Oceans81

Toute juste sortie de prison, Debbie Ocean, soeur du fameux Danny Ocean, s'entoure d'une poignée de spécialistes et met sur pied un plan consistant à subtiliser un collier de diamant d'une valeur inestimable...

La grogne critique sur le reboot féminise de "Ghostbusters" ne semble pas avoir échaudé les producteurs, en témoigne l'existence de ce spin-off tardif de la saga "Ocean's Eleven", qui n'a pas moult raisons valables pour justifier son existence. Tentant de redynamiser la franchise en y apportant faste et glamour, ce qui était déjà l'apanage des opus initiaux, "Ocean's 8" y oublie par contre d'y ajouter dynamisme et maestria scénographique. Et si ce petit power fantasy au féminin peut à la limite faire illusion pour les spectateurs les moins regardants, les autres y observeront un renoncement en termes cinématographiques. Filmé tantôt comme un téléfilm au Lexomil ou comme un pastiche des films de Soderbergh, le métrage de Gary Ross se contente de peu, arrivant même à saborder le charisme de ses voleuses en talons hauts, et ne met presque aucun bâton dans les roues dans la quête de ses héroines, rendant ce heist movie aussi plat que dénué de tension. Vite vu, très vite oublié.

afficheOcean's8

En bref: Spin-off hautement dispensable à l'ennui proportionnel à son budget fastueux, "Ocean's Eleven" est à la limite regardable pour qui veut laisser son cerveau flotter pendant deux heures. Pour d'autres, ce sera un voyage vers le néant. Un heist movie prétenduement féministe, mais vraiment rasoir.


Note: 11/20