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Kapalsky

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16 juillet 2026

Critique ciné: "The Last Viking"

Deux frères se retrouvent après la sortie de prison de l'un des deux suite à une affaire de vol d'argent. Ce dernier, bien décidé à retrouver le butin, l'a confié à son frangin atteint de troubles du comportement...

Après moult excursions outre-Atlantique, Mads Mikkelsen retrouve son compère et collaborateur de longue date Anders Thomas Jensen, réal amateur de récits de marginaux à l'humour ultra-noir brossant une peinture peu flatteuse du Danemark. Et avec ce récit de deux frangins impliqués dans une embrouille à base de secrets de famille, d'handicaps mentaux et de groupe de musique amateur, il nous livre un métrage à la fois terrifiant et loufoque, dans lequel le glauque et l'absurde se côtoient dans un exercice d’équilibriste rondement mené. Du casting impeccable en passant par les situations tantôt horribles tantôt ricaneuses, Jensen ne nous ménage pas pendant deux heures, et parvient à nous saisir dans des moments de grâce incarnés, où les thématiques de la perception de la réalité et de la nuance des comportements humains prennent leur sens.  Chapeau.

En bref:  Barge et glauque comme savent nos voisins scandinaves en ont le secret, "Le Dernier Viking" est un petit bijou à ne pas mettre entre toutes les mains certes,  mais dont les bascules maîtrisées entre humour désinvolte et terreur palpable nous aggripent, renforçant notre empathie pour cette belle galerie de marginaux. Un des must-see de l'année 2026!

Note: 14,8/20

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9 juillet 2026

Critique ciné: "Evil Dead Burn"

Lorsqu'Alice perd son mari Will, décédé dans un accident de voiture, elle se retrouve obligée de se recueillir avec la famille du défunt dans une demeure familiale. Mais une peine pire que la perte d'un proche s'annonce...

La saga horrifique "Evil Dead" rebootée en 2013 à abandonné le slapstick des débuts pour un premier degré gore d'une relative efficacité. Confiant sa franchise à des cinéastes trop contents d'y injecter du sang neuf, le bienveillant ordonnateur Sam Raimi à cette fois-ci placé ses espoirs en Sébastien Vaniček, auteur du remarqué "Vermines",  et nouvelle voix prometteuse de l'horreur hexagonale. Sans révolutionner la direction de la franchise - toujours gore et sans concessions -  l'auteur y apporte une maîtrise technique quasi-imparable en sus d'une optique féministe très en vogue dans l'horreur moderne. Et le métrage y va à cœur joie, réglant ses comptes avec la masculinité toxique et la famille nucléaire rance dans une débauche de violence montant crescendo, mise en image de manière inspirée. Devant un tel spectacle, on attend d'avance de voir si le futur "Evil Dead Wrath" rivalisera. 

En bref:  Opus ultra-violent qui entend donner un gros coup de sécateur à la violence des hommes et à l'aliénation familiale, "Evil Dead Burn" décoiffe, nous régalant de scènes horribles et parfois traversées de brins d'humour très noir. Une addition bienvenue à la saga joyeusement menée par des petits gars bien de chez nous. Idéal à voir en salles cet été!

Note: 14,2/20

8 juillet 2026

Critique ciné: "Toy Story 5"

Buzz, Woody, Jessie et le reste de la bande verront leur travail remis en question lorsqu'ils découvriront que ce qui obsède les enfants d'aujourd'hui s’appelle... l'électronique !

Les jouets d'Andy se refusent encore et toujours à être remisés au placard. Après les crises existentielles et périls humains, le gang de Woody doit affronter un péril renvoyant à son obsolescence : la technologie. Et comme toujours; nos héros vont sautiller en tous sens tels des anges gardiens de chiffon et de plastique. Retour du vétéran Andrew Stanton après une traversée du désert par la case live-action, "Toy Story 5" compte sur la bonhommie contagieuse de son casting haut en couleurs, bondissant sans ambages entre slapstick et spleen. Et si cet opus se hisse au-dessus du précédent, sa fabrication un poil désuète accuse quelque peu le coup: malgré sa tenue irréprochable , on sent bien que les forces vives de Pixar - autant comédiens que artisants - ne sont plus de la première fraîcheur. Très classique dans sa structure, plein de blagues à papa et un peu mou du genou, le tout nous rappelle aussi l'âge d'une franchise qui cherche, après trente ans d'existence, sa pertinence dans un monde de l'animation qui mute rapidement. Le film se lit donc à la fois comme un discours sur la place du studio d'Emeryville dans un écosystème en crise et leur place vacillante de mastodonte par l'entremise de leur saga séminale

