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Après de nombreux ébats, Christian et Ana décident enfin de s'unir par les liens sacrés du mariage. Mais ce bonheur est menacé par un individu, ressurgi du passé de Christian...

On ne sait trop comment ni pourquoi, mais le vide intersidéral que représente artistiquement "50 Shades of Grey" est devenu un film. Un film qui bien sûr, au vu du succès de la franchise, aura donné deux opus. Cette conclusion est, en toute logique, aussi aberrante que les deux épisodes précédents. Les instigateurs de la chose n'essaient plus depuis longtemps de jouer l'esbrouffe, prisonniers de ce triste navire pour encaisser un beau chèque, sans aucune prétention autre que de livrer au spectateur (et la spectatrice en émoi, pour peu qu'il en reste encore) sa dose de soap-opéra over-budgété et aux twists mous. Acteurs et techniciens donnent le minimum syndical, assurant leur quota de scènes crypto-sulfureuses et de placages musiaux insupportables. Il faut donc voir cet ultime opus comme ce qu'il est, c'est à dire une comédie involontaire, de mauvais goût mais prétendant en avoir. Heureusement que la route s'arrête ici.

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En bref: Sommet de médiocrité qui confine au mélodrame accidentellement drôle, le dernier volet de la saga "50 Shades" est le type de métrage qui devrait, dès le départ, mériter la case direct-to-vidéo. Mais parce que le sexe vend toujours, il a droit aux honneurs d'une sortie en salles. Une injustice donc, et un navet auquel il vaut mieux ne pas prêter attention.


Note: 07/20