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Présentateur de l'émission d'entertainment économique "Money Monster", Lee Gates va passer la pire journée de sa carrière lorsqu'un jeune homme ayant tout perdu dans une affaire de fonds disparus prend en otage l'émission. Bien décidé à exprimer sa colère contre le système, l'insurgé compte bien emporter le plus possible de gens avec lui, avec Gates et son équipe  en première ligne...

Si un film ambitionne d'ancrer son sujet dans l'actualité brulante tout en pointant du doigt des travers qui sont acquis par tous, autant qu'il le fasse avec rythme, tension et humour. Et c'est ce pari que réussit adroitement "Money Monster", thriller nerveux et prenant mené par une Jodie Foster aussi douée derrière la caméra que devant. Ecrit avec une roublardise fine et un sens de la répartie cinglante, ce huit-clos vitriolique détourne le concept de l'émission ricaine "Mad Money" de Jim Cramer, avec une volonté similiare de rentrer dans le lard de tout ce qui bouge, des médias avides de buzz et passant par la corruption des nantis. Et si le sémillant George Clooney, encore une fois idéal dans ce rôle du salaud beau gosse, est une raison suffisante pour payer le ticket d'entrée, le reste du casting fait aussi des étincelles, dans ce qui est probablement l'un des bonnes suprises ciné de l'année. Quand à savoir s'il peut tacler ses modèles, tel le "Network" de Sidney Lumet, seul l'avenir nous le dira.

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Révéillé de son sommeil millénaire, En-Sabah Nur, mutant le plus puisssant de la création revient pour asseoir sa domination. Seul le Professeur Charles Xavier et ses élèves surdoués sont en mesure d'enrayer une éventuelle fni du monde...

Depuis plus de quinze ans, les mutants moulés de cuir et leur grand manitou chauve mais chouette squattent nos écrans, ces derniers ayant inauguré l'age d'or du film super-héroïque au début des années 2000. Si cette époque fit au départ le bonheur des audiences geek, elle tend aujourd'hui, malgré son succès commercial, à lasser un public vite dépassé par cette boulimie de cape et latex. Cette nouvelle du "superhero fatigue" n'est pas tombée das l'oreille d'un sourd, puisque la Fox, pourtant habituée aux bourdes, à décidé cette anné, de nous gratifier de deux Marvel satisfaisants; avec d'un côté le "Deadpool", exploseur de crânes et de box-office, et de l'autre ce "X-Men Apocalypse", qui confirme la saga éponyme est toujours en bonne santé. Réal qui s'est engouffré dans la brêche pour ne plus trop en sortir, Bryan Singer à visiblement eu autant d'enthousiasme à la tâche que son comparse Matthew Vaughn avait en faisant "First Class". Désormais vèteran du genre, Singer livre, après un "Days Of Future Past" déjà bien secoué, un opus décoiffant qui assume davantage l'héritage de son matériau d'origine: plus tragique, plus dantesque, plus kitch aussi parfois. Il ne lésine pas à surligner le pathos ou le grandiose de ses scènes de destruction. Et comme à chaque film, nous laisse avec le sentiment que la prochaine fournée sera encore plus chargée. Certes, on ne boude pas son plaisir le temps de la séance, mais reste à se demander quand viendra finalement l'indigestion.

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En bref: Film faussement contestataire mais vraiment jouissif, "Money Monster" se sert d'un canevas peu usité pour dérouler un huit-clos dopé à la grogne sociale et à l'humour noir. Un film en accord avec son époque donc, et qui dénote dans une atmosphère de political correctness étouffante. A voir dès que possible!

Note: 15,8/20

 

 

 

 

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En bref: "X-Men Apocalypse" vient redonner un coup de jus à la saga Marvel, qui malgré ses quelques erreurs de parcours, demeure l'une des plus consistantes dans le domaine. Désireux de traduire les aspects les plus sérieux comme les plus grandiloquants de sa mythologie, le métrage nous gratifie de quelques séquences d'anthologie qui ne manqueront pas de gâter la rétine des amateurs de comic books.

Note: 14,6/20