WWZ

A bord de leur monospace, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincé dans un embouteillage monstre en Philadelphie. Et avant que l'on ne puisse s'en rendre compte, le chaos éclate. Un virus d'origine inconnue se propage et transforme les contaminés en zombies. Condamné à quitter le pays pour survivre aux massacres, Lane laisse sa famille et repart sur le front, pour découvrir l'origine de la pandémie...

Disons-le tout de suite, "World War Z", est une décéption. Grosse production tristement concue pour surfer sur la vague du mort-vivant, le film de Marc Forster est, à l'image de son très moyen "Quantum of Solace", une erreur de parcours dans une filmo pourtant respectable. Au vu du matériau d'origine, le best-seller de Max Brooks, on aurait pu s'attendre à un film spectaculaire et à la limite dramatiquement prenant. Seulement, cette quasi-catastrophe industrielle se casse la figure à plusieurs niveaux. Pourtant écrit à huit mains, le scénario verse dans des sommets de betise lorsque qu'il essaie de convoquer l'intelligence de son concept et les quelques bonnes idées de survie, faisant commettre à ses personnages secondaires des bourdes impayables, comme pour démontrer la véracité de la séléction naturelle. Ca aurait pu donner un air de crédibilité à l'ensemble, mais dans le cadre d'un gros film à la mécanique rodée, ca frise le ridicule. Et le total manque d'investissement émotionnel, tare number one du film apocalyptique, paralyse les plans et achève de désolidariser le spectateur de la suite des évenements, le film n'étant conduit que par des personnages-fonctions aux réactions assez factices. Il y'a une lecon à tirer de tout ca: changer véritablement les codes du film de fin du monde, et surtout, arreter de faire des films de zombies PG-13, ca commence à devenir ringard.

afficheWorldWarZEn bref: "World War Z", en terme de blockbuster contemporain, est impressionant par intermittences, mais manque cruellement d'ame et d'un fond interessant. Un film de zombies tout public avec des idées potientiellement ravageuses, qui sont noyées dans un maelstrom de maladresses scénaristiques, et qui ne suscite l'interet que pour quelques bonnes idées et scènes apocalyptiques. Et encore. 


Note: 12,3/20