En bref:  On pouvait crainte une énième redite, heureusement "Toy Story 5", à quelque chose à raconter, autant sur les affres du monde moderne que sur la place de Pixar dans l'échiquier du divertissement. Comme toujours, c'est doux-amer dans le ton et assez désuet question mise en scène, mais on retrouve avec plaisir un casting de joyeux lurons toujours à la recherche de beaux lendemains. Peut-être un opus majeur en devenir. 

Note: 13,8/20

3 juillet 2026

Critique ciné: "On l'appelait Robin des Bois"

Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption…

Auteur du remarquable "Pig", qui a donné à Nicolas Cage un de ses plus beaux rôles, Michael Sarnoski entreprend cette fois de démythifier une légende dans un métrage sous l'égide de la prestigieuse A24, trop contente de parrainer des métrages aux intentions démiurgiques ou post-modernes. C'est dans l'air du temps de ramener certaines figures sur le plancher des vaches, et Sarnoski s'y applique dans un exercice de style soigné mais qui tire un peu trop en longueur. Sa pose contemplative plombe quelque peu  sa réflexion sous-jacente sur l'impossibilité causée par la Loi du Talion, et les quelques séquences de violence crues parviennent à nous sortir de la torpeur. Vu la nature crespusculaire de son sujet, autant dire qu'il ne faut pas aller voir ce métrage si le moral n'y est pas.

En bref:  Méditation contemplative sur le cycle de la vengeance traversé d'éclairs de violence brutale, cette version réaliste et crue de Robin des Bois bénéficie d'interprétations au cordeau et d'une belle photo, mais perd parfois par son rythme lénifiant. Un film d'auteur respectable.

Note: 13/20

23 juin 2026

Critique ciné: "Le Vertige"

Il est cinq heures du matin lorsque Jacques débarque chez son meilleur ami Bruno pour lui annoncer une révélation folle: il peut prouver que le monde dans lequel ils vivent est un monde virtuel...

Un high-concept barré et un casting pas piqué des hannetons assemblés dans un métrage de moins d'une heure qui divise autant qu'il fascine : pas de doute, on est bien chez Dupieux. Le stakhanoviste de la comédie hexagonale continue inexorablement de tracer son sillon en investissant cette fois-ci le terrain de l'animation - une animation type previz à l'esthétique volontairement cheap servant de terreau à son postulat éminemment post-moderne. Cependant, même si son humour pince-sans-rire et l'attrait visuel fonctionnent durant les vingt premières minutes, l'exercice tourne vite à vide, sans conclusion très satisfaisante ni proposition métaphysique suffisamment solide pour entériner sa chute dans le terrier du Lapin Blanc. Reste toujours quelques embardées habituelles de l'auteur pour secouer l'apparent calme de son récit, mais cela ne suffit guère. Il y'avait pourtant de quoi faire avec un tel matériau, mais Dupieux se contente d'en gratter le vernis satiriquement tout en citant des œuvres plus marquantes y étant liées. Une blague un poil longue, donc.

En bref:  "Le Vertige" n'est pas encore en mesure de nous le donner. Derrière l'afféterie visuelle et la promesse d'un high-concept dingo se dévoile une comédie satirique parfois drôle mais qui tourne vite à vide, comme trop flippée par la riche teneur de son sujet. Pas désagréable à regarder, mais un opus mineur dans la carrière qu'un Dupieux qui ferait bien de ralentir sa cadence effrénée de production. 

Note: 13,1/20

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20 juin 2026

Critique ciné: "Jim Queen"

Influenceur gay au faîte de sa gloire, Jim parfait voit sa vie dégringoler lorsqu'il contracte l'Hétérose, une maladie le dépossédant lentement de son homosexualité....

