10 novembre 2009
Critiques ciné: "La Loi de Murphy" + "Cinéman"


Durant ses quatre années de taule, Elias à eu le temps de gamberger sur pas mal de choses. la Loi de Murphy, par exemple. Celle qui dit que la tartine tombera inexorablement du coté de la confiture. A quatre heures de la fin de sa conditionelle, alors qu'il opère en tant que brancardier dans un hopital de la capitale, il va voir cette sacrée loi lui tomber dessus, avec l'arrivée de vieilles connaissances, accessoirement mafieux nototires...
Arnaques, crimes et coloscopie. "La Loi de Murphy" séduit d'abord par son pitch, certes pas révolutionnaire, mais potentiellement drole: un brancardier qui a bientot fini de purger sa peine va voir un torrent de poisse s'abattre sur lui. Avec son intrigue à mi-chemin entre "Snatch" et "Urgences" et sa galerie de personnages allumés, cette comédie dynamique joue à fond la carte du divertissement décomplexé, farci de rebondissements et de dialogues parfois hilarants. Le tout fonctionne grace à des acteurs qui s'amusent bien dans leurs roles et à des gags très marrants, notamment une pardoie de télé-réalité et l'interrogation existentielle d'un gangster gitan. Un bon moment de rigolade en perspective.


Regis Deloux est un professeur de mathématiques peu clément envers ses élèves et franchement pas doué avec les femmes. Lorsque ce dernier trouve une broche magique dans un carton de vieux livres, il se découvre le pouvoir d'aller et venir dans les films, afin de sauver une damoiselle en détresse. Régis, avec son nouveau pouvoir, devient Cinéman...
La magie du 7ème (nan)art. Un homme muni d'un artefact enchanté usurpe l'identité des héros de films et fait le malin dans des pastiches de films de genre. C'est le point de départ (et seule idée) de "Cinéman", film étrange qui se veut déclaration d'amour au cinoche. Mais voila, deux problèmes. D'abord, le héros du film est incarné par Franck Dubosc. Qui de mieux, en effet, que l'un des comiques français les plus populaires pour incarner un quarantenaire gentiment ringard et en mal d'amour. Deuxièmement, on ne peut pas dire que l'ensemble, malgré une évidente volonté de rendre hommage au merveilles sur pellicule, soit d'une franche réussite. Certes, les décors et costumes sont soignés, mais la post-synchronisation labiale hasardeuse et le manque de rythme et d'humour de la plupart des scènes plombent le tout. Seules quelques répliques bien senties arriveront à arracher un sourire, dans ce délire filmique aux couleurs acidulées. Pas vraiment mémorable, le film est quelque part entre un contre moderne un tantinet ridicule... et le foutage de gueule. Dommage.
En bref: "La Loi de Murphy", c'est de la comédie déjantée sur fond d'arnaque, de réglements de compte et de lavements intestinaux. Une belle galerie de personnages gentiment dingues embourbés dans une affaire louche s'agitent dans tous les sens, pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. Une bonne surprise!
Note: 15,5/20
En bref: Il y'avait de l'idée dans le pitch de "Cinéman". Dommage que le résultat final ne soit rien de plus qu'une ébauche de ces possibilités. La faute en grande partie au cabotinage permanent de Frack Dubosc et le manque de punch de la mise en scène. Malgré une mise en images parfois sympathique et des moments parodiques amusants, le long-métrage s'enlise dans le sentimental et l'absurdité. Pas pour le meilleur.
Note: 12/20
28 octobre 2009
Critique ciné: "Lucky Luke" + "Jennifer's Body"


Lucky Luke, le légendaire cowboy solitaire, est chargé par le Président des Etats-Unis de protéger la petite ville de Daisy Town. Déterminé à faire régner la justice sans faire couler une goutte de sang, l'homme qui titre plus vite que son ombre va devoir affronter les pires crapules de l'Ouest...
Poor lonesome cow-boy... Après avoir brillé dans les roles de Brice de Nice et OSS 117, le "bankable "Jean Dujardin se glisse dans les santiags du héros de Morris et Goscinny. Jean délavé, chemise trouée et mèche brune garantie sans gel: sous les traits du comique, le personnage ne perd pas en charisme. Au passage, il gagne un passé des plus troublants et un penchant pour les femmes emballés dans un corset. Premier constat et non des moindres, le film prend d'étonnantes libertés par rapport au matériau d'origine. Le long-métrage de James Huth est une espèce de "western camembert" acceptable farci de quelques bonnes idées visuelles, mais surtout une comédie douce-amère, naviguant difficilement entre tragique et absurde. Dans ce joyeux ménage, les acteurs semblent avoir sniffé de la colle plus d'une fois, et ça part en roue libre à de nombreuses reprises. Au final, l'ensemble n'est pas si mauvais. Mais pas génial non plus.


