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En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s'organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Film de fin du monde prenant place au coeur de Paris, "La Nuit qui devore le monde" est la pure antithèse d'un zomblard à grand spectacle tendance "World War Z", mais il ne manque pas d'ambition pour autant. Cette ambition, celle de livrer un récit de survie psychologique, dépasse le simple cadre de l'exercice de style: en suivant le calvaire d'un humain cerné de toutes parts, dont le seul salut est l'appartement luxueux lui servant d'abri de fortune, le metteur en scène Dominique Rocher se focalise sur l'introspection de son Robinson Crusoé moderne tout en parvenant à mettre en place quelques petits morceaux de bravoure. Les quelques séquences du héros essayant de briser l'ennui couplées à des courses contre les morsures fatales donnent au film une saveur moribonde toute particulière. Dommage que malgré ses bonnes inentions et un cadre idéal pour briser les stigmates du film d'auteur, le film traîne dans certains passages. Il faut tout de même admirer l'existence d'un film dans nos contrées.

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En bref: Compromis intéressant entre film de genre et film d'auteur, "La Nuit qui a dévoré le monde" condense 50% de survival, 20% de solitude et 10% de zombie. Un film qui s'étire trop en longueur certees, mais c'est une petite victoire pour le cinéma de genre local.


Note: 13;4 /20