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1805. Sous la France de Napoléon, Vidocq, bagnard à la réputation d'évadé légendaire, tente de vivre incognito après sa dernière évasion. Accusé à tort de crimes qu'il n'a pas commis, il va se retrouver au coeur d'une sombre intrigue, qui lui donnera pourtant la chance d'effacer son ardoise...

Le cinéma grand public sait parfois oser aborder des sujets moins fédérateurs que d'autres, avec les moyens appropriés et un certain respect pour le sujet abordé: "L'Empereur de Paris" en est un bel exemple. Dix ans après l'audacieux dyptique consacré à Mesrine, Jean-François Richet retrouve Vincent Cassel pour redonner un personnage de Vidocq ses lettres de noblesses sur grand écran. En effet, qui mieux que l'acteur à la trogne et au charisme hors-normes pour camper cette figure iconique. Si l'on peut déplorer que les personnages secondaires manquent forcément de relief face au protagoniste et que le film soit plongé dans une obscurité qui interdit parfois d'apprécier la beauté des décors, le reste du métrage est fort heureusement plus avenant, déployant dans sa direction artistique et sons cénario au cordeau une recherche d'authenticité qui fait mouche. Hélas, les contraites de production du système français étant ce qu'elles sont, le film de Richet, tiraillé entre film de genre parfois hardcore et drame au classicisme suranné ne s'élève hélas jamais totalement au-dessus de sa louable note d'intention. Il y manque juste la hargne et l'aspect presque western de "Mesrine" pour faire décoller le tout vers les cimes du classique en devenir.

afficheL'empereurdeParis

En bref: "L'Empereur de Paris" réinvente Vidocq au cinéma pour le meilleur, avec un Cassel impérial, très bien entouré et un script à la hauteur, qui captivent tout le long du métrage. Il aurait juste fallu injecter plus de punch et de trangression à une intrigue qui en avait les bases idéales. Un blockbuster frnaçais de très bonne tenue à voir en salles!

Note: 14/20