Jennifer et Needy sont deux meilleures amies tout à fait normale, vivant une vie de lycéenne américaine lambda. Jusqu'au jour où, à la suite d'un terrible accident survenu dans leur petite ville, Jennifer revient auprès de son amie, tachée de sang et révelant un comportement des plus étranges. Peu de temps après, la demoiselle commence à montrer un appetit peu singulier pour les garçons du bahut...
Naughty girls need love too. Violence, érotisme et rigolade: trois élements presque indispnsables dans le domaine de l'horreur. La recette pour les mélanger parfaitement n'existe pas cependant. Si "Jennifer's Body" n'est pas un grand exemple de film d'horreur, il s'avère etre un essai assez plaisant dans le genre. Ecrit par Diablo Cody, auteur du rafraichissant "Juno" et la rare réalisatrce Karyn Kusama, le film exploite le registre de la donzelle démoniaque en y ajoutant une dose d'humour noir et de boucherie sanglante. C'est dans la veine d'un teen-movie régulier, avec un sens de la dérision qui fait mouche et des portraits d'ados américains jusqu'au bout des ongles (dans le role titre, la comédienne Megan Fox assure en garçe lubrique) . Pas franchement réussi, mais suffisamment pour provoquer des pincées d'hilarités, "Jennifer's Body" est un divetissement qui s'assume à cent pour sang.
En bref: "Lucky Luke", avec OSS 117 dans le role-titre et le réal de "Brice de Nice" derrière la caméra. Résultat: un western foldingue jamais avare en scènes ridicules et transitions confuses. Prenant de grosses libertés avec la BD originale, un délire doux-amer en Technicolor, et malgré quelques scènes d'une drolerie étrange, l'ensemble est inégal. Amusant.
Note: 14/20
En bref: Une fille devenue l'incarnation du mal croque du male dans "Jennifer's Body", amusant film d'horreur gore teinté d'érotisme et de second degré. Le film n'est pas des plus réussis ni des plus mémorables dans le genre, mais le jeu des acteurs et l'humour noir de certaines scènes suffisent à faire passer un bon petit moment d'épouvante.
Note: 14/20
18 octobre 2009
Critique ciné: "Hyper Tension 2"
Note du critique: Le film dont vous allez lire la critique n'est pas sorti dans les salles francaises, et à été montré lors d'une projection unique au cinéma parisien Le Nouveau Latina, le samedi 17 octobre à minuit. Néamoins, le film sera disponible en Blu-Ray et DVD dès le 21 octobre. Kapalsky vous invite à lire l'excellente critique du film sur Nanarland. Et à voir le film aussi, bien sur.