Trublion de l'animation hexagonale connu pour ses courts à base d'humour potache et de sexualité décomplexée aux fortes influences animesques, le studio Bobbypills entérine son assise dans le zeitgeist pop-culturel avec leur premier long remarqué suite à son escale à Cannes. Et autant y aller en sachant dans quoi on met les pieds, car les néophytes de l'humour de la boite - ou simplement d'animation pour public mature - risquent d'être un brin déroutés par cette avalanche de saynètes satiriques brocardant les strates des communautés queer avec une bonne dose d'auto-dérision, une pincée de critique réflexive et de grosses louches de déconne généralisée. Alors oui, cela ne vole pas toujours bien haut; la teneur des gags oscillant entre piques gentillettes et vacherie éclatante, mais la direction artistique bariolée et l'animation sacadée tordante achèvent de donner au métrage une saveur unique. Gageons que les artisants du studio parisien confirment l'essai dans un futur métrage, qu'on imaginera aisément encore plus barré.

En bref:  Premier film du studio français Bobbypills, "Jim Queen" apporte son vent de fraîcheur insouciante et libérée sur les écrans. Assument à deux-cent pour cent sa nature de métrage turbo-gauchiste, cette aventure bigarée est à la fois une satire savoureuse et une plongée candide dans un univers LGBTQ+ ne lésinant pas sur la vanne facile et les scènes explicites!

Note: 13,2/20

18 juin 2026

Critique ciné: "The Furious"

Lorsque Wei, un homme mutique voit sa fille se faire enlever, il se met en quête de sa trace avec l'aide de Navin, reporter lcherchant à faire tomber la pègre locale...

Question bourre-pif, le cinéma asiatique s'est toujours distingué par sa vision jusqu'au-boutiste, surtout lorsqu'il s'agit des conséquences funestes de la Loi du Talion. Vétéran du genre ayant jusqu'alors officié en tant que chorégraphe, Kenji Tanigaki passe derrière la caméra pour nous livrer "The Furious", annoncé comme un bain de violence tonitruante. Et le spectacle promet: véritable enchainement de prouesses martialistes et de cascades suicidaires renvoyant aux belles heures du cinéma de genre honkongais, le métrage assure un spectacle quasi-non-stop, qui s'autorise bon nombre de moments de cruauté viscérale. Et si le scénario médiocre en bien des aspects n'est pas son aspect le plus reluisant, il a le mérité d'assumer sa nature bisseuse. Du bel ouvrage pour qui aime la tatanne sèche, nerveuse et brutale!

En bref:  Ahurissante avalanche de violence que seuls les cinéastes asiatiques sont capables de concevoir, "The Furious" ne se regarde bien évidemment pas pour son script famélique, mais bien pour les démonstrations martialistes et sa brutalité implacable. Un des gros films d'action de l'été à coup sûr!

Note: 14,5/20

11 juin 2026

Critique ciné: "Disclosure Day"

Une poignée d'individus se retrouve ciblée par un organisme bien décidé à les garder silencieux. Car chacun d'eux porte les germes d'une révélation majeure pouvant faire basculer le monde...

Spielberg et les aliens, c'est une histoire d'amour qui représente plus de quarante ans de cinéma. Et à ce titre, l'annonce de son retour pour une intrigue basée sur les petits hommes gris ne pouvait que faire saliver. Au final, "Disclosure Day", dernier opus au mystère épais suscité depuis son annonce, est moins un appel à lever nos yeux vers le firmament qu'un rappel de ne pas avoir à le faire. Par cela, entendre ne pas nous voiler la face sur les problèmes qui touchent notre planète bleue. Avec cette histoire de destins croisés, de course-poursuite effrénée et de révélations tardives, Spielberg enjoint son audience à partager une foi commune, dans ce qui tient davantage d'un réquisitoire humaniste où notre anthropocentrisme délétère serait enfin conquis par l'indicible confirmation de notre place dans le cosmos. En somme, une synthèse de son cinéma grand public. Si le film est bien évidemment frappé de la maestria de l'octogénaire, elle l'est peut-être moins par quelques éléments abscons ou vagues de son script et quelques longueurs rédhibitoires. Qu'importe, lorsque le divertissement se fait une nouvelle fois leçon de mise en scène, et que l'intention est louable... à deux doigts du classique dans une filmographie qui en compte beaucoup. 

