28 octobre 2009
Critique ciné: "Lucky Luke" + "Jennifer's Body"


Lucky Luke, le légendaire cowboy solitaire, est chargé par le Président des Etats-Unis de protéger la petite ville de Daisy Town. Déterminé à faire régner la justice sans faire couler une goutte de sang, l'homme qui titre plus vite que son ombre va devoir affronter les pires crapules de l'Ouest...
Poor lonesome cow-boy... Après avoir brillé dans les roles de Brice de Nice et OSS 117, le "bankable "Jean Dujardin se glisse dans les santiags du héros de Morris et Goscinny. Jean délavé, chemise trouée et mèche brune garantie sans gel: sous les traits du comique, le personnage ne perd pas en charisme. Au passage, il gagne un passé des plus troublants et un penchant pour les femmes emballés dans un corset. Premier constat et non des moindres, le film prend d'étonnantes libertés par rapport au matériau d'origine. Le long-métrage de James Huth est une espèce de "western camembert" acceptable farci de quelques bonnes idées visuelles, mais surtout une comédie douce-amère, naviguant difficilement entre tragique et absurde. Dans ce joyeux ménage, les acteurs semblent avoir sniffé de la colle plus d'une fois, et ça part en roue libre à de nombreuses reprises. Au final, l'ensemble n'est pas si mauvais. Mais pas génial non plus.


Jennifer et Needy sont deux meilleures amies tout à fait normale, vivant une vie de lycéenne américaine lambda. Jusqu'au jour où, à la suite d'un terrible accident survenu dans leur petite ville, Jennifer revient auprès de son amie, tachée de sang et révelant un comportement des plus étranges. Peu de temps après, la demoiselle commence à montrer un appetit peu singulier pour les garçons du bahut...
Naughty girls need love too. Violence, érotisme et rigolade: trois élements presque indispnsables dans le domaine de l'horreur. La recette pour les mélanger parfaitement n'existe pas cependant. Si "Jennifer's Body" n'est pas un grand exemple de film d'horreur, il s'avère etre un essai assez plaisant dans le genre. Ecrit par Diablo Cody, auteur du rafraichissant "Juno" et la rare réalisatrce Karyn Kusama, le film exploite le registre de la donzelle démoniaque en y ajoutant une dose d'humour noir et de boucherie sanglante. C'est dans la veine d'un teen-movie régulier, avec un sens de la dérision qui fait mouche et des portraits d'ados américains jusqu'au bout des ongles (dans le role titre, la comédienne Megan Fox assure en garçe lubrique) . Pas franchement réussi, mais suffisamment pour provoquer des pincées d'hilarités, "Jennifer's Body" est un divetissement qui s'assume à cent pour sang.
En bref: "Lucky Luke", avec OSS 117 dans le role-titre et le réal de "Brice de Nice" derrière la caméra. Résultat: un western foldingue jamais avare en scènes ridicules et transitions confuses. Prenant de grosses libertés avec la BD originale, un délire doux-amer en Technicolor, et malgré quelques scènes d'une drolerie étrange, l'ensemble est inégal. Amusant.
Note: 14/20
En bref: Une fille devenue l'incarnation du mal croque du male dans "Jennifer's Body", amusant film d'horreur gore teinté d'érotisme et de second degré. Le film n'est pas des plus réussis ni des plus mémorables dans le genre, mais le jeu des acteurs et l'humour noir de certaines scènes suffisent à faire passer un bon petit moment d'épouvante.
Note: 14/20
18 octobre 2009
Critique ciné: "Hyper Tension 2"
Note du critique: Le film dont vous allez lire la critique n'est pas sorti dans les salles francaises, et à été montré lors d'une projection unique au cinéma parisien Le Nouveau Latina, le samedi 17 octobre à minuit. Néamoins, le film sera disponible en Blu-Ray et DVD dès le 21 octobre. Kapalsky vous invite à lire l'excellente critique du film sur Nanarland. Et à voir le film aussi, bien sur.