Chev Chelios, tueur à gages auquel on a inoculé un poison mortel, à terminé son existence en tombant d'un hélicoptère. On croyait l'impitoyable assassin refroidi après sa chute mortelle, jusqu'à ce que des mafieux chinois l'embarquent et lui subtilisent son palpitant. L'homme se retrouve alors avec un coeur artificiel, dont il doit constamment surveiller la charge en éléctricité. Parti à la recherche de son coeur, Chelios s'embarque dans une virée infernale, pleine de violence, de sexe et de stimulations en tout genre, poursuivi par les mafias locales et la police...
WHAT THE F**K? Sorti il y'a deux ans, le premier "Hyper Tension" était une petite surprise, film d'action de série B hautement survolté avec un scénario qui tenait sur un post-it, mais une idée furieusement alléchante: pour éviter que le coeur du héros ne s'arrete, il devait se soumettre à une batterie de stimulations, de l'overdose de spray nasal en passant par de régulières décharges éléctriques. On pensait le héros mort à la fin du premier épisode, mais voila! les réalisateurs déjantés Mark Neveldine et Brian Taylor (auteurs du récent "Ultimate Game") avaient d'autres projets en tete pour leur protagoniste puisqu'ils le réssucitent dans cette improbable suite filmique. Avant toute chose, oubliez tout sens des réalités et de la logique, car ce film en est dépourvu. Difficile de résumer ce qui pourrait se décrire comme une esclalade constante d'ultra-violence, d'horreur et de débauche, délicatement saupoudrée de dizaines de variations du mot "fuck". Là où le premier égrennait les situations délirantes, le second s'engage dans une route foutraque et liberée de toute convention. Quite à sombrer dans le grotesque, les deux esprits tordus de cinéastes envoient l'acteur Jason Statham (gran-diose!) dans les délires les plus dingues, le tout filmé en numérique hyper-nerveuse. Si son manque de morale, son imagerie dégradante envers la femme et sa vision terrifiante du monde en générale ne sont pas du meilleur gout, on peut cependant se laisser emporter dans ce maelstrom de connerie jouissive et dézinguée, au-delà de la série B et pas très loin de la Z, qui aligne les séquences les plus fantasques avec un enthousiasme et une énergie débordantes. Ames sensibles s'abstenir, et amateurs d'étrangetés filmiques, voici un film à ne pas manquer.
En bref: "Hyper Tension 2" ne repousse pas seulement les limites de l'absurdité, il les explose, les transcende dans une explosion frénétique d'ultra-violence, d'humour noir et de délires visuels en tout genre. Recommandé en premier lieu aux amateurs de films trash et d'OVNis filmiques, cette loufoquerie cinémtographique hautement chargée en adrénaline embarque dans une virée en Enfer jubilatoire et hautement indescrpitible.
Note: 17/20
07 octobre 2009
Critique ciné: "Le Petit Nicolas"


Nicolas est un petit garçon tout à fait normal: comme tous les enfants, il fait des betises, joue avec ses copains et se lève le matin pour aller à l'école. Entre les facéties de ses camarades et l'attention de ses parents bienveillants, il s'interroge sur la vie et ses petits tracas...
Salut les copains. Beaucoup d'oeuvres littéraires françaises à phylactères ne sont pas encore passées dans la moulinette infernale du portage sur grand écran. Avant que "Lucky Luke" ne dégaine son revolver, c'est au tour du Petit Nicolas, garnement issu de l'imagination des auteurs Goscinny et Sempé, de dégainer son stylo plume et son encre de Chine. Bonne humeur et petites folies de la vie quotidienne sont au coeur de cette adaptation ciné, qui nous plonge dans une ère rétro des plus charmantes. Les connaisseurs retrouveront leurs héros en culottes courtes, incarnées par de jeunes bouilles prometteuses, entourées par un casting de stars adultes assez déjanté. C'est sympathique, innocent, très drole, et parfois légèrement borderline. Il fallait oser mettre en scène les aventures de ce petit garçon, le réalisateur Laurent Tirard s'en tire très bien, tout en insufflant à l'oeuvre originale un soupçon de modernité. Une bonne surprise coté comédie.
En bref: "Le Petit Nicolas" réussit son passage par la case ciné. Un divertissement rigolo et sympathique, porté par des tetes blondes ravageuses et nimbé d'un esprit rétro assez charmant. Une comédie française sans vulgarité ni exagération à outrance, qui vaut le détour.
Note: 16/20
03 octobre 2009
Critique ciné: "Hotel Woodstock"


