03 novembre 2009
Critique ciné: "Panique au Village"


Cow-Boy, Indien et Cheval vivent tranquillement dans leur village, en compagnie de leurs voisins fermiers et d eleurs animaux. Le jour de l'anniversaire de Cheval, Indien et Cow-Boy déciden de lui fabriquer un barbecue. Ce qui va provoquer, bien malgré eux, une suite d'évenements rocambolesques et catastrophiques...
Toy Story. Les auteurs belges Vincent Patar et Stéphane Aubier portent leur série télé "Panique au Village" sur grand écran! Pour ceux qui ne seraient pas familier avec cette pépite d'animation image par image, il s'agit des aventures non-sensiques de personnages farfelus, représentés sous la forme de figurines en plastiques. Grand moment de n'importe quoi hilarant, ce long-métrage hors-normes nous offre son lot de gags absurdes, de trouvailles visuelles amusantes et de dialogues grotesques, avec accent flamand s'il vous plait. Comment ne pas tomber sous le charme de l'animation à la main dynamique et des péripéties absolument survoltées d'une troupe de jouets aux voix hallucinantes? Le film comporte quelques petits défaus, mais l'ensemble est d'une telle drolerie qu'ils sont vite eclipsés. A voir si on est amateur d'étrangetés filmiques, et pour oublier deux secondes les super-productions en images de synthèses.
En bref: Déjanté, survolté, onirique: les termes laudatifs ne manquent pas pour décrire "Panique au Village", film d'animation à la sauce belge qui nous catapulte dans un univers charmant et burlesque, peuplé d'une troupe de personnages aussi barrés les uns que les autres. Une merveille d'animation franchement hilarante et inclassable!
Note: 16,5/20
30 octobre 2009
Critique ciné: "Mary & Max"


Fin des années 70, Australie. La petite Mary Daisy Dinkle, dont le signe distinctif est une tache marron sur le front, n'a pas d'amis, à part un poulet qu'elle a adopté. Un jour, elle décide d'établir uen correspondance avec un parfait inconnu, dans l'espoir de s'en faire un ami. Cet inconnu sera Max Jerry horowitz, un quarantenaire obèse atteint du syndrome d'Asperger, vivant à New York...
Pen-pals. Dans le monde de l'animation, "Mary & Max" se pose d'emblée comme une réference. Dans le monde de l'animation pour adultes, pour etre précis. Ce récit de la relation épistolaire entre une jeune fille et un homme agé, tous deux sujets à des troubles existentiels, n'est pas vraiment à recommander aux très jeunes. On est ici a des antipodes, voire meme des années-lumières d'un Disney ou d'un Pixar lambda. L'univers morbide et décadent, plongé tantot dans des tons gris ou sépia est peuplé de personnages aux characteristiques particulières, aux destins pas toujours cléments. La force du long-métrage se trouve dans la relation entre les deux protagonistes, mais aussi dans leur habitudes les plus triviales, sublimées par une animation en pate à modeler remarquable et une distribution vocale des plus adéquates. Le film brasse tant de thèmes difficiles tels que le deuil, le désir ou la maladie tout en jonglant aisément entre drame et humour, sans jamais verser dans le pathos. Une recette pleine de sensibilité et d'invention qui ne peut laisser personne indiférent. Il serait regrettable de passer à coté de ce film, qui non seulement est un joyau d'animation, mais aussi une leçon de cinéma.
En bref: Absolument génial en termes d'animation et de narration, "Mary & Max" est un film peuplé de personnages grotesques en apparence, mais attachants au fond. Une histoire drole et poignante sur deux individus qui s'aident à faire face aux tourments de la vie, malgré les différences d'age et de lieu, abordant des thèmes universels et inhabituels avec une rare justesse. Une merveille!
Note: 17,5/20
20 août 2009
Critique ciné: "Inglorious Basterds" + "Numéro 9"


