30 octobre 2009
Critique ciné: "Mary & Max"


Fin des années 70, Australie. La petite Mary Daisy Dinkle, dont le signe distinctif est une tache marron sur le front, n'a pas d'amis, à part un poulet qu'elle a adopté. Un jour, elle décide d'établir uen correspondance avec un parfait inconnu, dans l'espoir de s'en faire un ami. Cet inconnu sera Max Jerry horowitz, un quarantenaire obèse atteint du syndrome d'Asperger, vivant à New York...
Pen-pals. Dans le monde de l'animation, "Mary & Max" se pose d'emblée comme une réference. Dans le monde de l'animation pour adultes, pour etre précis. Ce récit de la relation épistolaire entre une jeune fille et un homme agé, tous deux sujets à des troubles existentiels, n'est pas vraiment à recommander aux très jeunes. On est ici a des antipodes, voire meme des années-lumières d'un Disney ou d'un Pixar lambda. L'univers morbide et décadent, plongé tantot dans des tons gris ou sépia est peuplé de personnages aux characteristiques particulières, aux destins pas toujours cléments. La force du long-métrage se trouve dans la relation entre les deux protagonistes, mais aussi dans leur habitudes les plus triviales, sublimées par une animation en pate à modeler remarquable et une distribution vocale des plus adéquates. Le film brasse tant de thèmes difficiles tels que le deuil, le désir ou la maladie tout en jonglant aisément entre drame et humour, sans jamais verser dans le pathos. Une recette pleine de sensibilité et d'invention qui ne peut laisser personne indiférent. Il serait regrettable de passer à coté de ce film, qui non seulement est un joyau d'animation, mais aussi une leçon de cinéma.
En bref: Absolument génial en termes d'animation et de narration, "Mary & Max" est un film peuplé de personnages grotesques en apparence, mais attachants au fond. Une histoire drole et poignante sur deux individus qui s'aident à faire face aux tourments de la vie, malgré les différences d'age et de lieu, abordant des thèmes universels et inhabituels avec une rare justesse. Une merveille!
Note: 17,5/20
03 octobre 2009
Critique ciné: "Hotel Woodstock"


Dans l'Amérique de 1969. Le jeune Elliott, promis à un brillant avenir de décorateur d'intérieur, doit retarder ses projets pour aller aier ses parents à entretenir leur hotel insalubre. Cerné par les problèmes liés à la maintenance des locaux, Elliot trouve une solution financière dans l'organisation d'un festival hippie, refusé dans une autre ville. Il ouvre les portes de sa ville et de l'hotel familial à des millions de jeunes gens venus célebrer l'amour et la musique...
Love, Peace & Music. Pour son nouveau film après "Brokeback Mountain", l'éclectique Ang Lee ne quitte pas l'Amérique, et troque les plaines montagneuses et ses cowboys pour une petite bourgade tranquille, devenue un des points phares de l'évenement musical le plus important du siècle prendra place. "Hotel Woodstock" se focalise sur l'entreprise désespérée et tumultueuse de collecte de fonds d'un jeune homme, pris entre les errances d'hippies très relax et l'incompréhension des autochtones. Le long-métrage se laisse regarder et oscille peu souvant entre moments vraiment droles et passages plus intimistes, ce qui rend l'ensemble assez inégal. Il faut néanmoins noter l'interprétation solide des comédiens, ainsi qu'une plongée convaincante dans l'Amérique des sixties. Au final, sans etre un grand film, "Hotel Woodstock" aura quand meme le mérite de nous offrir un petit bol d'air frais nimbé de marijuana.
En bref: "Hotel Woodstock" nous plonge en plein dans la péridoe "Peace & Love" américaine. Moments de bonne humeur communicative et de relations inter-générationnelles font le sel de ce film, qui cependant manque assez de punch et de vitalité. Reste un film sans sympathique, agréable et surtout sans prétention.
Note: 14/20
31 juillet 2009
Critique ciné: "La-Haut"