Dans l'Amérique de 1969. Le jeune Elliott, promis à un brillant avenir de décorateur d'intérieur, doit retarder ses projets pour aller aier ses parents à entretenir leur hotel insalubre. Cerné par les problèmes liés à la maintenance des locaux, Elliot trouve une solution financière dans l'organisation d'un festival hippie, refusé dans une autre ville. Il ouvre les portes de sa ville et de l'hotel familial à des millions de jeunes gens venus célebrer l'amour et la musique...
Love, Peace & Music. Pour son nouveau film après "Brokeback Mountain", l'éclectique Ang Lee ne quitte pas l'Amérique, et troque les plaines montagneuses et ses cowboys pour une petite bourgade tranquille, devenue un des points phares de l'évenement musical le plus important du siècle prendra place. "Hotel Woodstock" se focalise sur l'entreprise désespérée et tumultueuse de collecte de fonds d'un jeune homme, pris entre les errances d'hippies très relax et l'incompréhension des autochtones. Le long-métrage se laisse regarder et oscille peu souvant entre moments vraiment droles et passages plus intimistes, ce qui rend l'ensemble assez inégal. Il faut néanmoins noter l'interprétation solide des comédiens, ainsi qu'une plongée convaincante dans l'Amérique des sixties. Au final, sans etre un grand film, "Hotel Woodstock" aura quand meme le mérite de nous offrir un petit bol d'air frais nimbé de marijuana.
En bref: "Hotel Woodstock" nous plonge en plein dans la péridoe "Peace & Love" américaine. Moments de bonne humeur communicative et de relations inter-générationnelles font le sel de ce film, qui cependant manque assez de punch et de vitalité. Reste un film sans sympathique, agréable et surtout sans prétention.
Note: 14/20
20 août 2009
Critique ciné: "Inglorious Basterds" + "Numéro 9"


En pleine Seconde Guerre Mondiale, une troupe de soldats dirigée par le Lieutenant américain Aldo Raine, connue sous le nom des "Batards", s'apprete à faire tomber les Nazis. C'est en plein coeur d'une France occupée que le destin de plusieurs personnages, résolus à faire chanceler le règne d'Hitler, vont entrer en collision...
Ein! Zwei! Die! Des bidasses teigneux et pas commodes, partis pour mettre le IIIème Reich à genoux, cassent du nazi par paquet de douze avant de leur scalper le cuir chevelu. Ceci n'est qu'une des nombreuses facettes délirantes d'"Inglorious Basterds", le nouveau délire filmique de Quentin Tarantino. Probablement arrivé au sommet de son art, le cinéaste américain follement génial nous invite dans une réecriture de l'Histoire déjantée, sublimée par un casting d'enfer (mentions spéciales à un Brad Pitt, fameux en militaire arrogant, et Christoph Waltz, la raison n°1 pour voir ce film) et une bande-son tout droit tirée de westerns italiens.On sent la patte inimitable du cinéaste, aussi bien dans les dialogues que dans sa narration divisée en chapitres, tous plus formidablement mis en scène les uns que les autres. A moins d'etre un féru de faits historiques avérés ou réfractaire au style de QT, il serait dommage de bouder cette expérience jubilatoire, qui émoustille le cinéphile qui dort au fond de nous.
Dans un monde ravagé par la guerre, un pantin doué de vie nommé 9 cherche à survivre, accompagné par ses compères de tissu et de métal. Investi d'une mission salvatrice, il doit faire son chemin avec la menace constante d'attaques ennemies et d'un environnement hostile...
Master of Puppets. "Numéro 9" est le genre de film totalement calibré pour tous ceux qui apprécient la science-fiction post-apocalyptique et les univers sombres et menacants. Ce long-métrage d'animation en images de synthèses très particulier suit le parcours initiatique et pleins de dangers d'une troupe de petits aventuriers 100% coton. Malgré l'apparence presque rassurante des protagonistes, le film n'est pas à recommander à un très jeune public. Les quelques scènes d'action virevoletantes, moments de tension et de tragédie se succèdent, tout cela dans un univers crépusculaire; un ensemble terrifiant et dépressif, dans ce récit ou la loi de la séléction naturelle semble entrer en collison avec le récit de David et Goliath. Le long-métrage de Shane Acker, parrainé par Tim Burton, montre d'évidentes qualités et s'impose d'emblée comme l'un des films d'animation les plus intéressants de l'année.
En bref: Le très attendu "Inglorious Basterds" frappe très fort! Tarantino dynamite la Seconde Guerre Mondiale avec son style inimitable et sans concession. Un moment de cinéma purement jouissif, mais aussi une déclaration d'amour au 7ème Art. Un des grands films de l'année!
Note: 16/20
En bref: Film d'animation assez atypique, "Numéro 9" suit le voyage de petites poupées détentrices de l'essence de l'humanité dans un monde ravagé par les ténèbres. Un anti-Disney à l'ambiance sombre et crédible, saisissant au niveau visuel. A ne pas mettre en toutes les mains, cependant.
Note: 15,5/20
13 août 2009
Critique ciné: "Neuilly Sa Mère!"


