SW71

Dans une galaxie lointaine, les forces rebelles luttent contre la relève de l'Empire. Dans cette nouvelle bataille surgissent des héros en devenir et ceux du passé, unis par les liens inextricables de la Force...

Ce n'est pas qu'un film, c'est plus qu'un rouleau-compresseur médiatique, c'est un évenement. Un rendez-vous attendu par les fans de la première heure et les cinéphiles de tout poils. Le retour d'une institution culturelle si énorme que vouloir la manquer est presque en soi un signe de contestation. La patience et le tintamarre en valaient-ils la peine? Oui et non. Oui, car forcément, découvrir la nouvelle mouture d'un monument de pop-culture suscite l'enthousiasme ou la curiosité, et que ce septième opus, respectueux de son univers, est un spectacle généreux et follement réjouissant n'hésitant pas à aligner les séquences dantesques, tout en réunissant deux générations pour unpassage de flambeau symbolique. Et non, parce que malgré la promesse d'une refonte de cette cosmogonie énorme et les prouesses techniques de la chose, ce film demeure prévisible et un tantinet suranné, comme trop content de récupérer les élements narratifs  des opus précedents pour composer sa trame. Si la nouveauté n'est pas le maître mot de cette entreprise, le spectateur au moins est sûr de jubiler en replongeant dans ce space-opéra séminal, d'admirer ses quelques touches old-school et ses glorieuses pépites de fanservice. Après avoir recyclé Roddenberry et été adoubé par Spielberg, Abrams est au top de sa nerd cred, et cela se sent dans sa mise en scène plus enelvée et dynamique que de coutume. La Force sera-elle toujours au rendez-vous pour la suite? Wait and see.

afficheStarWarsTheForceAwakens

En bref: Cet épisode 7 de la saga Star Wars ne réserve pas de surprises immenses, recycle moult élements de sa dense mythologie pour offrir un début de trilogie explosif, aux intentions prometteuses et aux séquenes forcément impressionantes. Gageons que la suite sache creuser davantage le sillon de son schéma basique et se démarque plus encore de la prélogie et de la saga originelle.

Note: 14,5/20