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Orphelin élevé dans une maison close, Arthur vit son destin rèvelé lorsqu'il tire Excalibur, épé de légende, du bloc de pierre qui le retenait. Reconnu par la lame comme l'héritier du trône, il va devoir s'opposer au régent Vortigern...

Après avoir dépoussièré Sherlock Holmes, Guy Ritchie s'attaque à un autre mythe anglo-saxon, en l'occurence, celui du Roi Arthur et des membres de sa Table Ronde, auquels il consacre un film bien secoué, mais extrèmement lacunaire. Avec un casting de têtes sorties du tube cathodique et un budget conséquent, l'auteur plaque ses tics visuels et ses élans narratifs de film de gangster à un récit d'héroic-fantasy, jusqu'à friser l'exercice d'auto-citation et la cinématique hyperactive de jeu vidéo. On aurait aimé que cette énergie et cette volonté de secouer le genre s'accompagne d'un vrai travail sur le rythme, car le montage clippesque et l'enchainement des séquences se font au détriment de tout impact émotionnel. Ritchie à beau piquer dans de bien meilleures influences et tenter de signer quelques plans iconiques par-ci-par-là, rien n'y fait: son entreprise de dépouissièrage demeure stérile. Pas très royal, tout ça.

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En bref: A grands renforts d'afféteries visuelles et de narration éclatée, Guy Ritchie tente de moderniser la légende du Roi Arthur. Hélas, l'émotion et l'adhésion sont étouffés sur l'autel d'un spectacle gonflé aux stéroides et aux effets visuels, mais rythmé hasardeusement. On à l'impression d'assister à un clip très long de deux heures, déjà daté avant d'être sorti.

Note:12/20