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Il existerait une vidéo dont le visonnage provoque la mort de quiconque la regarde sept jours plus tard. De jeuens individus ne vont pas tarder à confirmer la véracité de cette légende urbaine...


Sans surprise, les studios continuent à racler les fonds de tiroir, il s'agit ici en l'occurence de fonds de puits. Après avoir vampirisé la vague des films horrifiques nippons durant la dernière décade, les opportunistes producteurs des premières adptations ricaines de "Ring" ont cru bon de nous grtaifier d'un reboot (ou nouvel épisode, au choix). "Rings" n'entend bien évidemment pas révolutionner l'épouvante, ni même flanquer une trouille bleue aux ados en manque de frissons. L'indigence dont il fait preuve tant au niveau scénaristique que visuel à vite fait de nous plonger davantage dans la torpeur dque dans l'effroi. Car en plus d'auto-saborder les minces louches de bonnes idées qu'il comptait, le métrage accuse une pauvreté à tous les départements, des comédiens en passant par la mise en scène d'une hallucinnate platitude. Ironiquement, la seule rescapée de ce naufrage est la vidéo maudite elle-même, petite pièce de surréalisme morbide qui demeure la seule réussite artistique de cette mélasse.

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Revenus d'Irak après avoir accompli un acte héroïque, le jeune soldat Billy Lynn et ses compagnons de la section Bravo doivent monter sur la scène d'un stade de foot, paradant pour la fierté nationale...


Four monumental aux States, "Billy Lynn's Long Halftile Walk" arrive chez nous sur une poignée de copies et précédé d'un mauvais buzz. Difficile à croire lorsque l'on connait la carrière de son oscarisé metteur en scène Ang Lee, et de sa déicison de tourner le film en 120 images par secondes. En voyant le film, qui semble être à l'oeil d'un spectateur peu attentif un véhicule à la gloire de la bannière étoilée, on comprend vite pourquoi il s'est attiré les foudres d'un public qu'on devine conservateur. Le film suit le chemin psychologique de son personnage principal, qui durant le fameux quart-temps du titre original, va s'interroger sur son avenir, tiraillé entre l'appel du devoir et l'impact de la guerre vécue sur le terrain. Raconté à coups de flashbacks, le récit crée un contraste violent en juxtaposant séquences traumatiques avec la parade déployée en l'honneur des soldats. Un contraste qui ne fait qu'appuyer plus clairement l'intention quasi-satirique du métrage, dont le propos subversif qu'il sous-tend ne joue effectivement pas toujours en sa faveur. Mais pour qui saura regarder au-delà de cette fausse débauche pro-americaniste, et y voir le pamphlet anti-guerre qu'il est vraiment, l'expérience, à l'instar de celle vécue par son protagonsite, sera aussi douleurese qu'éclairante.

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En bref: Acteurs mous du genou, mise en scène sans éclat, script qui sabote ses bribes de bonnes idées: "Rings" auraient pu à la limite être le petit plaisir coupable regardable s'il avait un tant soit peu exploité son sujet horrifique, ce qui n'est pas le cas. Une énième tentative de prendre la cinéphile pas trop regardant pour un pigeon. A fuir.

Note: 09/20

 

 

 

afficheBillyLynn'sLongHalftimeWalk

En bref: "Un jour dans la vie de Billy Lynn" à beau avoir planté au box-office ricain, le film à droit à une chance sur nos écrans. Drame psychologique qui tente au moins de boueleverser nos attentes filmiques, le nouveau long de Ang Lee est une oeuvre intéressante à plus d'un titre, qui derrière son vernis de glorification, distille un questionnement sur l'Amérique et sa vitrine de fantasmes. Ambigu, parfois peu concis certes, mais le film amène à la réflexion. Une des très bonnes surprises de l'année, qui hélas, passera inaperçue.

Note: 14,8/20