Critique ciné: "Joker: Folie à deux"
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A quelques jours de son procès pour les crimes commis sous les traits du Joker, Arthur Fleck rencontre le grand amour et se trouve entraîné dans une folie à deux.
Refonte semi-auteuristante du vilain iconique de DC, "Joker" premier du nom pourra se targuer dans les annales d'avoir réussi à faire passer sa farce conceptuelle en véritable coup de poing contestataire - notamment pour une frange de l'audience à la mémoire courte ou aux idées un brin réactionnaires. Les chiffres au box-office et l'engouement du public ont pourtant donné raison à cet ersatz surmarkété de brûlot social, à tel point que la promesse d'une séquelle paraissait inévitable. Quatre ans plus tard donc, nous voici avec un second opus, qui - surprise - se retrouve abandonné des salles, pire, cloué au pilori par ceux qui hier en chantaient les louanges. Todd Phillips aurait t'il montré les limites de sa farce? Où la nature du mal indiqué par les spectateurs serait encore plus pernicieux que cela? Un peu de tout cela à la fois, car Joker deuxième du nom semble être un aveu d'échec porté sur pellicule, ourdi par un metteur en scène visiblement dépassé par la créature qu'il a engendré. Comme réponse au triomphe de son clown triste, ce dernier lui offre un passage sous les spotlights mâtiné de comédie musicale, dont le vernis de la gloire du freak à tôt fait de s'estomper sous l'amère violence d'un monde qui l'écrase sans remords - d'une Harley Quinn tentant de le coincer dans sa spirale d'autodestruction en passant par un entourage abominable qui le voit soit en salaud soit en prophète. Châtiment long de deux heures d'un Todd Phillips qui veut clore le cérémonial sans trop y croire. Pas étonnant que le tout dérange, et divise au final.
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En bref: "Joker: Folie à Deux" tente de subvertir les attentes du spectateur, qui n'y trouvera ni catharsis édifiante ni substance de réflexion. Thriller saupoudré de passages musicaux moyens, cette séquelle peut se voir comme une tentative de casser le mythe faussement anarchique conçu dans la réinvention séminale de 2019. Divisif pour sûr, mais toujours aussi vain.
Note: 12,1/20