Carl Fredericksen, un vieillard peu aimable, décide un beau jour pour échapper à la maison de retraite, d'élever sa résidence dans le ciel à l'aide de milliards de ballons, direction l'Amérique du Sud. Mais Fredericksen a à peine commencé son voyage vers son havre de paix, qu'un petit scout nommé Russell vient frapper à sa porte, à quelques centaines de mètres d'altitude...
L'Aventure, c'est extra! La sortie d'un nouveau film Disney/Pixar suscite toujours une attente particulière chez les spectateurs, petits ou grands. Après avoir fait craquer le monde avec un petit robot et un rat cuisinier, les artisants du studio californien nous invitent à vivre l'ultime aventure d'un vieillard aigri accompagné malgré lui d'un jeune explorateur zélé. Ambiance beaucoup plus mélancolique et triste dans ce long-métrage qui fait fort en abordant des thèmes plus matures tels que la difficulté du deuil. L'aventure est quand meme au rendez-vous, exotique, délirante et périlleuse, pleine de découvertes toutes plus insolites les unes que les autres. Si les plus jeunes risquent de rater le caractère symbolique de ce périple incroyable, ils ne risquent cependant pas de s'ennuyer devant les frasques des personnages principaux gentiment allumés. Malgré son coté mièvre qui lui fait parfois défaut, ce nouveau Pixar confirme une fois de plus la capacité du studio à raconter des histoires pleines de sensibilité, écrites avec intelligence, et surtout, aussi grandioses à regarder à travers des yeux d'enfants ou un regard d'adulte.
En bref: "La-Haut", ou l'incroyable odyssée d'un vieillard et d'un scout rondouillard vers des terres inconnues. Un film d'animation qui change du Pixar habituel avec sa dimension nostalgique. Si la mièvrerie typiquement disneyenne vient parfois plomber le rythme du film, il n'en reste pas moins un excellent travail d'animation, calibré pour tous ages. Un voyage qui se savoure aussi avec en 3D.
Note: 16/20
28 juillet 2009
Critique ciné: "Adieu Gary"


Dans une ville ouvrière, une population vit une vie tranquille. Parmi ces gens se trouve Francis, ouvrier dédié à son travail, dont le fils Samir ne souhaite pas suivre le parcours. La voisine de Francis a un fils, qui attend obstinément le retour de son père...
Poor lonseome cow-boy..."Adieu Gary" est un drame intimiste qui relate le quotidien ordinaire d'une petite cité baignée de soleil. Histoire d'un petit groupe d'individus, notamment de jeunes qui se tournent péniblement vers l'avenir et de leurs ainés qui ne savent plus où donner de la tete, le film de Nassir Amaouche fait preuve d'une réelle sensibilité et dans quelques scènes, d'un sens de la comédie fort agréable.
En bref: "Adieu Gary" se regarde pour la prestation de ses comédiens remarquables et l'ambiance calme qu'il distille plutot que pour son histoire. Un drame pas forcément captivant, mais mis en scène avec justesse. Un premier film sincère et réussi.
Note: 14/20
24 juin 2009
Critique ciné: "Antichrist"
Bienvenue pour une nouvelle critique ciné! Dernier film vu en salle: "Antichrist", le nouveau film pas net de Lars Von Trier...


Après avoir perdu leur jeune enfant, un couple s'isole dans une petite maison au coeur des bois. Malgré les bonnes intentions d'un mari qui tente de comprendre les tourments de son épouse, celle-ci s'enfnce lentement dans la folie...
Very bad trip! Disons-le tout de suite, le nouveau film du fameux metteur en scène danois Lars Von Trier n'est pas à recommander à tout le monde. Ce qui commence comme un drame sur la difficile épreuve du deuil devient une descente aux Enfers malsaine et plutot dérangeante. La nature graphique et la haute teneur sexuelle de certaines scènes viennent bousculer tout d'un coup le calme de longues scènes silencieuses, filmés dans de magnifiques ralentis. Entre thérapie et délire psychopate, le film est presque inclassable, et de ce fait, risque de ne pas plaire à tous les spectateurs. Si vous recherchez par contre un bon truc pour vous remuer temporairement les tripes, ce bad trip filmqiue est fait pour vous.
En bref: "Antichrist" ou le calvaire d'un couple dans les bois. Le film de Lars Von Trier dérange et met mal à l'aise, alors ames sensibles, restez chez vous. Pour les interessés, préparez-vous à voir un film quasi-expérimental franchement barge. Un des chocs ciné de l'année.
Note: 14/20
27 février 2009
Critqiue ciné: "Ricky"
Bienvenue pour cette nouvelle critique ciné! Nous sommes allés voir hier "Ricky", une comédie dramatique assez troublante...


