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Flic parisien enraciné dans le quartier de Belleville, Baaba décide de s'engager sur la piste d'un trafic de drogue outre-Atlantique, lié au décès d'un camarade de longue date. Il sera épaulé dans son enquête par l'Inspecteur Garcia, avec qui la collaboration ne sera pas de tout repos...

 

C'est un fait: la plupart des cinéastes de genre français semblent être en train de se tourner vers la comédie bas de plafond, volontairement ou non. Après David Moreau, Fred Cavayé ou Xavier Gens, c'est au tour de Rachid Bouchareb de se précipiter dans ce gouffre, avec "Le Flic de Belleville", évidente variation franchouille du film culte des années 80. Comptant sur le star power d'Omar Sy et celui tout relatif de Luis Guzman, illustre second rôle ayant bourlingué dans les hautes sphères du ciné US, cette comédie poussive et inoffensive aurait pu s'en tirer si sa mise en scène et son script mou du genou faisaient preuve d'un brin dimagination. Ce qui n'est, hélas, pas le cas. Ce qui est dommage, car un potentiel pouvait êytre exploité ici, ne serait-ce que dans la dynamique du buddy-movie convoqué de base, mais au lieu d'en tirer le meilleur, les instigateurs de la chose n'en ont tiré de quoi ravir le dénominateur commun. Et encore.

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Trente ans après avoir cotoyé les habitants de la Forêt des Rêves Bleus, Jean-Christophe est devenu un père de famille absent et un employé acharné. mais le retour soudain de Winnie, tendr eourson amateur de miel, va le ramener à une enfance perdue...

Dans une pop-culture globale qui semble a jourd'hui ne jurer que par les héros en collants et créatures de synthèses, quelques êtres venus de temps plus simples et innocents finissent parfois par être oubliés par le plus grand nombre. Pourvoyeur de nostalgie en barres, les studios Disney, en pleine période de réanimation des Madeleines de Proust, ne pouvait manquer l'occasion de donner un coup de patine à l'une de leus franchises old-school. Sous la houlette de Marc Forster, cinéaste enfin sorti du marasme de ses derniers blpockbusters catastrophiques, Winnie l'Ourson et ses compères retrouvent vie en compagnie d'un Ewan McGregor enjoué. L'histoire à beau ne rien inventer et son canevas d'enfance retrouvée usée jusqu'à la moelle, le plaisir de retrouver ces compagnons pelucheux produit son petit effet. A la fois récit d'introspection allégorique et plongée dans une Angleterre romancée, "Jean-Christophe et Winnie" ne risque pas forcément de combler le public jeune, certainement plus avide d'action, mais saura ravir le bambin qui someille encore chez certains adultes. 

afficheLeFlicdeBellevilleEn bref: Comédie molle et même souvent paresseuse, "Le Flic de Belleville" décoit à plus d'un titre, surtout de la part d'un metteur en scène immense comme Bouchareb. Ce buddy-movie qui navigue entre deux continents avaiet sur le papier de quoi séduire un minimum, mais en se contentant du minimum, ne produit que le minimum. A éviter donc.


Note: 10/20


afficheJean-Christophe&WinnieEn bref: Winnie et ses amis reviennent sur le devant de la scène dans "Jean-Christophe et Winnie", grand bol de nostalgie old-school qui s'adresse davantage aux adultes qu'aux marmots. Occasionnellement charmant, le métrage de Marc Foster à la mérite de ne pas être, à l'instar de ses derniers films, un accident industriel total. De la bonne facture. 

Note: 12/20