Critique ciné: "The Dark Knight Rises"

Huit ans après avoir disparu, et portant le blame de la mort du procureur et héros du peuple Harvey Dent, Bruce Wayne alias Batman sort de son isolement pour remettre la cape. Une menace d'envergure plane sur Gotham. A la tete d'une milice de brigands, Bane; terrifiant terroriste masqué, espère bien faire plier le Chevalier Noir et détruire sa ville...
Après des mois de trépignements, l'attente des cinéphiles de tous poils est enfin récompensée. La saga Batman, initiée en 2005, s'achève de manière aussi épique qu'elle à débutée. Enterrant littéralement six pieds sous terre les frasques colorées sigées Joel Schumacher (et par la meme occasion, le navrant "CatWoman" de Pitof), Batman revu par Nolan n'a pas seulement redoré le blason de la franchise en terrible désuétude, mais à aussi donné un gros coup de pied dans la fourmillière hollywoodienne. Le cinéaste britannique nous aura offert un magnifique exemple de blockbuster comme on aimerait en voir plus souvent; où l'action spectaculaire ne prend jamais le pas sur le cheminement de ses protagonistes, qui porte une emphase sur les symboliques de sa mythologie tout en la réinventant, et dont les thématiques abordées sont toujours terriblement d'actualité. Considéré parfois à juste titre comme une grande remise en cause des sociètes occidentales, les films ne nourrissent, tel le héros vetu de noir, des peurs collectives de nos civilisations pour en faire des armes de terreur. Et quoi de mieux pour ce dernier épisode, fin en apothéose, que d'envoyer nos certitudes valdinguer positivement en éclats, en nous présentant un Batman affaibli, non préparé contre un ennemi colossal et une rimbambelle de catastrophes ayant l'air toutes aussi insurmontables les unes que les autres. Si le film ne décolle pas du modèle des opus précédents, il demeure tout de meme un sacré morceau de bravoure, combinant sequences d'action brutales avec ambiance fin du monde, et la résistance des personnages charismatiques et utiles, tous ayant un role à jouer dans cette funeste pièce. Et nous suprend encore en fermant la boucle de cette histoire et imbriquant des élements des épisodes précédents, le tout formant une trilogie bien pensée et huilée depuis le départ. Si la saga Batman prend bien fin ici, gageons que Nolan n'en a pas encore fini de déconstruire le héros en costume pour notre plaisir: le savoir producteur et co-scénariste du futur "Superman, "Man Of Steel", nous promet déjà beaucoup de bonnes choses.
En bref: "The Dark Knight Rises" continue dans la droite lignée de ses prédécesseurs, et offre une fin véritablement travaillée, prenante et épique à la croisade du Caped Crusader. Le succès aux box-office est assuré et la boucle est enfin bouclée, ce qui n'empeche pas le film d'impressionner constamment, promettant d'en mettre plein la vue au public, aficionados ou néophyte, sans tout sacrifier sur l'autel du spectaculaire. Impressionant.
Note: 16,5/20
Commentaires sur Critique ciné: "The Dark Knight Rises"
- Meme si je trouve l'histoire pas aussi précise que les précédents, je me suis laisssé totalement emporté par le film, une conclusion on ne peut plus logique, une cohérence avec les précedents films admirable, de l'action, Bane un méchants vraiment impressionnant, la première baston m'a scotché, puis de l'émotion a haute dose

Génial, c'est tout, j'ai été ravis













Par contre, quelques reproches à faire : parfois trop de musique, une Selina Kyle dont le passé est très très peu esquissé, et un montage qui s'affole parfois dans les premières 30 minutes.