Chev Chelios, tueur à gages auquel on a inoculé un poison mortel, à terminé son existence en tombant d'un hélicoptère. On croyait l'impitoyable assassin refroidi après sa chute mortelle, jusqu'à ce que des mafieux chinois l'embarquent et lui subtilisent son palpitant. L'homme se retrouve alors avec un coeur artificiel, dont il doit constamment surveiller la charge en éléctricité. Parti à la recherche de son coeur, Chelios s'embarque dans une virée infernale, pleine de violence, de sexe et de stimulations en tout genre, poursuivi par les mafias locales et la police...
WHAT THE F**K? Sorti il y'a deux ans, le premier "Hyper Tension" était une petite surprise, film d'action de série B hautement survolté avec un scénario qui tenait sur un post-it, mais une idée furieusement alléchante: pour éviter que le coeur du héros ne s'arrete, il devait se soumettre à une batterie de stimulations, de l'overdose de spray nasal en passant par de régulières décharges éléctriques. On pensait le héros mort à la fin du premier épisode, mais voila! les réalisateurs déjantés Mark Neveldine et Brian Taylor (auteurs du récent "Ultimate Game") avaient d'autres projets en tete pour leur protagoniste puisqu'ils le réssucitent dans cette improbable suite filmique. Avant toute chose, oubliez tout sens des réalités et de la logique, car ce film en est dépourvu. Difficile de résumer ce qui pourrait se décrire comme une esclalade constante d'ultra-violence, d'horreur et de débauche, délicatement saupoudrée de dizaines de variations du mot "fuck". Là où le premier égrennait les situations délirantes, le second s'engage dans une route foutraque et liberée de toute convention. Quite à sombrer dans le grotesque, les deux esprits tordus de cinéastes envoient l'acteur Jason Statham (gran-diose!) dans les délires les plus dingues, le tout filmé en numérique hyper-nerveuse. Si son manque de morale, son imagerie dégradante envers la femme et sa vision terrifiante du monde en générale ne sont pas du meilleur gout, on peut cependant se laisser emporter dans ce maelstrom de connerie jouissive et dézinguée, au-delà de la série B et pas très loin de la Z, qui aligne les séquences les plus fantasques avec un enthousiasme et une énergie débordantes. Ames sensibles s'abstenir, et amateurs d'étrangetés filmiques, voici un film à ne pas manquer.
En bref: "Hyper Tension 2" ne repousse pas seulement les limites de l'absurdité, il les explose, les transcende dans une explosion frénétique d'ultra-violence, d'humour noir et de délires visuels en tout genre. Recommandé en premier lieu aux amateurs de films trash et d'OVNis filmiques, cette loufoquerie cinémtographique hautement chargée en adrénaline embarque dans une virée en Enfer jubilatoire et hautement indescrpitible.
Note: 17/20
18 septembre 2009
Critique ciné: "District 9"


Une crise sans précedent frappe la ville de Johannesbourg, en Afrique du Sud, depuis qu'un vaisseau alien, arrivé sur Terre il y'a plus de vingt ans, stationne au-depuis de la capitale. Suite aux nombreux actes de violence, la socièté MNU se charge de déplacer la population alien vers un autre camp de refuge. Mais les véritables intentions de l'organisation restent assez obscures...
Ma 6-(E)T va crack-er. Camarades cinéphiles, ne cherchez plus! LE grand film de cette rentrée 2009, c'est le dévastateur "District 9". Sous ses apparences de docu-fiction, le film est une intéressante vision de l'Apartheid version extra-terrestre, dans laquelle des aliens en stuation plus qu'irrégulière sont coincés dans des ghettos puants sur notre planète. Face à cette terrible situation, un agent est envoyé pour résoudre les tracasseries administratives, mais tombe vite dans une spirale d'évenements dramatiques... Le premier long-métrage du brillant Neil Blomkamp mèle habilement élements de science-fiction et de blockbuster hollywoodien. Une combinaison gagnante qui nous offre une vision spectaculaire et d'un réalisme sordide, et révèle le très bon comédien Sharlo Copley en tant qu' "action hero" malgré lui. Le reste est à la hauteur, les séquences d'action impresionnantes et les effets visuels magistraux. L'un des films les plus attendus de cette fin d'année tient bel et bien ses promesses.
En bref: "District 9", l'un des projets de SF les plus ambitieux de ces dernières années, est une véritable claque. Récit d'une co-existence pas très pacifique entre humains et aliens dans l'Afrique du Sud d'aujourd'hui, cet excellent film brille par son écriture intelligente et sa réalisation explosive. Un futur classique du genre mis en scène par Neil Blomkamp, cinéaste prometteur, parrainé par Peter Jackson.
Note: 17/20
14 septembre 2009
Critique ciné: "Ultimate Game"