En pleine Seconde Guerre Mondiale, une troupe de soldats dirigée par le Lieutenant américain Aldo Raine, connue sous le nom des "Batards", s'apprete à faire tomber les Nazis. C'est en plein coeur d'une France occupée que le destin de plusieurs personnages, résolus à faire chanceler le règne d'Hitler, vont entrer en collision...
Ein! Zwei! Die! Des bidasses teigneux et pas commodes, partis pour mettre le IIIème Reich à genoux, cassent du nazi par paquet de douze avant de leur scalper le cuir chevelu. Ceci n'est qu'une des nombreuses facettes délirantes d'"Inglorious Basterds", le nouveau délire filmique de Quentin Tarantino. Probablement arrivé au sommet de son art, le cinéaste américain follement génial nous invite dans une réecriture de l'Histoire déjantée, sublimée par un casting d'enfer (mentions spéciales à un Brad Pitt, fameux en militaire arrogant, et Christoph Waltz, la raison n°1 pour voir ce film) et une bande-son tout droit tirée de westerns italiens.On sent la patte inimitable du cinéaste, aussi bien dans les dialogues que dans sa narration divisée en chapitres, tous plus formidablement mis en scène les uns que les autres. A moins d'etre un féru de faits historiques avérés ou réfractaire au style de QT, il serait dommage de bouder cette expérience jubilatoire, qui émoustille le cinéphile qui dort au fond de nous.
Dans un monde ravagé par la guerre, un pantin doué de vie nommé 9 cherche à survivre, accompagné par ses compères de tissu et de métal. Investi d'une mission salvatrice, il doit faire son chemin avec la menace constante d'attaques ennemies et d'un environnement hostile...
Master of Puppets. "Numéro 9" est le genre de film totalement calibré pour tous ceux qui apprécient la science-fiction post-apocalyptique et les univers sombres et menacants. Ce long-métrage d'animation en images de synthèses très particulier suit le parcours initiatique et pleins de dangers d'une troupe de petits aventuriers 100% coton. Malgré l'apparence presque rassurante des protagonistes, le film n'est pas à recommander à un très jeune public. Les quelques scènes d'action virevoletantes, moments de tension et de tragédie se succèdent, tout cela dans un univers crépusculaire; un ensemble terrifiant et dépressif, dans ce récit ou la loi de la séléction naturelle semble entrer en collison avec le récit de David et Goliath. Le long-métrage de Shane Acker, parrainé par Tim Burton, montre d'évidentes qualités et s'impose d'emblée comme l'un des films d'animation les plus intéressants de l'année.
En bref: Le très attendu "Inglorious Basterds" frappe très fort! Tarantino dynamite la Seconde Guerre Mondiale avec son style inimitable et sans concession. Un moment de cinéma purement jouissif, mais aussi une déclaration d'amour au 7ème Art. Un des grands films de l'année!
Note: 16/20
En bref: Film d'animation assez atypique, "Numéro 9" suit le voyage de petites poupées détentrices de l'essence de l'humanité dans un monde ravagé par les ténèbres. Un anti-Disney à l'ambiance sombre et crédible, saisissant au niveau visuel. A ne pas mettre en toutes les mains, cependant.
Note: 15,5/20
31 juillet 2009
Critique ciné: "La-Haut"


