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2022: Pour endiguer la montée de la violence et de la pauvreté, le gouvernement a adopté une motion visant à rendre le crime légal pour une nuit: la Purge. Au cours d'une de ces nuit, la famille Sandin, ordinaire famille de banlieue aisée, va vite plongée dans une spirale infernale de violence...

Aujourd'hui on vend plus les films sur les noms de leurs producteurs que de leurs artisants. Voici peut-etre l'exception à la règle: alors qu'il cite Jason Blum et Michael Bay comme producteurs, respectivement de films d'épouvantes fauchés pour l'un et de remakes de slashers opportunistes pour l'autre, "The Purge" (grossièrement rebaptisé "American Nightmare" sous nos latitudes, comme si nous n'avions pas assez de films nommés "American" dans les catalogues") à été vendu grace à son pitch destructeur: légitimer la barbarie humaine pour calmer les tensions dans un futur proche. La critique sociale, fustigant gouffres entre les différentes classes sociales, besoins consuméristes crées sans cesse par les résidents de "suburbs", est évidente, mais peine à trouver ici un réel impact, faute à une mise en scène laborieuse de la part du réalisateur/ scénariste James DeMonaco, qui sans manquer de tension, traine en longeur par moments, à grands coups de gros plans et shaky-cam, et surtout à cause d'un script qui ne permet pas au pitch monstreux d'exposer toutes les facettes de son postulat. Si quelques scènes intéressantes subsistent, dépeignant la survie d'une famille livrée à elle-meme et obligée de renoncer à ses principes, le cadre général du métrage, restreint à un cadre serré, donne plus dans le revenge-movie soft que dans le pur récit d'anticipation. Gageons qu'une suite ou un autre effort dans le genre viennent dans un futur proche, sonder davantage, outre les malaises d'une nation qui s'entredévore, la perspective d'un avenir où la violence humaine règle tous les maux.

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Quatre prestidigitateurs surdoués, se faisant appeller "Les Quatre Cavaliers", ont uni leurs forces pour grimper l'échelle de la gloire, jusqu'à arriver à Las vegas, où ils présentent leur dernier spectacle sensationnel. le clou du spectacle: un braquage de banque en live. Ce qui démarre une chasse au magicien par des forces de l'ordre convaincues d'avoir affaire à des forains émules de "Robin des Bois"...

La bonne surprise de l'été qu'on ne voyait pas forcément venir (peut-etre d'où le titre VO: "Now You See Me"), c'est le dernier blockbuster signé Louis Leterrier, qui orchestre un nouveau gros film après les succès de "L'Incroyable Hulk" et "Le Choc des Titans". Au programme: courses-poursuites endiablées, numéros de magie de haut vol et personnages attachants lancés dans une partie de chat et de la souris entre l'Amérique et la France. Si on pouvait craindre à un mélange entre "Ocean's Eleven" et "Le Prestige", on peut souffler: l'ensemble se distingue par un ton volontairement léger, un rapport de sympathie crée immédiatement par ses protagonistes et une intrigue faussement alambiquée, qui joue la carte des faux tiroirs pour nous mener par la baguette jusqu'à la révélation finale. Le film s'appuie sur la distraction comme élement de base du tour de magie, et ca marche, car une fois pris dans cette virée à 100 à l'heure, on ne voit presque pas venir les twists d'un scénario aussi roublard que ses magiciens vedettes. Shazam!

afficheThePurgeEn bref: "American Nightmare" est un huis-clos claustrophobe mélant anticipation hardcore avec plus ou moins de bonheur, qui n'exploite hélas pas au maximum les possibilités d'un pitch hautement prometteur et sadique. Esquissant les facettes d'un concept pervers, le film se focalise sur la bataille nocturne d'une famille livrée à la jungle des banlieues, renvoyant l'ensemble vers des terrains plus balisés. Reste tout de meme un effort acceptable dans le domaine. A recommander donc en priorité aux curieux et fans du genre.

En bref: 14,7/20

 

 

afficheNowYouSeeMeEn bref: "Insaississables" est un gros film d'action bien rythmé, sympathique et ludique, mené par un casting de folie et servi par des moyens impressionants. A défaut de réinventer le thriller, le fim s'amuse des codes avec entrain et nous sert une dose de fun décomplexée réussie.

Note: 15,2/20