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Jack, ado féru de jeux en ligne, se retrouve embringué dans une drôle d'histoire le jour où il rapporte un artefact ancien d'une boutique chinoise. De cet objet sortent deux individus venus d'un autre temps, une princesse et son protecteur, à la recherche du chevalier qui pourra sauver leur royaume...

Drôle de curiosité qu'est ce "Warriors Gate" dans l'agenda ciné actuel. Et pour cause: produit et co-écrit par Luc Besson avec l'aide de son camarade de plume Robert Mark Kamen, cette production franco-chinoise passe pourtant sous tous les radars, avec distribution sur une poignée de salles et une communication quasi-inexistante. Inattendu de la part d'EuropaCorp. Peut-être que des projos tests peu favorables ont eu raison de la confiance des producteurs; on ne leur jettera pas la pierre au vu du résultat, aussi anachronique que risible. Parce qu'en terme de film pour jeunes, "The Warriors Gate" se pose en monument de rigolade involontaire, réminsécent dans sa structure comme dans ses gimmicks des films familiaux des années 90. Et pourtant, on sent poindre l'envie roublarde de surfer sur le film d'aventure en essayant de plaire au public international. Le problème, c'est qu'outre des défauts de fabrication probablement dus à un budget tronqué, la recette du film, antédiluvienne, ne fait qu'empiler poncifs après poncifs, le faisant plus ressembler à un cahier des charges du genre plutôt qu'à une vraie envie d'insuffler une nouvelle vague. Try Again?

afficheTheWarriorsGate

En bref: Poilade involontaire qui à tout du DTV arrivé on ne sait trop comment dans les salles, "The Warriors Gate" est une anomalie, construite en principe pour marcher selon le modèle économique actuel, mais dont les ressorts datent d'il y'a vingt ans. C'est regardable et rappelle occasionnellement les meilleurs films du genre, mais rien de plus. Ce n'est plus un voyage dans un autre univers, c'est un voyage dans le temps.

En bref: 11/20