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Dans la petite ville tranquille d'Angel Grove, cinq ados que tout sépare vont se retrouver dotés de super-pouvoirs après avoir mis la main sur d'étranges cristaux...

Avec "Ghost In The Shell", "Power Rangers" est le deuxième projet sorti récemment qui exploite le filon juteux de la pop-culture nippone, en l'occurence celui du "super sentai", aventures de héros en costumes bariolés sauvant le monde de créatures au designs extravagants. A contrario du métrage de Rupert Sanders, faussement intelligent mais vraiment barbant, celui de Dean Isrealite, auteur du déjà bien rigolo "Projet Almanac", semble être son opposé total. Forcément, en prenant pour base la série phare des années 90, qui n'était d'ailleurs qu'une version batarde du concept de sentai, il ne fallait s'attendre ni à un sommet de finesse ni à une quelconque révolution. Embrassant sa crétinerie avec délice, le portant carrément en étendard lors d'un final absolument mégalomane, ce blockbuster allumé carburant autant à l'hormone qu'au clichés antédliuviens parvient au moins à nous arracher quelques fous rires, à défaut de susciter intêret et empathie pour son casting d'outsiders trop mignons pour convaincre. Et dans ce gloubiboulga parfois très laid, qui pompe sans vergogne "Transformers" ou "Pacific Rim", on ne s'étonne plus; on assiste juste abasourdi au cabotinage intempestif, à un humour bas de plafond et au déploiement de tout l'attirail fantasmatique qui caractérisait la série. En somme, un quart d'heure pas désagréable pour tous les mélancoliques de la génération MTV, et une bonne barre de rires pour ceux qui désepèrent de l'état moribond du blockbuster moderne.

affichePowerRangers

En bref: Grand délire qui comblera l'âme des nostlagiques des années 90, nanar force 5 en devenir, "Power Rangers" confirme encore une fois que du concept suranné en passant par le recyclage douteux, rien n'est trop fou pour l'industrie hollywoodienne, tant que ça peut lui permettre d'imprimer du billet. Cela n'empêche pas de bien rire devant ce film totalement inconscient, mais fier de l'être.

Note: 12,5/20