Le jeune Sami Benboudaoud menait une vie tranquilledans sa petite cité de Chalon, jusqu'au jour ou, pour des raisons familiales, il doit s'installer dans la résidence de sa tante, située en plein dans Neuilly. Une famille spéciale, une éducation stricte, la découverte de l'amour et de la racaille bourgeoise: la vie de Sami risque désormais d'etre très mouvementée...
Sarkoland. Quelque part entre "La Vie est un Long Fleuve Tranquille" et "Le Prince de Bel-Air", "Neuilly Sa Mère!" dépeint fort drolement le choc des mondes entre celui des nantis et celui de la banlieue. Ce qui n'aurait pu etre qu'une suite de clichés et de blagues pro-UMP va bien heureusement au-delà des apparences; et meme si l'ensemble n'est pas tout à fait génial, il faut tout de meme noter la prestation des jeunes comédiens, pour la plupart à l'aide dans leurs roles respectifs, entourés par une galerie de guest-stars toutes plus allumées les unes que les autres. Drole et pleine de bonnes inentions, une comédie idéale pour la saison.
En bref: "Neuilly Sa Mère!" est un film sans prétention ni grand message à caractère social, mais un excellent divertissement pour qui sait apprécier le genre de la comédie populaire. Souvent hilarant, plus fin qu'il n'y parait, cette chronique de la vie d'un jeune maghrébin chez les bobos se regarde avec plaisir.
Note: 14/20
31 juillet 2009
Critique ciné: "La-Haut"


Carl Fredericksen, un vieillard peu aimable, décide un beau jour pour échapper à la maison de retraite, d'élever sa résidence dans le ciel à l'aide de milliards de ballons, direction l'Amérique du Sud. Mais Fredericksen a à peine commencé son voyage vers son havre de paix, qu'un petit scout nommé Russell vient frapper à sa porte, à quelques centaines de mètres d'altitude...
L'Aventure, c'est extra! La sortie d'un nouveau film Disney/Pixar suscite toujours une attente particulière chez les spectateurs, petits ou grands. Après avoir fait craquer le monde avec un petit robot et un rat cuisinier, les artisants du studio californien nous invitent à vivre l'ultime aventure d'un vieillard aigri accompagné malgré lui d'un jeune explorateur zélé. Ambiance beaucoup plus mélancolique et triste dans ce long-métrage qui fait fort en abordant des thèmes plus matures tels que la difficulté du deuil. L'aventure est quand meme au rendez-vous, exotique, délirante et périlleuse, pleine de découvertes toutes plus insolites les unes que les autres. Si les plus jeunes risquent de rater le caractère symbolique de ce périple incroyable, ils ne risquent cependant pas de s'ennuyer devant les frasques des personnages principaux gentiment allumés. Malgré son coté mièvre qui lui fait parfois défaut, ce nouveau Pixar confirme une fois de plus la capacité du studio à raconter des histoires pleines de sensibilité, écrites avec intelligence, et surtout, aussi grandioses à regarder à travers des yeux d'enfants ou un regard d'adulte.
En bref: "La-Haut", ou l'incroyable odyssée d'un vieillard et d'un scout rondouillard vers des terres inconnues. Un film d'animation qui change du Pixar habituel avec sa dimension nostalgique. Si la mièvrerie typiquement disneyenne vient parfois plomber le rythme du film, il n'en reste pas moins un excellent travail d'animation, calibré pour tous ages. Un voyage qui se savoure aussi avec en 3D.
Note: 16/20
28 juillet 2009
Critique ciné: "Adieu Gary"