Carl Fredericksen, un vieillard peu aimable, décide un beau jour pour échapper à la maison de retraite, d'élever sa résidence dans le ciel à l'aide de milliards de ballons, direction l'Amérique du Sud. Mais Fredericksen a à peine commencé son voyage vers son havre de paix, qu'un petit scout nommé Russell vient frapper à sa porte, à quelques centaines de mètres d'altitude...
L'Aventure, c'est extra! La sortie d'un nouveau film Disney/Pixar suscite toujours une attente particulière chez les spectateurs, petits ou grands. Après avoir fait craquer le monde avec un petit robot et un rat cuisinier, les artisants du studio californien nous invitent à vivre l'ultime aventure d'un vieillard aigri accompagné malgré lui d'un jeune explorateur zélé. Ambiance beaucoup plus mélancolique et triste dans ce long-métrage qui fait fort en abordant des thèmes plus matures tels que la difficulté du deuil. L'aventure est quand meme au rendez-vous, exotique, délirante et périlleuse, pleine de découvertes toutes plus insolites les unes que les autres. Si les plus jeunes risquent de rater le caractère symbolique de ce périple incroyable, ils ne risquent cependant pas de s'ennuyer devant les frasques des personnages principaux gentiment allumés. Malgré son coté mièvre qui lui fait parfois défaut, ce nouveau Pixar confirme une fois de plus la capacité du studio à raconter des histoires pleines de sensibilité, écrites avec intelligence, et surtout, aussi grandioses à regarder à travers des yeux d'enfants ou un regard d'adulte.
En bref: "La-Haut", ou l'incroyable odyssée d'un vieillard et d'un scout rondouillard vers des terres inconnues. Un film d'animation qui change du Pixar habituel avec sa dimension nostalgique. Si la mièvrerie typiquement disneyenne vient parfois plomber le rythme du film, il n'en reste pas moins un excellent travail d'animation, calibré pour tous ages. Un voyage qui se savoure aussi avec en 3D.
Note: 16/20
23 juillet 2009
Critiques ciné: "Totally Spies: le Film" + "Brüno"


Alex, Clover et Sam sont trois filles jeunes et branchées débarquées à Beverly Hills. Ayant à peine fait connaissance, les trois demoiselles sont enrolées par le WOOHP, une organisation secrète qui protège l'Humanité. Début d'une grande histoire d'amitié et d'espionnage...
Jerry's Angels. "Totally Spies", l'un des dessins animés les plus "tendance" de ces dernières années, déboule dans les salles obscures. Si vous n'etes pas familiers avec ce dessin animé populaire, sachez qu'il s'agit en gros d'un "Droles de Dames" sauce animé et complètement déjanté. On retrouve donc Sam, Alex et Clover, héroines fashion abonnées au role d'espionnes entre deux cours du lycée. Le résultat sur grand écran est le meme que sur le petit: un graphisme aux couleurs pétillantes, un scénario débile ou grandement barjot, de l'action vivrevoletante et des gags visuels piqués dans les tiroirs de l'animation nippone. On retrouve donc tout l'esprit de série, allongé en une heure vingt de pure folie visuelle et auditive. La palme de la connerie dans cette farce animée revient non pas à ses héroines, mais au grand méchant, dont la voix n'est autre que celle de Karl Lagerfeld himself, sorte de Hitler top-model dont le plan de domination mondiale se résume à une aryanisation de la population. En gros, si vous n'avez pas peur du ridicule et si vous voulez rire un bon coup, "Totally Spies" devrait vous en donner pour votre argent.

Brüno, journaliste gay autrichien, quitte sa terre natale dans l'espoir de vivre l'"American Dream". Dans sa quete pour devenir une étoile du star-system, il se heurte malheureusement à un entourage peu enthousiaste. Dur de s'intégrer et esperer percer dans le milieu quand on est gay, et un brin nazi...
Gode blesse America! Vous pensiez que "Borat" était une démonstration d'ignorance et de débilité? Vous risquez de déchanter après le visionnage de "Brüno", le nouveau film qui va faire parler dans les chaumières. Après un rappeur incompétent et un journlaiste kazakh candide, le comédien Sacha Baron Cohen se glisse maintenant dans la peau d'un autre de ses alter-ego comiques, un reporter de la mode plus gay qu'on ne pourrait l'etre. Ca suit la meme trame narrative que "Borat": un étranger arrive en Amérique, la tete farcie d'espoir, pour finalement mordre le bitume de l'incompréhension. Toujours en mode camera cachée, le comédien égrenne les gaffes et autres frasques politiquement incorrectes. La puissance trash multipliée par mille. Personnage à la sexualité débridée et au phrasé mordant, Brüno dynamite le star-system et les valeurs ricaines à coups de boomerang. La satire fonctionne, car derrière son role de faux reporter, Cohen est un journaliste du vrai, épinglant l'indicible et le consternant dans une socièté encore pleine de barrières et de prejugés.
En bref: "Totally Spies: Le Film", c'est une heure vingt d'humour et d'action non-stop menée à un rythme d'enfer. Aventures délirantes pour un trio de charme dans ce film d'animation français influencé coté japonais: un énorme délire animé, stupide et barjot jusqu'au bout, qui se regarde ne serait-ce que pour l'intense rigolade qu'il procure!
Note:16/20
En bref: Après le choc Borat, l'ouragan Brüno défèrle sur nos écrans. Véritable satire sociale à la démarche ultra-trash, cette comédie américaine égratine aussi bien les people que le reste de la population américaine. C'est joyeux, franchement borderline, et bourré de moments de pure connerie. A voir, si vous avez le coeur bien accroché!
Note:15,5/20
08 juillet 2009
Critique ciné": "L'Age de Glace 3 - Le Temps des Dinosaures"
Bienvenue pour une nouvelle critique ciné! Dernier film vu en salle: "L'Age de Glace 3 - Le Temps des Dinosaures", ou la suite des aventures préhistoriques...