Dans un futur proche, la population mondiale est prise de passion pour "Slayers", un divertissement inventé par le génie multi-millionaire Ken Castle. Ce jeu de massacre, au coeur duquel des condamnés à mort sont amenés à survivre au coeur de batailles impitoyables, se caractérise par le fait que les détenus sont controlés par des joueurs connectés en ligne. L'un de ces combattants manipulés à distance, connu sous le nom de Kable, vit peut-etre ses dernières heures de lutte. S'il atteint les 30 victoires d'affilée, il pourra retrouver sa liberté...
Game Over (?) Dans le genre film d'action bourrin et épiléptique, difficle de faire mieux en ce moment que ce "Ultimate Game", récit d'anticipation assez angoissant dans lequel un prisonnier, gladiateur des treps modernes auprès du public, cherche à tout prix à regagner sa liberté. Tout en esquissant des bribes de réflexions sur le sujet du controle et l'aliénation des masses par les médias, le long-métrage donne à fond dans l'ultra-violence, la débauche et les délires malsains. Pas étonnant de la part du tandem de cerveaux malades Neveldine/Taylor (auteurs du film "Hyper-Tension", film trash-délirant survolté), qui dirigent ici un Gerard Butler et un Michael C. Hall (le Dexter de la télé!) au meilleur de leur forme. Rien de bien révolutionnaire sous les cocotiers, mais la frénésie des scènes d'action et quelques fantaisies futuristes rendent le film accrocheur par instants. Et pan, dans la gueule!
En bref: "Ultimate Game", c'est de la SF ultra-bourrine qui tache, sur les possibles futures dérives du jeu vidéo et de l'etre humain en général. Sur un scénario pas si ridicule qu'on pourrait le penser, les réalisateurs Neveldine & Taylor orchestrent ce festival de violence et de déviance avec un sens du punch et une frénésie à toute épreuve. Par contre, pour le coté poétique et intellectuel, c'est game over.
Note: 15,5/20
20 août 2009
Critique ciné: "Inglorious Basterds" + "Numéro 9"


