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En pleine Seconde Guerre Mondiale, deux frères juifs vont devoir traverser la France, afin d'échapper à l'oppression de l'occupant allemand...

Tiré du roman autobiographique de Joseph Joffo, "Un Sac de Billes" ne se démarque pas tant que cela de nombreux autres films du genre, relatant la fin de la Seconde Guerre Mondiale et les heures sombres de la Collaboration. Bien que le choix de relater les affres de la Guerre sous le prisme du regard de pré-ados soit intéressant, le classicisme de la mise en scène et sa propension à tirer le corde dramatique ne risquent pas de plaire à tous. Reste une petite galerie de caméeos qui ont de quoi faire lever le sourcil au premier abord et quelques scènes efficaces, qui ne rechignent pas à dépeindre la brutalité de la période.

Passengers1

Un énorme vaisseau contenant à son bord cinq mille passagers traverse l'espace en direction d'une une nouvelel colonie. Lorsque le module de stase d'un des passagers s'ouvre avant l'heure prévue, les choses se gâtent. Jim Preston, réveillé malgré lui, se retrouve seul dans un vaisseau qui n'arivera à destination que dans quatre-vingt dix ans...

Avec son pitch angoissant à souhait, "Passengers" à tout pour être le type de film abordant autant les angoisses existentielles universelles que notre rapport à l'infiniment grand. Cette peur du néant et de l'inéluctabilité d'un pareil scénario catastrophe, le film le retranscrit admirablement durant ses deux premiers tiers, où l'on suit, captivé, les errances d'un Chris Pratt aux prises avec une solitude moribonde, jusqu'à ce que le personnage de Jennifer Lawrence vienne le tirer de sa détresse. Astucieux et même plutôt pervers, le film nous embarque sans peine dans cette situation grave, mais pas désespérée. Dommage alors qu'un troisième acte lénifiant et poussif vienne saborder de si belles promesses. Malgré tout, "Passengers" reste une proposition de SF très chouette, qui mise tout sur ses deux comédiens et une prod design remarquable. C'est déjà un pas vers la bonne direction.

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Ned, père de famille droit et strict, doit se heurter au nouveau petit copain de sa fille, qui n'est autre que le patron milliardaire d'une compagnie de jeux vidéo. Entre Ned et Laird, l'heureux élu, les relations vont être tendues...

La comédie "R-Rated" (interdite aux mineurs de moins de 17 ans aux States) est un genre prisé aujourd'hui, dù non seulement à son rapport coût-recette, mais aussi à sa capacité à miser sur l'outrance et le conflit pour rameuter les audiences. Nouveau-né de cette mode qui n'est pas prête de redesecendre: "Why Him?" (retitré "The Boyfriend" sous nos latitudes), où Bryan Cranston joue les papas inquiets face à un James Franco à l'aise dans un rôle de mogul décontracté. Comme toujours avec ce type de films, l'excuse est donnée pour donner dans l'outrance, le language grossier et les références sexuelles à gogo: avis donc au public visé. Les autres, s'ils sont peu friands de la recette, peuvent zapper le visionnage: au-delà de quelques caméos et scènes comiques au bon timing, pas de quoi de froisser une zygomatique. 

afficheUnSacdeBilles

En bref: "Un Sac de Billes" n'est clairement pas le haut du panier dans le genre, mais ce biopic filmé, classique mais de bonne facture, contient quelques bonnes scènes. Du travail bien fait, mais rien de mémorable.

Note: 13/20

 

 

 

 

 

affichePassengers

En bref: Drame humain au pitch diaboliquement monstreux et beau à regarder, "Passengers" aurait pu être un petit chef-d'oeuvre si ce n'était pour son recours aux conventions hollywoodiennes qui viennent entacher un début prometteur. Pas de quoi jeter tout aux orties, le film étant un très bon quart d'heure de SF intimiste et occasionnellement malin. Sympa!

Note: 13,7/20

 

 

 

afficheWhyHim

En bref: Conflit de générations bourré d'entrain, "The Boyfriend" condense à peu près tout ce que la comédie potache ricaine produit de meilleur, sans grand génie. L'enthousiasme des comédiens et l'avalanche de réparties font le boulot, mais au-delà de ça, rien de bien mémorable. Bien pour un quart d'heure de petite folie.

Note:13/20