Après avoir affronté un hiver infernal et un enorme déluge, la horde d'animaux s'embarque chacun à leur manière dans l'aventure familiale, tandis que les dinosaures, que l'on croyait étaints depuis bien longtemps, ressurgissent du fond de la Terre...
Le gland de la discorde. Dans cette industrie à la fois merveilleuse et formatée qu'est devenue le cinéma d'animation américain, rares sont malheureusement les longs-métrages qui marquent les esprits au-delà de leur visionnage. Préferant s'appuyer sur des recettes connues et appréciées du public plutot que de se tourner vers des idées nouvelles et parfois brillantes (comme chez Pixar), les studios ne nous donnent généralement pas des films révolutionnaires. Surtout lorsqu'il s'agit des suites. "L'Age de Glace 3" fait donc partie de ces longs-métrages d'animation qui offrent du divertissement, mais rien d'autre, la seule originalité étant ici de troquer un uinvers glacial pour un climat tropical. Partant toujours sur le meme principe, le long-métrage alterne action, humour dynamique et réferences en pagaille, le tout porté par une galerie de protagonistes fantasques. Mention spéciale pour cet épisode au personnage de Buck, belette chasseuse de sauriens géants, un des meilleurs personnages comiques que l'animation ricaine nous ait donné dernièrement. Cette épisode marque également la guerre des sexes avec la bataille acharnée de Scrat le rongeur, icone phare de la saga, contre un écureuil femelle particulièrement roublard. En résumé, c'est drole, parfois malin et prenant. Et en terme de suite, meilleur que "Shrek 3".
En bref: "L'Age de Glace 3" n'étonne pas plus que les opus précedents, mais reste à peu près fidèle à la saga. Au programme, toujours autant d'action, d'humour et de quete éternelle pour la possession d'un gland. Un diverstissement estival chaudement recommandé pour tous publics.
Note: 16/20
19 juin 2009
Critique ciné: "Blood: The Last Vampire" + "Lascars"
Bienvenue pour une toute nouvelle critique ciné? Dans le flot de l'actualité cinématographique cette semaine, je suis allé voir "Blood: The Last Vampire", un film d'action déchainé, et "Lascars", film d'animation survolté...


Dans les années 70, alors que la Guerre du Vietnam fait rage, une autre guerre se déroule dans l'ombre. Contre les forces démoniaques se dresse Saya, une jeune fille au passé trouble, à la recherche du plus puissant des démons, nommé Onigen...
La chasse est ouverte! Une guerrière en uniforme de lycéenne pourfend une vermine assoifée de sang sur le chemin qui la menera à son pire ennemi... Pas de quartier dans cette version féminine de "Blade", adaptée d'un célèbre animé nippon. Beaucoup d'hémoglobine, de cris et de bagarres aeriennes dans ce film au scénario indigent et aux effets visuels pas toujours réussis. La mise en scène impersonnelle de Chris Nahon n'arrange pas tellement l'affaire, ce qui donne l'impression au final de regarder une série B sans grande ame et farcie de moments involontairement droles. Il reste toujours le plaisir de voir une demoiselle hargneuse en jupette taillader des guignols en petits morceaux.