En pleine Seconde Guerre Mondiale, une troupe de soldats dirigée par le Lieutenant américain Aldo Raine, connue sous le nom des "Batards", s'apprete à faire tomber les Nazis. C'est en plein coeur d'une France occupée que le destin de plusieurs personnages, résolus à faire chanceler le règne d'Hitler, vont entrer en collision...
Ein! Zwei! Die! Des bidasses teigneux et pas commodes, partis pour mettre le IIIème Reich à genoux, cassent du nazi par paquet de douze avant de leur scalper le cuir chevelu. Ceci n'est qu'une des nombreuses facettes délirantes d'"Inglorious Basterds", le nouveau délire filmique de Quentin Tarantino. Probablement arrivé au sommet de son art, le cinéaste américain follement génial nous invite dans une réecriture de l'Histoire déjantée, sublimée par un casting d'enfer (mentions spéciales à un Brad Pitt, fameux en militaire arrogant, et Christoph Waltz, la raison n°1 pour voir ce film) et une bande-son tout droit tirée de westerns italiens.On sent la patte inimitable du cinéaste, aussi bien dans les dialogues que dans sa narration divisée en chapitres, tous plus formidablement mis en scène les uns que les autres. A moins d'etre un féru de faits historiques avérés ou réfractaire au style de QT, il serait dommage de bouder cette expérience jubilatoire, qui émoustille le cinéphile qui dort au fond de nous.
Dans un monde ravagé par la guerre, un pantin doué de vie nommé 9 cherche à survivre, accompagné par ses compères de tissu et de métal. Investi d'une mission salvatrice, il doit faire son chemin avec la menace constante d'attaques ennemies et d'un environnement hostile...
Master of Puppets. "Numéro 9" est le genre de film totalement calibré pour tous ceux qui apprécient la science-fiction post-apocalyptique et les univers sombres et menacants. Ce long-métrage d'animation en images de synthèses très particulier suit le parcours initiatique et pleins de dangers d'une troupe de petits aventuriers 100% coton. Malgré l'apparence presque rassurante des protagonistes, le film n'est pas à recommander à un très jeune public. Les quelques scènes d'action virevoletantes, moments de tension et de tragédie se succèdent, tout cela dans un univers crépusculaire; un ensemble terrifiant et dépressif, dans ce récit ou la loi de la séléction naturelle semble entrer en collison avec le récit de David et Goliath. Le long-métrage de Shane Acker, parrainé par Tim Burton, montre d'évidentes qualités et s'impose d'emblée comme l'un des films d'animation les plus intéressants de l'année.
En bref: Le très attendu "Inglorious Basterds" frappe très fort! Tarantino dynamite la Seconde Guerre Mondiale avec son style inimitable et sans concession. Un moment de cinéma purement jouissif, mais aussi une déclaration d'amour au 7ème Art. Un des grands films de l'année!
Note: 16/20
En bref: Film d'animation assez atypique, "Numéro 9" suit le voyage de petites poupées détentrices de l'essence de l'humanité dans un monde ravagé par les ténèbres. Un anti-Disney à l'ambiance sombre et crédible, saisissant au niveau visuel. A ne pas mettre en toutes les mains, cependant.
Note: 15,5/20
06 août 2009
Critique ciné: "G.I. Joe - Le Réveil du Cobra"


L'organisation secrète Cobra, pourvoyeuse d'armes de destruction massives, lance sur la marché noir sa dernière trouvaille aux effets dévastateurs. Pour éviter que l'ordre du monde ne dérive vers le chaos, une unite d'élite composée de meilleurs soldats du monde intervient: les G.I. Joe...
Yo Joe! Le blockbuster, un genre cinématographique vraiment à part. C'est le domaine genre du fou, du fort, du frappant, où la réalité est transcendée et où les lois du monde ne s'appliquent pas. "G.I. Joe" en est un parfait exemple. Pour la petite histoire, "G.I. Joe" est au départ une gamme de jouets qui appartient à la toute-puissante compagnie Hasbro, propriétaire de la licence Transformers (ça alors, quelle coincidence!). Après les dessins animés et autres dérivations, les Joe ont donc aujourd'hui l'honneur d'avoir une adaptation live, mise en scène par Stephen Sommers, auteur de fantaisies hollywoodiennes telles que la saga de "La Momie" et "Van Helsing". Complètement déjanté du début jusqu'à la fin, ce gros film d'action bourrin et explosif réunit les poncifs du film d'action lambda dans son scénario zinzin et les multplie par cinq, avec une énérgie parfois fédératrice. Un hymne à la destruction dont le pinacle se trouve etre la destruction de Paris, allant carrément jusqu'à l'éffondrement de la Tour Eiffel, grignotée par du lichen technologique. "G.I. Joe" est un film qui en fait des tonnes et qui s'assume, à prendre au troisième degré. Alors préparez les boules Quiès, une bonne dose d'aspirine et déconnectez votre cerveau pendant la projection. "Transformers" et "G.I. Joe" ont inauguré le genre du film de l'adaptation de jouets, il ne serait donc pas étonnant de voir "Mon Petit Poney" débouler sur nos écrans dans quelques années.
En bref: "G.I. Joe - Le Réveil du Cobra", c'est la quintessence de l'action à haute dose d'adrénaline. Explosions à gogo, scènes d'actions hallucinantes, humour au ras des paquerettes sont au coeur de ce blockbuster grand public purement ricain à prendre au troisième degré. Ca ne risque pas de changer le cinéma, mais niveau spectacle, rien à redire!
Note: 14/20
24 juillet 2009
Critiques ciné: "Ong-Bak 2: la Naissance du Dragon" + "Bronson"