Cathy vit seule avec sa fille Lisa. un jour, Cathy rencontre Paco. Cathy et paco s'aiment. De leur union nait Ricky, un beau petit bébé. Mais Ricky montre vite un comportement différent des autres nourrissons...
Bébé part en vadrouille. Avoir un bébé fait partie des plus belles choses de la vie. Mais que se passe t-il quand le fruit de vos entrailles est atteint d'un mal inexpliquable? Ricky, miracle de la nature ou résultat d'une contamination tchenrnobylienne? A cette question, le François Ozon ne nous donnera guère de réponses. Seule certitude, c'est que toute une famille se retrouve chavirée, bouleversée dans cette histoire étrange teintée de fantastique. Ce qui aurait pu etre une banale histoire de couple amoureux sous des apaprences de drame social platounet est en réalité une histoire sur la famille, parfois amusante et poignante. Si beaucoup de choses ne tournent pas rond dans ce film, cela ne l'empeche pas de nous tenir en haleine durant la projection. Le petit Ricky restera dans les annales des bébés du cinéma.
En bref: Drame social, portait de famille, hsitoire fantastique: "Ricky", le nouveau film de François Ozon est un peu de tous ces genres. Un long-métrage très étrange et meme parfois des plus troublants, porté par d'excellents comédiens. Une drole de surprise.
Note: 14/20
26 février 2009
Critique ciné: "Cyprien" + "Gran Torino"
Bienvenue pour de nouvelles critiques ciné! Quoi de neuf dans les salles? "Cyprien", une comédie sur les geeks, et "Gran Torino", un drame signé Clint Eastwood...


Cyprien est ce qu'on appelle un "nerd", un individu à part. Travaillant comme assiatant informaticien au sein d'un prestigieux magazine de mode, il est ignoré et fait l'objet d'incessantes moqueries. Pire encore, cet as du clavier est malheureux en amour. Son reve serait un jour d'avoir une femme à ses cotés. mais quand on est un geek ultime, flanqué d'une bande d'accros à l'ordi, ce n'est pas toujours facile de draguer...
Geek power! Il est sympathique, ce Cyprien, grosse tete au grand coeur, vénèré par ses semblables et loser éternel pour le reste du monde. Elie Semoun fait décoller son personnage de sketchs sur grand écran, dans cet étrange mélange entre "Ugly Betty" et "Docteur Jerry et Mister Love". Défendant de manière humouristique la "geek attitude" et pronant la tolérance en général, comme l'exige ce type de comédie, "Cyprien" est un long-métrage baigné dans une ambiance quasi-rétro, qui tire son facteur émotion du caractère presque pathétique de son protagoniste, suintant le décalé par tous les pores de la peau. "Décalé" serait presque un euphémisme, au vu de la mise en scène hallucinée et des acteurs quasiment en roue libre. Amusant, et finalement assez conventionnel, le film se regarde avec grand plaisir.