Les vacances pointent le bout de leur nez, et comme tout le monde, Tony Merguez et José Frelate veulent se tailler de la cité pour bronzer à Santo Rico. Mais les deux gars n'ont pas de fric, et doivent donc trouver du boulot pour payer leur départ. Tandis que Tony deale un peu de l'herbe empruntée au caid du quartier pour se faire du cash, José joue les majordomes dans la résidence d'un avocat. Mais les choses tournent vite au vinaigre...
Boys 'N The Hood. La banlieue, morose? Pas sur! "Lascars", une des meilleures séries made in France débarque sur grand écran. La série de saynètes hilarantes du ghetto s'exporte sur le big screen, avec l'ambiance et la tchatche de la rue qui la caractérise. Beaucoup d'embrouilles et de plans foireux pour ces joyeux lurons du ghetto que sont Tony, José et tous les autres, et pas une minute de temps mort pour le spectateur! Ce long-métrage d'animation déchaine les zygomatiques avec ses personnages charismatiques, son rythme à 100 à l'heure et son animation et character design totalement hystériques. S'il n'est pas le plus beau dessin animé du monde, il est en tout cas un des plus vitaminés et des plus frais jamais mis en scène. Pas besoin d'etre un wesh-wesh et de parler street pour accrocher, "Lascars" peut plaire à tous les publics, sans distinction. Un des meilleurs plans ciné de l'année!
En bref: "Blood: The Last Vampire" n'est pas un film franchement génial ni très impressionant, mais il assure au moins au niveau action vitaminée. Un "manga live" sanglant et crépusculaire.
Note: 13/20
En bref: "Lascars", c'est un des meilleurs films de l'année, tous genres confondus. Personnages hilarants, humour et dérision à chaque scène, animation décoiffante, bande-son hip-hop: ce film d'animation hautement original et survolté est une excellente cure de bonne humeur. A voir absolument!
Note: 17,5/20
15 juin 2009
Critque ciné: "Coraline"
Bienvenue pour cette toute nouvelle critique ciné! Dernier film vu en salle: "Coraline", un étonnant film d'animation...


La jeune Coraline Jones emmenage avec ses parents dans une habitation triste et isolée. La jeune fille de nature curieuse, découvre dans la maison une porte à ras du sol, menant vers un étrange passage. Au bout de ce passage, elle découvre un univers plus coloré et fantastique, et des répliques de ses parents totalement opposés aux modèles d'origines...
...vous avez dit bizzare? Si vous aimez le fantastique tendance macabre et glauque et les excentricités visuelles en tout genre, "Coraline" est le genre de film qui devrait à coup sur vous ravir. Adapté du roman éponyme de Neil Gaiman, ce film d'animation ravissant suit les pérégrinations d'une jeune fille dans une réalité alternative trop parfaite pour etre vraie. Combinant à merveille stop-motion et 3D, le long-métrage ne tarde pas à séduire grace à ses personnages drolement croqués, une bande-son onirique et surtout, une ambiance qui oscille constamment entre reve d'enfant et cauchemar dérangeant. Une recette presque idéale pour un film familial réussi, et envoutant jusqu'à la dernière minute.
En bref: Coloré, amusant mais aussi assez dérangeant, "Coraline" est l'un des plus beaux films d'animation de l'année. Le charme de l'animation traditionnelle s'allie aux techniques actuelles pour nous livrer un spectacle des plus réjouissants. Une attraction trop peu commune qu'il ne faudrait pas louper!
Note:16,5/20
09 avril 2009
Critique ciné: "Ponyo sur la falaise"
Bienvenue pour cette nouvelle critique ciné! Quoi de neuf dans les salles cette semaine? "Ponyo sur la falaise", le dernier film d'animation des studios Ghibli...