Au XVème siècle en Thailande, le jeune Tien, témoin du massacre de sa famille par un despote, est recueuilli par une troupe de voleurs. Il est rompu aux arts du combat. Quelques années plus tard, le voila enfin pret à assouvir sa vengeance...
Fight-O-Rama!"Ong-Bak 2", c'est une petite merveille pour les fans de film de tatanne asiatique. Pas la peine de s'attarder sur le scénario pas grandiose, on est là pour la castagne acrobatique! Ce prequel du long-métrage thailandais éponyme, qui se distinguait par la violence et le réalisme de ses combats, est une grosse séance de cascades périlleuses et de coups à vous briser les nuques par dizaines. C'est vitaminé, brutal, efficace, bref, du bon film de bagarre a voir à plusieurs.


Dans l'Angleterre des années 70, Michael Peterson braque une banque et écope de sept ans de prison. A cause de son comportement violent et impulsif, il sera transféré de prison en prison, et verra sa peine s'allonger progressivement. Peterson est individu qui cherchait la gloire. Il sera plus connu sous le pseudonyme de Bronson...
Animal Factory. Charles Bronson, c'était le prince des casseurs de gueule dans le cinema des seventies. Pas étonnant alors que le protagoniste de ce film se soit réapproprié son nom. Le prisonnier le plus célèbre d'Angleterre est ici campé par l'acteur Tom Hardy, convaincant dans ce role de détenu à mi-chemin entre le bourreau et le bouffon, dont la carrure imposante et l'esprit insaisissable cachent un désir de reconnaissance. Si la dimension psychologique du personnage n'est pas clairement établie, son parcours carcéral, sous l'oeil du metteur en scène Nicolas Winding Refn, se résume en une longue et violente descente aux Enfers baignée de musique classique. L'idée de mettre Bronson sur les planches dans quelques scènes souligne la notorièté que le personnage semble avoir acquis au fil des années. Une notorieté gagnée à la sueur et aux cognements de poings.
En bref: Bourée de pirouettes suicidaires et d'action dynamique, ce prequel de "Ong-Bak" offre un spectacle d'arts martiaux fort réjouissant. Violent, brutal et sans prise de tete: une séance baston idéale pour l'été. Si vous cherchez de la poésie par contre, allez voir ailleurs.
Note: 13/20
En bref: "Bronson", c'est une des biopic les plus musclées de l'année. Ce film à l'ambiance oppressante et à la bande-son tonitruante est porté par le comédien Tom Hardy, surprenant en détenu bagarreur. Le film est certes loin d'etre totalement réussi, mais sa mise en scène parfois inventive ne saurait laisser indifférent.
Note: 14,5/20
23 juillet 2009
Critiques ciné: "Totally Spies: le Film" + "Brüno"


Alex, Clover et Sam sont trois filles jeunes et branchées débarquées à Beverly Hills. Ayant à peine fait connaissance, les trois demoiselles sont enrolées par le WOOHP, une organisation secrète qui protège l'Humanité. Début d'une grande histoire d'amitié et d'espionnage...
Jerry's Angels. "Totally Spies", l'un des dessins animés les plus "tendance" de ces dernières années, déboule dans les salles obscures. Si vous n'etes pas familiers avec ce dessin animé populaire, sachez qu'il s'agit en gros d'un "Droles de Dames" sauce animé et complètement déjanté. On retrouve donc Sam, Alex et Clover, héroines fashion abonnées au role d'espionnes entre deux cours du lycée. Le résultat sur grand écran est le meme que sur le petit: un graphisme aux couleurs pétillantes, un scénario débile ou grandement barjot, de l'action vivrevoletante et des gags visuels piqués dans les tiroirs de l'animation nippone. On retrouve donc tout l'esprit de série, allongé en une heure vingt de pure folie visuelle et auditive. La palme de la connerie dans cette farce animée revient non pas à ses héroines, mais au grand méchant, dont la voix n'est autre que celle de Karl Lagerfeld himself, sorte de Hitler top-model dont le plan de domination mondiale se résume à une aryanisation de la population. En gros, si vous n'avez pas peur du ridicule et si vous voulez rire un bon coup, "Totally Spies" devrait vous en donner pour votre argent.

