Critique ciné: "Jumpers"
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Découvrant une technologie capable de transférer l'esprit d'un humain dans celui d'un animal de synthèse, la jeune Mabel se mue en castor afin de sauver la forêt environnante d'un projet de construction...
Fut un temps où Pixar, pionnier de l’animation en image de synthèse, représentait la crème de la crème absolue dans le domaine, au point d'ériger leur modèle en standard industriel. Après une flopée d'échecs critiques et publics dus davantage aux caprices des politiques du streaming que par la teneur de leur contenu, le studio d'Emeryville nous offre une sortie ciné originale suivant le succès de "Vice Versa 2", ce qui est en soi une victoire (en attendant l'inévitable séquelle de Toy Story). Graphiquement et narrativement, "Hoppers" (titre original) à tout pour se démarquer du Pixar de base - son réal Daniel Chong, transfuge de chez Cartoon Network, appliquant au projet sa sensibilité et timing cartoonesques. Si la structure demeure en tout points classique, elle s'accompagne d'un humour décalé très contemporain mâtiné d'une touche d'émotion suffisamment dosée pour ne pas tombe dans le mélo moralisateur. Pour la première depuis longtemps, on à l'impression de voir un divertissement à la fois ancré dans les habitudes de ses créateurs et en décalage avec ses acquis. C'est ce qui fait la force de cet opus animalesque aussi doux que dingue.
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En bref: Aventure rocambolesque alignant les passages bien barrés, "Jumpers" se démarque sans mal des derniers Pixar par une facture nettement pus cartoonesque et un humour joyeusement absurde qui le rendent à la fois cohérent et décalé avec la ligne éditoriale du studio d'Emeryville. Une très bonne surprise.
Note: 14,6/20