Critique ciné: "Le Diable s'habille en Prada 2"
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Devant retravailler pour le magazine de modequi l'a vue éclore, Andrea va devoir subir les foudres de son ancienne boss Miranda...
Ce qu'on ne pourra jamais imputer aux comédies dites "chick flicks", c'est de ne pas êtres aussi vénéneuses et piquantes que celles de leurs comparses masculins. "Le Diable s'habille en Prada" premier du nom avait fait son petit effet il y'a déjà vingt ans de cela, l'érigeant en classique instantané du genre. Cette suite tardive s'inscrivant dans une lignée de legacyquels nostalgiques se courve certes d'un vernis 2.0, mais son discours comme sa mise en scène sont d'un autre âge. Car ce faux film de girlboss ne peut jeter assez de strass et paillettes abondantes pour camoufler sa vacuité totale, que ce soit dans son script aux enjeux nuls et non avenus ou son humour finalement bien tiède. On pourriat encore tolérer le caractère fluff d'une telle proposition, typique d'un blockbuster de ce calibre, si ce faut récit d'empouvoirement féminin ne se déboulonnait pas de lui-même, nous rappelant à l'envie, si on le regarde vraiment, que l'émancipation de ses héroïnes ne passe que par des impératifs matériaux, livrés et mis en place par des hommes. En bref, un retour en arrière, dans tous les sens du terme.
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En bref: Suite tardive d'un hit d'époque mou, plat et idéologiquement discutable, "Le Diable s'habille en Prada" brade son humour vachard pour un féminisme au rabais vendu sur l'autel d'un lénifiant statut-quo. Un métrage pété de thunes mais qui ne raconte rien, ne propose rien,e t ne risque surtout pas de remettre quoi que ce soit en question. Une boite de lexomail faite film.
Note: 10/20