Vivarium1

 

Au départ, Tom & Gemma cherchaient à avoir une nouvelle maison. Une visite guidée par un agent immobilier inquiétant va les mener dans un quartier paisible, où toutes les bâtisses sont identiques. Bientôt, le couple se rend compte qu'ils ne peuvent plus sortir de l'endroit...

 

En ces temps difficiles où une pandémie contamine la planète, un petit film vient distiller sa dose grippale hautement plus réjouisante dans nos salles obscures. Diabolique concept qui ne dépareillerait pas dans la série anthologie de Rod Serling, "Vivarium" perd le couple Imogen Poots / Jesse Eisenberg dans un purgatoire suburbain aussi anxiogène que créativement vénéneux. En bon film-concept, le métrage de Lorcan Finnegan, dont les seuls points noirs sont quelques passages à vides plombant quelque peu l'expérience - mise tout sur la puissance évocatrice d'un postulat qu'il assume jusqu'à la dernière minute, sur sa capacité à créer du malaise absolu dans un magnifique décor de carton-pâte filmé comme une revue publicitaire des sixties, et surtout, sur son script dégraissé et à l'ambiguïté totale, où chaque rebondissement offre une nouvelle clé de lecture. Comme tout bon film hors-normes, "Vivarium" ne vous lâchera pas après le visionnage. Vénéneux, vous dit-on...

afficheVivarium

En bref: Résolument étrange, joyeusement malade et surprenant de bout en bout, "Vivarium" est l'ovni rafraichissant et malaisant venu égayer nos écrans en ce morne début d'année 2020. Un bol d'humour noir et de high-concept anxiogène qui nous invite à se perdre dans son dédale quasi-sisyphéen, à réserver toutefois  aux vrais amateurs de curiosités filmiques!!

Note: 14,7/20