Walt Kowalski, véteran de la guerre de Corée, vit dans une banlieue pavillonnaire typique américaine. Vieillard patriote, raleur et raciste, il vit seul depuis le décès de sa femme, entouré par une population asiatique qu'il ne supporte guère. Le jour où un jeune homme de la communauté Hmong tente de lui voler sa Gran Torino, voiture de collection, les choses vont changer pour Kowalski...
La force de l'age. La Gran Torino, c'est la voiture de Starsky et Hutch, mais c'est aussi l'une des possessions les plus inestimables du personnage incarné par Clint Eastwood dans son nouveau film. Il est méchant, il crache et il jure, mais cet Américain va laisser tomber son armure au contact de voisins accueillants...et s'armer de sang froid face à la menace d'un gang local... A presque 80 ans, Eastwood campe son personnage de vétéran terrible avec force et conviction, synthèse ultime des figures cinématographiques qu'il à incarné à travers sa carrière. D'une histoire banale mais finement écrite, il en tire un film drole et touchant, qui frappe sans verser dans le pathos ni la facilité. Une oeuvre remarquable, traitée avec ce qu'il faut de justesse. Un des grands moments ciné de l'année.
En bref: "Cyprien" le personnage décalé, attachant et drole d'Elie Semoun débarque sur grand écran. Cette comédie allumée, qui navigue quelque part entre la morale sur la tolérance et l'apologie de la "geek life", est une curiosité filmique fort amusante. On est pas loin du film générationnel.
Note: 14/20
En bref: "Gran Torino" est un des grands films de ce début d'année. Drole, frappant, d'une grande puissance dramatique, l'histoire de ce vieil homme intolérant marque par sa mise en scène experte et ses comédiens excellents. Clint Eastwood signe un des films les plus marquants de sa carrière, et un grand moment de cinéma américain.
Note: 17/20
17 février 2009
Critique ciné: "L'Etrange histoire de Benjamin Button"
Bienvenue pour cette nouvelle critique ciné! Voici mes impressions sur "L'Etrange Histoire de Benjamin Button", un remarquable film dramatique...
L'histoire de la vie de Benjamin Button est des plus extraordinaires. Bébé né avec une constitution de vieillard mourrant, il grandit à l'envers, en rajeunissant. Son existence va etre marquée par l'amour, la guerre, et les changements de la socièté...


Encensé par une grande partie de la presse spécialisée et favoris de la selection des Oscars, le nouveau long-métrage du réalisateur visionnaire David Fincher est une petite merveille. Adaptant une nouvelle de F. Scott Fitzgerald à l'écran, il marie le classicisme et la sophistication d'une production hollywoodienne à l'ancienne et les moyens impressionants d'un blockbuster actuel. La prouesse technique accomplie en est la plus brillante démonstration. Passant du statut de viellard en salopette à celui de jeune homme mur, le comédien Brad Pitt rajeunit à l'écran de manière stupéfiante. Histoire d'un homme emporté par les changements brusques et les opportunités de la vie, "L'Etrange Histoire..." est un spectacle charmant, parfois mièvre, et peu etre un peu long. Deux heures trente, qui ne sont pas follement remuantes, mais tout de meme envoutantes pour qui se laissera charmer. Porté par des acteurs au diapason et une mise en scène des plus sages, le long-métrage n'est certes pas le plus percutant que Fincher ait livré, mais reste un fabuleux moment de cinéma.
En bref: "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" ou la vie d'un homme qui vieillisait à l'envers. Quand l'Histoire avec un grand H se conjugue aux histoires intimes, où la Vie cotoie continuellement la Mort. D'un classicisme raffiné, ce grand film hollywoodien est visuellement splendide et interprété avec conviction. Un film à voir.
Note: 17/20
05 février 2009
Critique ciné: "Morse" + "Volt, star malgré lui"
Bienvenue pour ces deux nouvelles critiques ciné! Quoi de neuf dans les salles cette semaine? "Morse", un film fanatstique suédois, et "Volt, star malgré lui", le dernier Disney...


Le jeune Oskar subit régulièrement les brimades de ses camarades de classe. Il cherche à concrétiser ses désirs de vengeance, lorsqu'il fait la connaissance de la jeune Eli, vivant près de chez lui. L'amitié nait entre les deux enfants, tous deux mis à l'écart, mais un mystère plane autour d'Eli...
Sang pour sang."Morse" est à coup sur un des films les plus troublants et fascinants du moment, un film qui captive par son alchimie réussie entre drame et film fantastique. Histoire d'un idylle naissant entre un jeune garçon et une vampire, le long-métrage de Tomas Alfredson est à des années-lumières d'un "Twilight" et de ses minauderies adolescentes; cette histoire d'amour nimbée d'une atmosphère sombre et glaiciale étant pudique et plus sensible. Sanglant et particulièrement grave, le ton du film ne laisse pas de place à la bonne humeur. Mais les quelques gouttes d'humour noir qui le composent rendent l'ensemble acceptable. Mention spéciale pour Kare Hedebrant et Lina Leandersson, des jeunes comédiens qui font preuve d'une étonnante maturité dans leurs roles respectifs. Une réussite.