En bref:  Thriller parfois prenant, réquisitoire humaniste et un brin naïf pour une prise de conscience collective, synthèse presque absolue de la vision de son auteur, "Disclosure Day" est assurément un événement cinématographique à la mesure de son auteur magistral. Certes, il tranche définitivement avec le cynisme du cinéma actuel, mais c'est sa candeur et son optimisme face aux tumultes de monde qui en font un objet rare et précieux. Pas forcément le grand chef-d’œuvre impactant attendu, mais un opus fort intéressant d'une œuvre sans commune mesure.

Note: 13,8/20

5 juin 2026

Critique ciné: "Scary Movie"

Cindy, Shorty et ses compères se retrouvent, réunis par la meance d'un nouveau tueur en vadrouille, toujours obsédé par les films d'horreur...

Vestige d'une époque durant laquelle les Weinstein étaient encore au pouvoir, la saga "Scary Movie" s'était distinguée par sa tonitruante parodie pop-culturelle dérivée en majeure partie de "Scream", succès déconstructionniste de l'époque. Tributaire des génies comiques tels que les ZAZ, Living In Color et autres membres du Saturday Night Live, la fratrie Wayans injectaient dynamisme et outrance au genre avant qu'il ne périclite au milieu des années 2000, dépassé par un humour tout aussi potache et moins cartoonesque. Restée sur le banc de touche depuis, la saga renait de ses cendres, promettant non seulement de s'attaquer aux succédanés de l'horreur contemporaine, mais également d'envoyer paître toute idée de politiquement correct. Et étonnamment, l'humour pipi-caca et rentre-dedans laisse davantage la place à une satire qui brise constamment le quatrième mur, comme trop heureux de se moquer de son statut presque précaire dans une industrie de l'entertainement lessivée par la béquille des soft reboots. Comme quoi, l'autocritique et la connerie à plein tube peuvent co-exister.

En bref:  Toujours aussi azimutée et déconstructionniste quoique moins graveleuese, cette sixième et tardive addition à la saga "Scary Movie" réserve de petits moments d'humour iconoclaste pas piqués des hannetons, avec plus de parodies pop-culturelles et de dézinguage de quatrième murs qu'il est possible d'accumuler en une heure trente. On frise presque la nostalgie.

Note: 13,3/20

29 mai 2026

Critique ciné: "Colony"

Un immeuble luxueux de Séoul devient le théatre d'une infection propagée par un scientifique au dessein maléfique. une poignée de survivants va devoir trouver une sortie...

Transfuge de l'animation dont la dynamite filmique "Dernier Train sur Busan" lui à apporté un succès international il y'a déjà dix ans,  Sang-Ho Yeon remet le couvert avec "Colony", nouvel opus zombiesque offrant une variation encore plus vicieuse que les précédentes. Se servant toujours du socle horrifique pour porter sa charge énervée contre ses contemporains, le réal orchestre une descente aux Enfers empruntant le décor d'une production Irwin Allen combinée à l'angoisse existentielle d'un Romero de la grande époque. On pourra arguer du côté archétypal de ses protagonistes, à l'exception d'un magnifique vilain brillant de nonchalance assumée - mais ce genre de facilité esy aisément pardonnable. Surtout lorsque son script, finalement plus malin qu'il n'y paraît, opère une mécanique bien huilée avec une dimension parfois ludique. Des comme ça on en veut plus souvent. 

En bref:  Actioner horrifique qui semble cocher toutes les bonnes cass avec une aisance déconcertante, "Colony" prouve que son auteur n'a pas fini d'exploiter le filon du zombie. Percutant, vicieux et très roublard, ce nouvel opus horrifique s'impose d'emblée comme l'un des meilleurs de sa catégorie sortis, mais comme un des meilleurs films de l'année, toutes catégorie confondues. Allez-y!

Note: 15,4/20

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