Brüno, journaliste gay autrichien, quitte sa terre natale dans l'espoir de vivre l'"American Dream". Dans sa quete pour devenir une étoile du star-system, il se heurte malheureusement à un entourage peu enthousiaste. Dur de s'intégrer et esperer percer dans le milieu quand on est gay, et un brin nazi...
Gode blesse America! Vous pensiez que "Borat" était une démonstration d'ignorance et de débilité? Vous risquez de déchanter après le visionnage de "Brüno", le nouveau film qui va faire parler dans les chaumières. Après un rappeur incompétent et un journlaiste kazakh candide, le comédien Sacha Baron Cohen se glisse maintenant dans la peau d'un autre de ses alter-ego comiques, un reporter de la mode plus gay qu'on ne pourrait l'etre. Ca suit la meme trame narrative que "Borat": un étranger arrive en Amérique, la tete farcie d'espoir, pour finalement mordre le bitume de l'incompréhension. Toujours en mode camera cachée, le comédien égrenne les gaffes et autres frasques politiquement incorrectes. La puissance trash multipliée par mille. Personnage à la sexualité débridée et au phrasé mordant, Brüno dynamite le star-system et les valeurs ricaines à coups de boomerang. La satire fonctionne, car derrière son role de faux reporter, Cohen est un journaliste du vrai, épinglant l'indicible et le consternant dans une socièté encore pleine de barrières et de prejugés.
En bref: "Totally Spies: Le Film", c'est une heure vingt d'humour et d'action non-stop menée à un rythme d'enfer. Aventures délirantes pour un trio de charme dans ce film d'animation français influencé coté japonais: un énorme délire animé, stupide et barjot jusqu'au bout, qui se regarde ne serait-ce que pour l'intense rigolade qu'il procure!
Note:16/20
En bref: Après le choc Borat, l'ouragan Brüno défèrle sur nos écrans. Véritable satire sociale à la démarche ultra-trash, cette comédie américaine égratine aussi bien les people que le reste de la population américaine. C'est joyeux, franchement borderline, et bourré de moments de pure connerie. A voir, si vous avez le coeur bien accroché!
Note:15,5/20
16 juillet 2009
Critiques ciné: "Black" + "Harry Potter et le Prince de Sang-Melé"
Bienvenue pour ces nouvelles critiques ciné toutes fraiches! Quoi de neuf dans les salles? "Black", un thriller et "Harry Potter et la Prince de Sang-Melé", la suite de la fameuse saga...


Après avoir perdu ses camarades lors d'un braquage de banque, Black etend parler d'un plan business alléchant: mettre la main sur une malette de diamants à Dakar. Attiré par l'occasion, apparamment des plus faciles, Black s'embarque pour le Sénégal, pays de ses origines...
Out of Africa! Si vous cherchez un film atypique et dépaysant, "Black" pourrait bien etre un de ces films! Le rappeur MC Jean Gab'1 interprète le role principal de ce thriller franco-africain, un braqueur au grand coeur parti au Sénégal pour réaliser l'arnaque de sa vie. Tout un voyage presque initiatique sur la terre de ses ancètres qui sera semé d'embuches, de mauvaises rencontres et de bagarres en tout genre. Disons-le tout de suite, "Black" est un film qui s'adresse en premier lieu au public africain, mais pas besoin de venir du continent du berceau de l'Humanité pour apprécier cette série B à l'ambiance chaude et à la bande-son funky. Entre scènes d'action musclées et moments de grands délires, le film se situe quelque part entre le thriller à forte dose de testostérone et la comédie déjantée. Si son final peut dérouter quelques uns par sa nature hautement étrange, et si les acteurs ne sont pas toujours très fins, "Black" est au final un petit film sympathique à regarder.


