques séquences assez prenantes, "Projet Dernière Chance" confronte Gosling avec les inconnues du cosmos. Un mise en perspective de l'humain face à sa petitesse finalement assez rigolarde dans ce mariage entre entre buddy-movie mignon et survival spatial parfois tendu. 

Note: 13,9/20

11 mars 2026

Critique ciné: "The Bride!"

Dans l'Amérique des années 30, la Créature de Frankenstein requiert l'aide d'une scientifique pour ramener une jeune femme à la vie et en faire sa mariée...

Pris en plein dans le tumulte de l'acquisition maousse costaud de la Warner la Paramount et de son changement de politique visà vis du cinéma d'auteur, le long de Maggie Gyllenhall revisitant le mythe de Frankenstein selon une optique plus féministe, débarque après avoir reçu un accueil tiède Outre-Atlantique. Et on comprend, au fut et à mesure du visionnage, que le public lambda accède difficilement à ce qui ressemble à un délire arty cossu. On sent les velléités de la metteuse en scène, qui parvient de temps à autre à sortir quelques scènes grotesques et galvanisantes, mais la teneur de son propos se perd dans une suite de scènes longues et parfois paradoxales au vu de l'évolution des protagonistes. "The Bride!" pense être une de ces œuvres punk-rock à la verve acide, elle n'en est que la version édulcorée, gentiment tamponnée par Hollywood et pas vraiment trash pour un sou. 

En bref:  Malgré des tentatives amusantes pour revigorer le mythe de Frankenstein, "The Bride!" peine à décoller véritablement, et sa posture de proto-film punk ne fonctionne guère, celle-ci étant bien tiède face à d'autres cadors du genre. "Bonne & Clyde" revisité façon Hammer sonnait bien sur le papier, mais peut mieux faire.

Note: 12/20

 

 

6 mars 2026

Critique ciné: "Alter Ego"

Le jour ou Alex voit arriver dans son voisinage un homme lui ressemblant étrangement, le doute s'installe. Le sosie, chevelu, en pleine forme et charismatique, menace la tranquillité de sa situation...

Auteurs du cultissime programme "Message à Caractère Informatif", le tandem Nicolas & Bruno, en plus de livrer les satires les plus délicieuses du monde de l'entreprise, ont continué à passionnément triturer les passions humaines dans des high-concepts ou l'absurde le dispute souvent au pathétique. Autant dire que sur le papier, "Alter Ego" sonne comme du pain bénit, semblant explorer une nouvelle fois une forme de déboussolement identitaire. Sous le vernis d'une apparente comédie de mœurs pavillonnaire se cache un petit sommet d'humour noir où la vie d'un homme - doublement campé par l'impeccable Laurent Laffite - se voit révélée par l'irruption de son sosie dans son voisinage. L'idée du doppelgänger n'est évidement pas nouvelle en cinéma, mais Charlet et Lavaine s'en emparent avec jubilation, nous emportant doucement vers une suite de situations allant du misérable au macabre. Avec l'impression qu'une comédie de ce calibre serait difficile à reproduire.

En bref:  Comédie pavillonnaire au postulat kafkaïesque et à l'humour grinçant, "Alter Ego" réserve bien des rires et encore plus de surprises, dans un petit tour de force arrivant à marier touches d'absurdité, moments pathétique et grand-guignol inattendu. Cahpeau!

Note: 14,4/20

5 mars 2026

Critique ciné: "Jumpers"

Découvrant une technologie capable de transférer l'esprit d'un humain dans celui d'un animal de synthèse, la jeune Mabel se mue en castor afin de sauver la forêt environnante d'un projet de construction...

Fut un temps où Pixar, pionnier de l’animation en image de synthèse, représentait la crème de la crème absolue dans le domaine, au point d'ériger leur modèle en standard industriel. Après une flopée d'échecs critiques et publics dus davantage aux caprices des politiques du streaming que par la teneur de leur contenu, le studio d'Emeryville nous offre une sortie ciné originale suivant le succès de "Vice Versa 2", ce qui est en soi une victoire (en attendant l'inévitable séquelle de Toy Story). Graphiquement et narrativement, "Hoppers" (titre original) à tout pour se démarquer du Pixar de base - son réal Daniel Chong, transfuge de chez Cartoon Network, appliquant au projet sa sensibilité et timing cartoonesques. Si la structure demeure en tout points classique, elle s'accompagne d'un humour décalé très contemporain mâtiné d'une touche d'émotion suffisamment dosée pour ne pas tombe dans le mélo moralisateur. Pour la première depuis longtemps, on à l'impression de voir un divertissement à la fois ancré dans les habitudes de ses créateurs et en décalage avec ses acquis. C'est ce qui fait la force de cet opus animalesque aussi doux que dingue.

En bref:  Aventure rocambolesque alignant les passages bien barrés, "Jumpers" se démarque sans mal des derniers Pixar par une facture nettement pus cartoonesque et un humour joyeusement absurde qui le rendent à la fois cohérent et décalé avec la ligne éditoriale du studio d'Emeryville. Une très bonne surprise.

Note: 14,6/20

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