Un beau jour, le jeune Sosuke trouve au bord de la mer un petit poisson rouge à tete humaine, coincé dans un bocal. Il baptise la petite créature Ponyo et prend soin d'elle en la gardant un seau d'eau. Ponyo et Sosuke deviennent bons camarades, ce qui ne ravit pas le paternel du poisson, nourrisant une rancoeur contre le genre humain...
Sous l'océan... La nouvelle création des studios Ghibli, disons-le tout de suite, fera craquer tout le monde, meme les plus grincheux! Histoire de l'amitié peu commune entre un petit garçon débrouillard et un poisson révant de fouler la terre ferme, "Ponyo sur la falaise" est un film d'animation irresistible et très touchant. Une fois de plus, Miyazaki confirme son talent de conteur d'histoires, en nous livrant un récit simple, sans dramatisation inutile, et axé sur ses personnages, au passage tous remarquablement brossés. Des héros attachants qui évoluent dans un univers finement mis en couleurs, aussi bien sous l'eau que sur la terre ferme. Doté d'un graphisme épuré et d'une animation d'une fluidité remarquable, ce splendide travail des artisants du studio Ghibli est un régal pour les yeux. Une merveille d'animation qui n'a absolument rien à envier aux production actuelles en images de synthèses. "Ponyo..." est un film charmant et largement accessible à tous les publics, il serait donc dommage de passer à coté d'un tel bijou.

En bref: "Ponyo sur la falaise" est sans aucun doute l'un des grands films de l'année tous genres confondus. La richesse de son univers graphique, la simplicité de son histoire et l'humanité de ses personnages en font un film tous publics séduisant et étonnant. La magie de l'animation nippone opère encore une fois pour notre plus grand plaisir.
Note: 16,5/20
07 avril 2009
Critique ciné: "Monstres Contre Aliens"
Bienvenue pour cette critique ciné toute fraicche! Dernier film vu en salle: "Monstres Contre Aliens", la dernière porduction animée des studios DreamWorks...

Alors qu'elle sur le point de se marier, la jeune Susan se fait frapper par un gigantesque météore. Irradiée par l'énergie contenue dans le rocher galactique, elle devient une femme haute de la taille de plusieurs buildings. Rapidement controlée par l'armée et gardée dans une base secrète, Susan va devoir faire connaissance avec ses nouveau compagnons de cellule, qui sont eux aussi assez particuliers: le Maillon Manquant, un humanoide à l'égo surdimensionné, le Dr. Cafard, un savant fou ayant hérité de la apparence et des capacités de la blatte, et BOB, une forme de vie gélatineuse dépourvue d'intelligence...
Une nouvelle équipe de héros issue des studios d'animation de Spielberg débarque sur nos écrans, bien décidée à éclipser l'ogre vert étomane et autres animaux sauvages élevés en métropole. "Monstres Contre Aliens" est un film d'animation délirant et vitaminé, mais aussi un hommage aux films fantastiques de série B et autres productions horrifiques faites avec trois morceux de papaier crépon. Impressionant sur le plan technique, notamment lors de scènes d'action souvent renversantes, le film vaut surtout pour sa galerie de freaks, rebuts de la socièté drolement dessinées et attachants, appelées pour sauver la planète d'une invasion du troisième type. Rien de bien révolutionnaire dans cette production ricaine formatée, mais elle remplit son cahier des charges avec une telle efficacité et dynamisme de la mise en scène qu'on lui pardonne vite ses lacunes scénaristiques. Un petit pas pour l'animation, mais un grand pas pour la connerie!

En bref: "Monstres Contre Aliens" est l'une des productions les plus ambitieuses et déjantées du studio DreamWorks. Personnages hauts en couleur, action quasi-frénétique, humour ravageur et réferences en pagailles sont les points forts de ce pastiche de Sf/fantastique un poil satirique. Un spectacle pétillant pour les yeux et efficace sur les zygomatiques!
Note: 16,5/20