La sécurité s'est renforcée dans l'enceinte de Poudlard. Les forces maléfiques étendent leur emprise. Tandis que Dumbledore rappelle un vieil ami à réintégrer son école, Harry Potter se tient plus que jamais sur ses gardes...
Felix felicis! Retrouver les héros de Harry Potter est toujours une réjouissance, mais après neuf ans d'aventures cinématographiques ce n'est plus tellement une surprise. Alors que l'on s'approche de la fin de la saga, le récit sombre toujours plus loin dans les arcanes obscures de la magie. Cela veut dire plus de révelations, plus de moments terrifiants et de d'évenements tragiques. Mais il ne faut pas oublier les quelques élements réjouissants, qui sont non seulement la marque de la saga, mais aussi la part de lumière de ce long-métrage: amours naissantes, esprit de camaraderie et découvertes amusantes. Car il faut bien rire aussi dans le monde des sorciers. Sans etre la grosse baffe du moment, ce nouvel opus d'Harry Potter offre tout ce que les fans attendent.
En bref: "Black", c'est la surprise du moment: une série B située au Sénégal, où l'acteur/rappeur MC Jean Gab'1 use de son charisme et de ses muscles pour mettre la main sur une poignée de diamants. C'est punchy, drole, étrange et ça ne se voit pas tous les jours. Une curiosité ciné fort appréciable.
Note: 14/20
En bref: Sixième aventure du sorcier le plus populaire du XXIème siècle, "Harry Potter et le Prince de Sang Melé" renfore une atmosphère qui s'assombrit à chaque épisode. Entre insouciance adolescente et responsabilités d'adultes, entre vie et mort, Potter et ses camarades savent conquérir leur public.
Note: 15,5/20
08 juillet 2009
Critique ciné": "L'Age de Glace 3 - Le Temps des Dinosaures"
Bienvenue pour une nouvelle critique ciné! Dernier film vu en salle: "L'Age de Glace 3 - Le Temps des Dinosaures", ou la suite des aventures préhistoriques...


Après avoir affronté un hiver infernal et un enorme déluge, la horde d'animaux s'embarque chacun à leur manière dans l'aventure familiale, tandis que les dinosaures, que l'on croyait étaints depuis bien longtemps, ressurgissent du fond de la Terre...
Le gland de la discorde. Dans cette industrie à la fois merveilleuse et formatée qu'est devenue le cinéma d'animation américain, rares sont malheureusement les longs-métrages qui marquent les esprits au-delà de leur visionnage. Préferant s'appuyer sur des recettes connues et appréciées du public plutot que de se tourner vers des idées nouvelles et parfois brillantes (comme chez Pixar), les studios ne nous donnent généralement pas des films révolutionnaires. Surtout lorsqu'il s'agit des suites. "L'Age de Glace 3" fait donc partie de ces longs-métrages d'animation qui offrent du divertissement, mais rien d'autre, la seule originalité étant ici de troquer un uinvers glacial pour un climat tropical. Partant toujours sur le meme principe, le long-métrage alterne action, humour dynamique et réferences en pagaille, le tout porté par une galerie de protagonistes fantasques. Mention spéciale pour cet épisode au personnage de Buck, belette chasseuse de sauriens géants, un des meilleurs personnages comiques que l'animation ricaine nous ait donné dernièrement. Cette épisode marque également la guerre des sexes avec la bataille acharnée de Scrat le rongeur, icone phare de la saga, contre un écureuil femelle particulièrement roublard. En résumé, c'est drole, parfois malin et prenant. Et en terme de suite, meilleur que "Shrek 3".
En bref: "L'Age de Glace 3" n'étonne pas plus que les opus précedents, mais reste à peu près fidèle à la saga. Au programme, toujours autant d'action, d'humour et de quete éternelle pour la possession d'un gland. Un diverstissement estival chaudement recommandé pour tous publics.
Note: 16/20