Dans une ville ouvrière, une population vit une vie tranquille. Parmi ces gens se trouve Francis, ouvrier dédié à son travail, dont le fils Samir ne souhaite pas suivre le parcours. La voisine de Francis a un fils, qui attend obstinément le retour de son père...
Poor lonseome cow-boy..."Adieu Gary" est un drame intimiste qui relate le quotidien ordinaire d'une petite cité baignée de soleil. Histoire d'un petit groupe d'individus, notamment de jeunes qui se tournent péniblement vers l'avenir et de leurs ainés qui ne savent plus où donner de la tete, le film de Nassir Amaouche fait preuve d'une réelle sensibilité et dans quelques scènes, d'un sens de la comédie fort agréable.
En bref: "Adieu Gary" se regarde pour la prestation de ses comédiens remarquables et l'ambiance calme qu'il distille plutot que pour son histoire. Un drame pas forcément captivant, mais mis en scène avec justesse. Un premier film sincère et réussi.
Note: 14/20
23 juillet 2009
Critiques ciné: "Totally Spies: le Film" + "Brüno"


Alex, Clover et Sam sont trois filles jeunes et branchées débarquées à Beverly Hills. Ayant à peine fait connaissance, les trois demoiselles sont enrolées par le WOOHP, une organisation secrète qui protège l'Humanité. Début d'une grande histoire d'amitié et d'espionnage...
Jerry's Angels. "Totally Spies", l'un des dessins animés les plus "tendance" de ces dernières années, déboule dans les salles obscures. Si vous n'etes pas familiers avec ce dessin animé populaire, sachez qu'il s'agit en gros d'un "Droles de Dames" sauce animé et complètement déjanté. On retrouve donc Sam, Alex et Clover, héroines fashion abonnées au role d'espionnes entre deux cours du lycée. Le résultat sur grand écran est le meme que sur le petit: un graphisme aux couleurs pétillantes, un scénario débile ou grandement barjot, de l'action vivrevoletante et des gags visuels piqués dans les tiroirs de l'animation nippone. On retrouve donc tout l'esprit de série, allongé en une heure vingt de pure folie visuelle et auditive. La palme de la connerie dans cette farce animée revient non pas à ses héroines, mais au grand méchant, dont la voix n'est autre que celle de Karl Lagerfeld himself, sorte de Hitler top-model dont le plan de domination mondiale se résume à une aryanisation de la population. En gros, si vous n'avez pas peur du ridicule et si vous voulez rire un bon coup, "Totally Spies" devrait vous en donner pour votre argent.

Brüno, journaliste gay autrichien, quitte sa terre natale dans l'espoir de vivre l'"American Dream". Dans sa quete pour devenir une étoile du star-system, il se heurte malheureusement à un entourage peu enthousiaste. Dur de s'intégrer et esperer percer dans le milieu quand on est gay, et un brin nazi...
Gode blesse America! Vous pensiez que "Borat" était une démonstration d'ignorance et de débilité? Vous risquez de déchanter après le visionnage de "Brüno", le nouveau film qui va faire parler dans les chaumières. Après un rappeur incompétent et un journlaiste kazakh candide, le comédien Sacha Baron Cohen se glisse maintenant dans la peau d'un autre de ses alter-ego comiques, un reporter de la mode plus gay qu'on ne pourrait l'etre. Ca suit la meme trame narrative que "Borat": un étranger arrive en Amérique, la tete farcie d'espoir, pour finalement mordre le bitume de l'incompréhension. Toujours en mode camera cachée, le comédien égrenne les gaffes et autres frasques politiquement incorrectes. La puissance trash multipliée par mille. Personnage à la sexualité débridée et au phrasé mordant, Brüno dynamite le star-system et les valeurs ricaines à coups de boomerang. La satire fonctionne, car derrière son role de faux reporter, Cohen est un journaliste du vrai, épinglant l'indicible et le consternant dans une socièté encore pleine de barrières et de prejugés.
En bref: "Totally Spies: Le Film", c'est une heure vingt d'humour et d'action non-stop menée à un rythme d'enfer. Aventures délirantes pour un trio de charme dans ce film d'animation français influencé coté japonais: un énorme délire animé, stupide et barjot jusqu'au bout, qui se regarde ne serait-ce que pour l'intense rigolade qu'il procure!
Note:16/20
En bref: Après le choc Borat, l'ouragan Brüno défèrle sur nos écrans. Véritable satire sociale à la démarche ultra-trash, cette comédie américaine égratine aussi bien les people que le reste de la population américaine. C'est joyeux, franchement borderline, et bourré de moments de pure connerie. A voir, si vous avez le coeur bien accroché!
Note:15,5/20

