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1967. Dans une Amérique gangrénée par les tensions raciales, la ville de Detroit est le berceau d'une nouvelle guerre civile. Ce qui devait être une soirée banale à l'Algiers Motel va se transformer en l'un des drames les plus sanglants de l'histoire de la cité...

Victime d'une controverse aussi stupide que stérile discutant la légitimité de son point de vue, ledernier film de Kathryn Bigelow après un passable "Zero Dark Thirty", entend, comme souvent chez la réal, révéiller une plaie de l'histoire américaine pour mieux la regarder en face. "Detroit" frappe par la frontalité de sa mise en scène, tout en caméra à l'épaule et en plans sérrés, qui par elle seule porte la pertinence du propos véhiculé. Un propos difficile sur les scissions ethniques au constat toujours d'actualité. Parfois didactique, parfois aussi trop frontal dans sa manière d'antagoniser les acteurs du drame, le film pousse le malaise dans certaines longueurs. Ce ne l'empêche pas d'être une oeuvre d'utilité publique.

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Conservateur d'une musée d'art contemporain, Christian prépare avec son équipe le début de "The Square", une installation spéciale pronant le retour des valeurs humaines. C'est àce moment que les évenements de sa vie et l'organisation de la chose vont prendre peu à peu une tournure dramatique...

Auréolé de la prestigieuse Palme d'Or à Cannes, le long-métrage du suédois Ruben Östlund est une oeuvre satirique à interprétation multiples, qui questionne autant qu'elle intrigue. Brocardant l'absurdité humaine, les abstractions incongrues de l'art contemporain et le fossé qui sépare chaque jour davantage les nantis des démunis, le métrage semble vouloir dire beaucoup de choses et donner un sens caché à toutes ses circonvolutions narratives. Suivant presque à la lettre les codes du cinéma d'auteur primé et adoubé par les élites, le métrage semble vouloir subvertir son cadre chic et ses cadrages fastes et travaillés avec un fond explosif, du moins en apparence. Si subversion il y'a, elle est inoffensive, ce qui laisse à penser que le cinéaste aurait pu aller plus loin dans sa démarche. L'obtention de la Palme n'est pas toujours un indicateur de qualité ou d'appréciation globale, mais ce film mérite l'attention du cinéphile curieux, ne serait-ce que pour les quelques perles d'absurdité qu'il recelle en son sein.

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En bref: Film engagé et enragé, "Detroit" e nous apprend finalement rien de nouveau sur une situation raciale tendue, mais à la mérite de poser la lumière sur un drame terrifiant qui à frappé la communauté Noire-Américaine. Un film réalisé en mode docu-fiction, dont la puissance des images et les interprétations solides valent à elle seule le coup d'oeil. Recommandé.

Note: 14/20

 

 

 

 

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En bref: "The Square" voudrait être une satire lourde de sensde notre monde moderne et de ses travers les plus absurdes, sa subversion recherchée ne fonctionne qu'à moitié. En revanche, l'absurdité de ses situations et de son intrigue couplées à un humour scandinave pince-sans-rire peuvent remporter l'adhésion. Un film bien curieux et une Palme d'Or qui mérite qu'on se questionne dessus.

Note:13,5/20