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Les rebelles continues de tenir tête au Premier Ordre, qui continue à imposer sa suprématie. Partie retrouver le maitre Jedi Luke Skywalker afin de parachever sa formation, la jeune Rey va devoir convaincre ce dernier de les aider dans leur lutte...

Après une premier opus qui a divisé, la franchise Star Wars dévoile à ses fans de toujours et spectateurs impatients le deuxième volet de sa troisième trilogie, cette fois-ci sous l'égide de Rian Johnson, réal à la filmo modeste, à qui il incombe désormais de chapeauter une nouvelle série de films en parallèle. La mission est donc de taille, puisqu'il s'agit de reprendre l'histoire juste après un terrible cliffhanger et de tisser une trame qui dénote suffisamment, surtout après la sensation de copier/coller laissée par le film précédent. Opérer une grosse machine de la sorte avec ce que cela implique de déférence à sa mythologie et d'attentes suscitées n'est pas mince affaire, aussi reconnaitrons-nous à Johnson le mérite d'avoir su s'en tirer noblement, à défaut d'avoir produit un film extraordinaire. S'il sait monter la tension en sabotant les efforts à la fois de ses protagonistes et antagonistes, soulignant par la même la thématique de l'échec qui porte cet opus, sa réverence au matériau d'origine ne peut hélas soutenir la raideur d'un cahier des charges disneyien, qui consiste en gros à assurer le quota de blagues pour désamorcer tout pathos et appuyer la dichotomie binaire de base en brossant ses antagonistes dans la limite du ridicule. Ces quelques points noirs, tolérables selon son allégence à la fanbase, ne sauraient entraver l'appréciation d'un produit rodé mais rondement mené, dont l'ampleur épique vaut à elle seule le prix d'entrée.

 

 

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Note: le film chroniqué à été vu lors du Carrefour du Film d'animation au Forum des Images. La sortie du film sur le terriroire n'est pas assurée.


Un jeune lycéen épris d'une jeune fille aux cheveux noirs et à la descente d'alccol remarquable, se met en tête de l'aborder. Mais son parcours romantique, comme celui du charmant objet de son désir, ne sera pas sans rebondissements...


Encore une fois, c'est du côté de l'animation étrangère qu'il faut chercher les petites perles. Après avoir ravi nos mirettes avec "Lou et l'Ile aux Sirènes", film justement cournonné du Cristal du Long à Annecy, le proflique Maasaki Yuaasa, réalisateur nippon à l'oeuvre unique en son genre, frappe de nouveau, avec une oeuvre gorgée  d'un tel dynamisme de bonne humeur que son visionnage est à préscrire même aux plus blasés. Successeur spirituell de l'excellente série "The Tatami Galaxy", "Night Is Short, Walk On Girl" condense l'hystérie endiablée et le charme coloré d'un récit un brin arty mais foncièrement psychédélique. Conçu au sein du studio de Yuaasa, qui met un point d'honneur à marier animation à l'ancienne et techniques modernes, le film est, à l'image de la courte série avec laquelle il entretient une filiation directe, un terreau fertile d'expérimentations graphiques et d'amour des récits brindezingues et décousus si cher à l'auteur. A moins d'être réticent à l'idée d'un spectacle n'obésissant pas aux codes narratifs établis, difficle de faire la fine bouche devant ce qui s'impose d'emblée comme l'une des propositions les plus rafraichissantes toutes catégories confondues en cette fin d'année. Dommage que sa sortie dans nos contrées ne soit pour l'heure limitée qu'à quelques projections en festivals, donc si l'occasion se présente, courez-y!

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En bref: Solide divertissement qui décuple les enjeux de son récit mais qui commet trop souvent l'erreur de s'auto-aliéner: "Star Wars: Le Dernier Jedi" nous replonge dans l'univers de SF sans grand éclat, mais risque moins le tollé que son prédécesseur. Un opus visuellement remarquable et fortement distrayant, qui saura parler au plus grand nombre.


Note: 13/20

 

 

 


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En bref: Quart d'heure de folie douce et de poésie créative, "Night Is Short, Walk On Girl" est le type d'expérience filmique qui se doit d'être vue, ne serait-ce que pour la radicalité de sa démarche, l'exotisme de son point de vue narratif et la fraicheur de sa direction artistique. Encore un magnum opus délivré par l'équipe de Masaaki Yuasa, qui devrait définitivement convaincre les non-convertis à se procurer l'entièreté de son oeuvre. Chapeau!


Note: 15,7/20