Chien au pelage blanc éclatant et au regard grave, Volt est doté de super-pouvoirs et sauve le monde de la menace d'un terroriste louche. Enfin, c'est ce qu'il croit, car l'animal est enfermé dans l'univers fantasmé d'une série télé dans laquelle il joue le role principal. Mais lorsque les circonstances l'amènent à quitter les décors de la série pour s'aventurer dans le monde réel, Volt va vite se rendre compte que ses pouvoirs n'étaient que du bidon...
Super-toutou. La dernière production Disney, c'est d'abord une équipe de choc. Un chien qui croit etre une Steve Austin sur pattes. Une chatte sarcastique portée par l'appat du gain. Un hamster fanatique et un rien psychotique. Rien que ça. Le studio de la souris aux grandes oreilles s'affranchit à chaque film de l'influence des grands classiques, de telle sorte que les créateurs laissent la place au grand n'importe quoi. Et c'est finalment ce qui fait de "Volt, star malgré lui" un divertissement hilarant, car sans le charisme de ses personnages loufoques, autant chez les seconds roles que chez les principaux, qu'y aurait-il? Une énième fable semi-moraliste sur l'affection, la famille et tout ce que l'empire de Mickey s'evertue à défendre depuis des lustres. Du coté animation, c'est du bel ouvrage, et la VO est particuilèrement réussie. On ne change pas un film Disney. Mais on peut le faire dans l'air du temps.
En bref: "Morse" est un film fanastique suédois captivant, sombre et sanglant, porté par des interprètes excellents. Une histoire d'amour entre une vampire et un jeune homme qui fait passer "Twilight" pour un gentil conte de fées.
Note: 16,5/20
En bref: Dernier-né de la branche animation 3D des studios Disney, "Volt, star malgré lui" est un divertissement familial basé sur une recette connue, qui doit sa réussite à un beau travail d'animation et à une galerie de personnages frappadingues. Drole autant pour les marmots que pour les adultes.
Note: 16/20
01 février 2009
Critique ciné: "Les Seigneurs de la Guerre"
Bienvenue pour une nouvelle critique ciné! Dernier film vu en salles: "Les Seigneurs de la Guerre", un film d'aventures épique...

Dans la Chine médiévale, trois hommes que tout oppose se jurent fidélité et font front commun. Aux commandes d'une armée de bandits, ils vont faire régner leurs propres visions de la justice...
Frères d'armes. Le casting de stars asiatiques et le nombre impressionant de figurants sont deux atouts majeurs qui permettent de se rendre compte de l'ampleur d'une production telle que "Les Seigneurs de la Guerre". Tiré d'un récit fondateur, l'intrigue voit les destins de trois individus, qui malgré leurs profondes convictions, vont s'engager sur le meme terrain de bataille. Une alliance qui risque malheureusement à tout moment de vaciller...Tragique et épique, le film s'interesse à la psychologie de ses protagonistes, et livre à quelques moments des scènes de bataille d'une brutalité quasi-virtuose. Ce film étranger peut déboussoler, surtout si on est pas calé en histoire chinoise, néanmoins sa dramaturgie et le jeu tout en retenue de ses comédiens permet de le rendre accesible au public intéressé.

En bref: "Les Seigneurs de la Guerre" est un spectacle épique, tragique et très sérieux. L'histoire de ces trois hommes à la tete d'une armée de bandits ne risque pas de plaire à tous, malgré les points forts de sa mise en scène, descnete aux Enfers qui ne s'encombre pas d'effets tape-à l'oeil.
Note: 15/20